Habitation type
Au nord des Buamburi vivent les Ababua et les Mabode, chez lesquels on ne retrouve pas les huttes en forme de clocher des tribus riveraines. Leurs maisons sont carrées, dit-on, avec des toits à pignon, des parois soigneusement plâtrées et des vérandas d'argile contre la façade.
Stanley, Dans les Ténèbres de l'Afrique. Paris, I (1890), 154.
Cf. dé la Kethulle, Bull. Soc. R. B. Gêogr., XIX (1895), 398. — Meyer, Ges. Erdh. Berlin (Verh.), XVI (1889), 212. — Wildeman, Miss. Belges Comp. J., VI (1904), 186.
Les habitations sont de forme conique; celles des riverains de l'Aruwimi diffèrent un peu en ce sens qu'elles sont construites sur socle et plus élevées ; aux maisons des gens de l'intérieur, le socle est remplacé par un mur en terre d'environ 80 centimètres de haut.
Nahan (Lt), Belg. Colon., IV (1898), 559a.
Weiter nordlich (von den Bakuti) sollen rechteckigen Hûtten von den Mabode und Ababua gebaut werden.
Ratzel, Peterm. Mitt., XXXVI (1890), 2916.
Autour fîlbembo. — Les huttes sont cylindriques avec murs en pisé maintenus par une charpente de pieux enfoncés en terre; ces murs ont 20 centimètres d'épaisseur.
Les huttes possèdent deux ouvertures de 70 centimètres de largeur, diamétralement opposées qui constituent les portes. Le toit conique est formé d'une charpente de baguettes réunies au sommet; le tout est recouvert de feuillages.
Nys, Chez les Abarambos. Anvers (1896), 48.
Les toits pour abris sont ici fort curieux; les indigènes enlèvent d'une seule pièce, sur une hauteur de 1 m. 50, l'écorce d'un tronc de figuier, la déroulent et l'assujettissent sur les 4 piquets au moyen de lianes.
Nys, Chez les Abarambos. Anvers (1896), 52.
Ababua. Congo. B, 41.
Les indigènes proprement dits, que les soldats et les ouvriers au service de l'Etat, conscients de leur dignité, appellent avec dédain Basenge, habitent ordinairement de petites cabanes de forme ovale ou ronde, d'une hauteur de lm.-50. Les bourrasques et les trombes ont ainsi moins de prise sur elles et ne les emportent pas 100 mètres plus loin. Nous avons eu l'occasion de faire la connaissance de ces sortes de tempêtes: les missionnaires et tous les travailleurs durent se cramponner de toutes leurs forces au toit de la véranda pour empêcher qu'il ne fut emporté.
La cabane recouverte de feuilles, nommé " n'dako „ est bâtie avec une sorte d'argile; sous les rayons du soleil tropical, ses parois deviennent d'une résistance à toute épreuve. Les anciens soldats et employés de l'État, se croyant d'une nature supérieure, se construisent des habitations plus élevées, plus belles et mieux établies, semblables à celles des blancs. A la construction de leur habitation, on remarque aisément dans quelle contrée ils ont été employés. Hoof (Mgr Van), Monv. Antiesduv., XIV (1902), 134.
Les travaux de construction des huttes sont laissés aux hommes. La hutte Ababua est de forme cylindrique avec un toit conique, faite de bois, de lianes, de feuilles et de terre; elle lui sert de lieu de repos pendant la nuit et de remise pour les objets qu'il possède. L'homme construit lui-même sa hutte; l'emplacement étant choisi, il y plante un pieu qui signale le centre, puis à l'aide d'une liane il décrit autour de ce pieu une circonférence généralement de lm70 de rayon; sur cette circonférence, à 20 centimètres de distance les uns des autres, il place des petits jalons indicateurs. L'homme creuse des trous là où se trouvent les jalons et il fixe dans ces trous, en les soutenant à l'aide de terre, les bois placés verticalement qui soutiendront le toit et maintiendront la terre du mur circulaire. La partie supérieure de ces bois est taillée de telle façon qu'une forte liane pourra y être attachée et assembler ainsi en une circonférence tous ces pieux. Au centre de la hutte est planté un tronc d'arbre qui s'élève aussi haut que le toit s'élèvera. Au pied de ce tronc est amassé par l'homme, et souvent par des enfants, en un tas, de la terre qui servira à remplir les
