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S. Peut-on incriminer certains barbituriques plus que d’autres ? nous ne le croyons pas, puisque dans nos observalions, il s’agit quatre fois de gardénal, une fois de véronal, une fois de dial, un fois de rutonal et nous savons qu'actuellement le plus employé des barbituriques est le gardénal.
La dose elle-même ne paraît pas jouer un rôle primordial ; nous voyons se produire les ulcérations avec 3 gr. 75 de véronal et avec 0 gr, 48 de rutonal ; par conséquent, aussi bien dans Pintoxication chronique.
9. Comment peul-on expliquer ces accidents ? Coste et BOLGERT se posent la question et disent ceci : « S’agitil d'un trouble trophique, soit d’origine centrale, soit dû à un élément névritique périphérique ou d’une altéralion d'ordre à la fois compressif et infectieux liée à l'attribution prolongée d’une même région cutanée, à la suppression des réflexes défensifs antalgiques, et à la'souillure par les urines et les matières ? Nous croyons, qu'outre les facteurs invoqués dans tout coma dans toute lésion brutale et aiguë des centres cérébraux ou médullaires, il y a place ici pour une influence toxique, particulière aux barbituriques », et nous concluons avec eux, que : « l’on se trouve ramené à l’idée d’un trouble trophique d’origine névritique ou radiculo-médullaire et dû par exemple à l’action du toxi-
que sur les cornes ou les cordons postérieurs ».
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