‹ Les acariens parasites [electronic resource]Chapitre 7 sur 21 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

FAMILLE DES ORlBATlDÉS

La famille des Oribatidés, qui correspond au genre Oribata de Latreille et qui embrasse par conséquent la plus grande partie des Notaspis d'IIermann, se distingue au premier coup d'œil par des téguments coriaces formés d'une substance d'apparence cornée analogue à celle des parties solides d'un Coléoptère, mais moins élastique et se brisant en éclats à la pression. Ce caractère n'existe dans aucune autre famille. Par contre, les larves et les nymphes sont molles, souvent très dissemblables des adultes et pourraient être prises pour des sarcoptides ou pour des nymphes hypopiales ; voilà pourquoi il est

ORIBATIDÉS

bon de les connaître, au moins par leurs caractères généraux, pour ne pas faire de confusions; d'autant plus que leur rostre a la plus grande analogie avec celui des sarcoptides.

Les Oribatidés sont essentiellement vagabonds et solitaires ; ils habitent les mousses humides des forêts, les matières végétales en décomposition, souvent en compagnie de Gamasidés, errants comme eux.

Généralement peu actifs, ces Acariens ne cherchent pas à fuir lorsqu'on les attaque, mais la plupart s'arrêtent tout à coup, repliant plus ou moins leurs pattes sous eux et restent immobiles; les mouvements de quelques espèces sont si lents qu'il faut souvent plusieurs minutes d'observations pour constater leur déplacement ; les Nothrus par exemple parcourent à peine un millimètre par minute.

Les Oribatidés sont très nombreux en espèces; dans le travail le plus complet sur ce groupe (*) elles sont réparties dans les genres Pèlops, Oribata, Serrarws, Leiosama, Cep/ieiis, Scutovertex, Tegeocranus, Notaspis, Damœus, ffermannia, Eremeus, Nothrus, Ilypocthonius et

(1) Albert Michael. — British Oribatidœ, i vol. in- 80, Londres, 1884.

FAMILLE DES ORIBÀTIDES

Hoplophova, Piix-ranmes groupés en deux sous-' familles.

Bien qu'on ait trouvé des Oribatidés dans des nids de Chenilles aux dépens desquelles elles paraissent vivre, et bien que tout récemment nous en ayons vu une nouvelle espèce installée sur les rameaux d'un olivier vivant, on ne connaît pas réellement d'acariens parasites dans cette famille ; ainsi nous bornerons-nous à ces quelques indications sur les Oribatidés.

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