B. — Vie matérielle.
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interstices entre les bois verticaux et aussi à élever le sol de la hutte d'environ 20 centimètres au-dessus du niveau de l'extérieur. La charpente du toit est formée d'une espèce d'herbe, dite, u Sosombo, „ grosse de % centimètres et très résistante, attachée d'une part au tronc central et d'autre part au bord du cylindre formé par les bois verticaux, mais à la partie inférieure légèrement relevée de façon à former gouttière. Le sommet est alors rendu plus solide par un ouvrage de vannerie en lianes et le reste de la charpente du toit est assemblé par des cercles en liane de plus en plus grands à mesure qu'on descend vers le bas. Pendant ce temps les femmes sont allées cueillir des feuilles dits * Lingugu „ qui serviront à tapisser le toit en commençant par la gouttière; une entaille faite dans la tige permet de les fixer à la charpente. Des branches de " Ligodon „ se placent alors pardessus la couche de feuilles Lingugu, toujours en commençant par le bas. Les feuilles de ces branches durcissent en vieillissant et résistent très bien aux attaques des insectes. Le toit étant terminé, des bois sont placés verticalement sur celui-ci pour maintenir le tout en place en cas de vent violent. Le tas de terre placé au centre sert, mélangé à du sable, à faire un mortier qui remplira les interstices entre les bois verticaux et fermera la hutte. Cette terre sert aussi à surélever le sol de la hutte de 20 centimètres au-dessus du niveau du terrain. Une porte, quelquefois deux ou trois, sont ménagées dans le pourtour en laissant un, deux ou trois
Abdbua. Congo. B, 41.
interstices, sans être rempli. La nuit, la porte est fermée au moyen d'une cloison de bois.
Deux photographies de village Ababua reproduites par le Dr Védy, pp. 267 et 287, nous montrent les maisons rectangulaires, sans étage et à toit fortement incliné.
L'habitation des Ababua varie avec la région habitée. Chez les Ababua proprement dits, on rencontre le plus souvent des maisons carrées ou rectangulaires, formées de murs épais en pisé, soutenus par de forts pieux plantés en terre, de lm50 de haut environ, soutenant un toit de feuilles. Une porte étroite y donne accès et, fort souvent, une seconde ouverture vis-à-vis de la première permet de sortir derrière l'habitation. Il n'existe pas de fenêtres. Ces deux ouvertures sont fermées par quelques planches reliées par des lianes. Moins souvent les Ababua ont des huttes rondes en pisé. Les Ba- Ieu n'ont, au contraire, que la hutte ronde à toit conique, mais chez eux le mur de pisé est fort souvent remplacé par une lame d'écorce de l mètre à lm20 de large environ sur 7 ou 8 mètres de long qui forme à elle seule toute la partie cylindrique de l'habitation.
Védy, Bull. Soc. R. B. Géogr.. XXVIII (1904), 195-196.
Partout, sur les rives de l'Uelé, de Bomokandi à Djabbir, les huttes ont la forme de ruches.
de la Kethulle, Bull. Soc. B. B. Gêogr., XIX (1895), 398.
Les constructions sont très bien soignées. Les habitations sont généralement rectangulaires; il y a souvent deux ouvertures, l'une pour l'entrée et l'autre pour la fuite dans la forêt en cas d'alerte. L'intétérieur d'une case est assez remarquable ; les endroits réservés aux chefs et aux femmes sont surélevés et en terre battue ; ils sont limités par de grosses pièces de bois peintes en rouge. Le toit est fait avec beaucoup de soin; les indigènes se servent de roseaux très légers fixés les uns aux autres par des baguettes horizontales et de légères fibres végétales. Des feuilles recouvrent cette carcasse très légère. Au-dessus du toit, des pièces de bois qui se croisent fixent le tout. Ces habitations sont assez confortables et l'Européen préfère y passer la nuit que de loger sous la tente. Le pisé est particulièrement bien soigné ainsi que l'aire intérieure. Outre les cases particulières des indigènes
ABABUA
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chaque village possède généralement une grande case située aux extrémités du village, de façon à voir très facilement les arrivants. Cette case a parfois 10 mètres sur 4, parfois plus; là se tient le chef et ses sujets qui n'ont rien à faire. Une sentinelle y veille jour et nuit.
Bauw (De), Belg. Col., VII (1901), 64.
La hutte pour un ou deux ménages est de forme ronde, carrée ou rectangulaire, d'un diamètre de 3 ou 4 mètres à la base. Le mur en pisé a lm25 de hauteur. Le toit est en forme de cône couvert de feuilles ou de chaume; le sommet atteint 3 à 4 mètres.
Verstraeten, Belg. Col., II (1896), 518.
Tous les Ababua ont des ruches rondes, sans fenêtres, avec deux portes, l'une y donnant accès, l'autre permettant de sortir par derrière. L'Ababua construit sa hutte là où l'endroit lui paraît convenable sans l'intervention du féticheur.
