‹ Les accidents de l'aviation aux hautes altitudesChapitre 11 sur 27 · TECHNIQUE D'UNE EXPERIENCE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE D'UNE EXPERIENCE

On place l'animal à observer dans le petit caisson, lui-même situé à l’intérieur du grand caisson.

Le petit caisson est à la pression atmosphérique normale, soit 76 cmHg. Son orifice est fermé par une feuille de cellophane transparente en face de laquelle se trouve un poinçon métallique retenu par un électro-aimant que l’on commande de lextérieur.

Ainsi se trouve réalisée une véritable cabine étanche contenant un ou plusieurs occupants. Nous les amènerons par dépression à haute altitude et nous pourrons suivre leurs réactions après l'éclatement provoqué de la paroi de cellophane.

Pour cela, on fait le vide dans le grand caisson jusqu’à une dépression correspondant à l’altitude désirée : 10.000 à 12.000 mètres.

On lit sur une colonne de mercure la pression en em. de Hg et, lorsque l'altitude désirée est atteinte, on provoque la rupture de la cellophane. Une véritable explosion a lieu produisant une aspiration brutale et instantanée de l’air dans le petit caisson.

L'animal est porté en une fraction de seconde de l'atmosphère normale du petit caisson (76 cm. de Hg) à celle qui existe à 10 ou 12.000 mètres soit 19 à 14

em. de Hg.

SDS

Il se produit alors un brouillard d’autant plus marqué que l'animal a dégagé plus de vapeur pendant son séjour dans le petit caisson.

La condensation de cette nappe d’eau dégagée par certains animaux sur les parois internes du caisson et en particulier sur la face interne de la feuille de cellophane a, lors de nos premières expériences, amené la rupture prématurée de la cellophane.

Aussi, dans les expériences suivantes, afin de remédier à cet inconvénient, avons-nous maintenu appliquée sur la face interne de la feuille de cellophane, une feuille de papier buvard destinée à absorber la vapeur d’eau qui aurait pu se condenser.

D'autre part, comme certains animaux cherchaient à sortir du caisson et perforaient d’eux-mêmes notre système de fermeture, nous avons dû installer à l’intérieur du petit caisson, à une certaine distance de la feuille de cellophane, une grille de protection métallique. Quant au brouillard, dont la formation empêche de voir distinctement l'aspect de l'animal au moment même de l'explosion, il serait sans doute possible d’en éviter la formation en asséchant l’atmosphère du petit caisson.

Immédiatement après l’explosion, on oxygène Patmosphère du petit caisson pour que l'animal ne soit pas asphyxié et que l’on ne puisse imputer au choc pneumatique une mort due au manque d'oxygène.

On maintient l’animal pendant 10 à 20 minutes à Paltitude où s’est produite l’explosion, en le surveil-

lant de l'extérieur. Puis on ouvre les vannes du grand

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