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Sur l’omoplate droite, une croûte rocheuse ostréacée, brun verdâtre, de trois centimètres de diamètre, rappelant l’aspect de ces syphilides tertiaires anciennes que nous ne voyons plus que si rarement (ancien rupia).
Sur l’ensemble de la peau, d’aspect très sénile, une desquamation ichtyosique légère ; la malade transpire l'été,
Enfin, dernier symptôme, prurit généralisé diurne et nocturne, mais aucune trace de grattage.
L'état de la peau est tel, sans aucune modification depuis trois ans.
Je fis entrer la malade à lhôpital, afin de l’examiner à l'aise et plus complètement. L'examen des organes et des différents systèmes ne nous fait découvrir aucun symptôme intéressant. Sang : auccne réaction spécifique. Urine normale, sauf une quantité exagérée d'urobiline. Ces différents examens furent faits pendant les premiers jours de son séjour à l'hôpital ; mais j'étais déjà fixé sur l’étiologie des manifesta-
tions diverses que présentait la malade, et voici com-
ment : Dès le premier soir, la malade prévient linfirmière qu'elle ne peut pas dormir si elle né prend pas de véronal. Mais mon ordre formel ‘étant de ne
lui donner aucun médicament et de la maintenir à
un régime très simple (lait, féculents, fruits et légumes cuits), on lui refuse son véronal. Le lendemain, à la visite, j'apprends que, depuis trois ans et demi, la malade a pris chaque soir le véronal qu'elle juge indispensable à:son sommeil ; l’éruption dure depuis trois
ans. Je fais supprimer définitivement toute médica-
tion interne et, propter formam, je fais appliquer un traitement anodin (enveloppement constant au liniment oléocalcaire). Entrée à l'hôpital le 2 avril, tous Îles symptômes ont presque complètement disparu moins
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d'une semaine après. Je viens de revoir la patiente (22 avril) ; elle est complètement guérie et a retrouvé son intelligence et son humeur antérieure ; elle ne prend plus de véronal et dort malgré cela, mais d’un sommeil léger.
Rien n'y manque. La symétrie des lésions, le prurit, la rapidité extrême avec laquelle ont disparu les accidents lorsque le véronal a été supprimé. De là, l’importance extrême de faire le diagnostic, car aucune
thérapeutique n'aurait pu améliorer cette malade.
LES ACCIDENTS TOXIQUES Ulcérations
Tout récemment, on a décrit une lésion cutanée due aux barbiturismes qui n'avait jamais été signalée. C’est un accident du type ulcéreux. Ce sont VILLARET, Brru et DesoiLxe qui ont produit quatre observations. À leur suite, Cosre et BoLGERT ont signalé deux cas semblables et enfin Paul Sairow a ajouté sa contribution à la question en présentant une observation du mème genre. Nous allons reproduire ces sept observations et ferons ensuite une étude d'ensemble de cet accident nouvellement décrit. Voici les quatre observations publiées en octobre 1932, par VicLarer, Brrn et DesoizLe sous le titre Ulcérations cutanées dues aux
barbituriques.