TlSAMBI.
- La hauteur du mur en pisé des huttes Ababua varie de lm à lm80. Ordinairement une porte donne sur la place du village, l'autre est dirigée vers l'extérieur de celui-ci, elle sert surtout de ligne de retraite, car elle donne souvent accès à un étroit sentier caché dans la brousse qui ne se trouve jamais à plus de lm50 à 2ra de là.
Périn.
La description donnée par Tilkens s'applique à une partie de la région Ababua, notamment aux environs du poste de
Ababua. Congo. B, 41.
Libokwa. Ces huttes cylindriques ont en général deux ouvertures dont l'une donne accès vers la rue et l'autre vers la forêt, afin de permettre aisément la fuite vers celle-ci. Toutefois la hutte carrée (en pisé ou à parois de feuilles) est employée par la plus grande partie des populations Ababua, sans toutefois qu'il y ait de règle absolue à ce sujet. Souvent une clôture de lm80 à 2m50, formée de branches qui soutiennent des rangées de feuilles, forme à côté ou derrière les maisons auxquelles elles s'appuient, des sortes de cours où se tiennent d'habitude les femmes.
de Renette.
En général l'Ababua constate qu'il laisse à la femme le travail qui se fait à terre, et qu'il garde pour lui les travaux qui se font en l'air.
Quoique les constructions provisoires dans les cultures, le petit hangar de réunions dans les parentés peu nombreuses, aient d'une façon générale la base rectangulaire, le type normal de la maison Ababua est à base circulaire, à toit conique, se distinguant de la maison Mabinza par sa hauteur plus grande, de la maison Mobengé parce que dans cette dernière on retrouve quelques inflexions rappelant le toit en dôme, de la maison Asandé, parce que celle-ci plus basse, excavée dans l'intérieur, a son toit descendant sensiblement jusqu'à terre (]).
Si chez les Bobwa on trouve assez souvent la maison à base rectangulaire et à toit à deux pans, quelques indigènes m'ont déclaré qu'elle était d'introduction assez récente et serait empruntée aux Makere et Maelé.
La hutte a un diamètre variant de 3 à 4 mètres. Soutenue à son centre par un arbre de 4 mètres de haut, sa partie extérieure est formée d'un cercle de piquets de 1 m. 50, réunis par des lianes. La charpente du toit est formée de tiges semi-ligneuses du sosombô. Le toit est constitué de larges feuilles de likungu, accrochées par la tige, entaillées et imbriquées comme des tuiles; le tout assuré par de grandes branches feuillues de Mgodo, maintenues elles-mêmes contre les tornades, par des branches dépouillées et plus lourdes. L'œuvre se termine par un ntondo, travail de lianes assurant solidement l'assemblage de toutes les pièces à la pointe du cône. Les murailles
(l) Les Bandya de la Likati ont adopté à leur arrivée dans la forêt la hutte Ababua, mais le toit en est fait uniquement de likungu liées en paquets.
ABABUA
(Congo.)
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sont d'abord garnies d'écorces provenant souvent des habitations provisoires. Plus tard celles-ci sont remplacées par du pisé, crépi le plus souvent d'argile blanche.
La construction de la charpente et du toit est assurée par le travail collectif des hommes, les femmes et les enfants allant chercher les feuilles likungu et fabriquant le pisé, apportant la terre destinée à surélever l'intérieur de la maison de quelques centimètres.
En général la maison comporte deux portes, une vers la place du village, une autre de retraite; on les ferme la nuit, à l'aide d'un panneau mobile en écorce assujetti lui-même de l'intérieur par deux barres transversales. Souvent la maison habitée par le chef de parenté se distingue par ce que les piquets de soutien du toit servant de chambranles à la porte principale sont prolongés de deux à trois mètres. On y suspendait, parait-il, quelques dépouilles opimes.
Intérieurement, la hutte comprend un lit en terre battue, soutenu par un cadre de troncs arrondis et polis. D'un des côtés de la porte part souvent une ligne de piquets, derrière lesquels on entasse le bois sec destiné au chauffage pendant les nuits fraîches de la saison sèche, et pendant les longs jours pluvieux. La fumée filtre au travers des feuilles. Quand à l'aube la forêt s'anime de verts singuliers, les toits des huttes, bruns et violets, ont des reflets de bronze, et la buée bleue qui s'en échappe fait songer aux grandes meules d'hiver fumant dans nos champs.
de Galonné, Mouv. Soc. Int., X (1909), 326-327.
ÀBABUA
(COKGO.)
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