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On atteint le sol 6 minutes après.
Dès louverture du petit caisson, on constate que Panimal est bien en vie. II est allongé dans le caisson
mais ne parait pas décidé à en sortir. On doit l’extrai-
re de force, ce qui entraîne chez lui des réactions de
défense assez violentes : il rue des pattes arrières et pousse des grognements.
On l’amène hors du grand caisson et une fois sur le sol on constate l'impossibilité où il se trouve de se mettre debout sur ses pattes. Il reste allongé sur le sol et incapable de mouvements actifs, il semble rechercher avant tout le repos": il est shocké.
Les membres antérieurs sont paralysés en flexion. L'animal les maintient repliés sous lui et chaque mouvement que nous essayons de lui imposer réveille chez lui des grognements douloureux. Les membres postérieurs sont aussi repliés sous lui.
Le rythme respiratoire ne paraît guère modifié. La respiration est seulement un peu soufflante.
Les réflexes pupillaires, recherchés 5 minutes après sa sortie du caisson, existent, mais semblent un peu paresseux. La pupille est en mydriase.
La voie sensitive ne paraît pas touchée, et l’animal réagit normalement aux excitations auditives et visuelles.
L'œil est vif et les mouvements du globe sont normaux. Nous l’observons ainsi pendant deux heures sans noter une ébauche de mouvements volontaires.
On décide alors de le faire emmener. Le porc est
transporté sur un brancard jusqu’à sa voiture et là :l
CE Di
essaie pour la première fois de se mettre debout. I reste un instant en équilibre sur ses quatre pattes, puis il s’allonge à nouveau. Nous l’avons revu deux heures après. L'animal était debout ne présentant pas de troubles notables. L'équilibre existait et animal a fait normalement une vingtaine de pas. Peut-être lexécution de ces mouvements était-elle un peu plus lente que d'habitude mais le lendemain il avait récupéré son comportement ordinaire. Nous l’avons surveillé pendant deux jours pour guetter l'apparition possible d’un trouble secondaire, puis il a été abattu.
A l’autopsie, on n’a trouvé aucune lésion macroscopique.
L'examen histologique du cervelet n’a révélé aucune lésion à ce niveau.
(Les expériences N° 22 et 23 ont eu lieu en présence de M. le Professeur TANON).
13 mars 1939.
N° 24. — Un singe mâle du groupe Rhésus, de 40 em. de haut, est mis dans une cage. Celle-ci est placée à Pintérieur du petit caisson. L'explosion est décidée pour 6.000 mètres. Elle a lieu normalement. La pression intérieure du petit caisson était de 520 grammes.
L’oxygénalion est faite de lextérieur dans les conditions habituelles. L'animal est ramené au sol en 3 minutes. Il est absolument normal. Le choc l'a seulement un peu étonné. Ses veux allaient de droite et de gauche comme pour chercher l'explication du phé-
nomène. Il n’a pas cessé de manger pendant toute Fex-
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