Corder ie
La corderie est aussi une occupation des Ababua, les produits de cette industrie servent à une foule d'usages et principalement à la confection des filets de chasse ou de pêche.
Védy, Bull Soc. R. B. Gêogr., XXVIII (1904), 274.
Les filets se font avec de la ficelle au moyen d'une navette, semblable à celle dont se servent nos mailleurs. On fabrique la ficelle avec le plantin du bananier ou avec les filaments obtenus par le sillage de l'écorce de certains arbres. Le fileur assis par terre, prend une mèche de filaments qu'il tient d'une main par le milieu; il boudinne simultanément les deux moitiés sur la cuisse en se servant de la paume de l'autre main; il lâche ensuite le milieu de la mèche et les deux torons se réunissent instantanément en tortis. Au fur et à mesure des besoins les torons sont alimentés par des mèches, et la ficelle ainsi obtenue est enroulée en pelotte.
Gustin, Mouv. Gêogr., XV (1898), 203.
A l'aide de la liane ngossè, effilée, puis tordue dans les doigts, l'Ahabua obtient une corde kambâ excellente, usitée surtout pour fabriquer les filets de chasse. Le point de filocheur est le même que chez nous, la largeur de la paume de la main servant généralement de mesure pour la dimension des mailles.
Une espèce de jonc très souple, le ngoï, coupé au couteau dans le sens de la longueur et formé en tresse à trois ou quatre brins donnera des cordelettes plus durables.
de Calonne, Mouv. Soc. Int., X (1909), 329.
Ababua. Congo. B, 59.
ABABUA
(Congo)
B. — Vie matérielle.
e) Moyens d'existence, métiers, oocupations.