Lésions de voisinage
L'abcès développé dans le parenchyme constitue rarement une lésion isolée. Tout autour de lui les organes voisins réagissent.
C’est ainsi que l'utérus, point de départ de l’ infection reste gros, comme un utérus infecté banal. L'involuiion utérine ne s’est pas poursuivie jusqu’au bout. L’organe est gros, mou, œdémateux.
Le péritoine souvent aussi réagit à l'infection. Au niveau de l'utérus, du pelvis, on le trouve plus ou moins rouge, plus ou moins enflammé.
Les organes voisins ont souvent de ce fait net des adhérences inflammatoires avec l'utérus. L’intestin grêle, la vessie peuvent être collés plus ou moins intimement sur lui. L'épiploon surtout y est très souvent adhérent. Il forme une barrière, une cloison qui isolera le petit bassin de la grande cavité péritonéale.
Les trompes enfin peuvent également être le siège d’une inflammation concomitante et ceci présente au point de vue pratique un intérêt qui n’est pas négligeable. Leur intégrité ou leur altération obligera en effet suivant les cas à faire pour un abcès utérin isolé ou une thérapeutique conservatrice ou une exérèse étendue.
La coexistence de linflammation salpingienne et de l'abeès utérin a une fréquence qui semble d’ailleurs variable. Tous les auteurs à ce point de vue ne sont pas d'accord,