‹ Les Accidents Nerveux Du Part Chez La LapineChapitre 2 sur 14 · VACHE · texte numérisé non relu

VACHE

Chez la vache, ces accidents sont désignés sous les noms de fièvre vitulaire, de paraplégie et d’éclampsie ante et post-partum. On a tendance, actuellement, à considérer ces dernières maladies comme des manifestations frustes et atypiques de la fièvre vitulaire, en exceptant, bien entendu, les paraplégies dues à la faiblesse, à la fatigue, au surmenage ou à une lésion traumatique de la région du train postérieur ou du bassin.

La FIÈVRE VITULAIRE est une maladie qui apparaît sur les vaches récemment accouchées, et qui se caractérise par une évolution rapide, sans prodromes ni

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convalescence, par la perte des facultés intellectuelles et des sens, par la paralysie de certains organes et par de l’hypothermie.

La maladie se déclare ordinairement dans les 48 heures qui suivent l’accouchement : des statistiques indiquent que 26 % des animaux tombent malades avant le deuxième jour, 64 % du deuxième au troisième et 9 % après le troisième.

L'accident peut aussi se produire in partum.

La plupart des auteurs estiment que la crise vitulaire se décompose en deux étapes : la première caractérisée par des convulsions, de la tétanie, et la deuxième, par le coma.

La première période, ou période d'’excitation, est souvent de courte durée, parfois même très fugace : la vache mugit, grince des dents ; elle cherche à donner des coups de corne à droite et à gauche ; des contractions spasmodiques apparaissent dans certains groupes musculaires, notamment à la tête et à l’encolure.

Tous ces signes font bientôt place à un état de dépression, de somnolence : l'animal, indifférent à tout ce qui se passe autour de lui, perd l'appétit et cesse de ruminer. Dans les formes assez graves de la maladie, 1l chancelle sur ses membres et se couche. Il reste insensible aux excitations, aux piqûres d’épingle.

Le mufle est sec ; les oreilles, les cornes, les extrémités sont froides.

La langue est flasque et pendante ; le pharynx est parésié ou paralysé.

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La météorisation se produit, tantôt dès le début de la maladie, tantôt plus tardivement. La sortie des excréments est supprimées; il y a constipation opiniâtre. En somme, il semble que l’innervation de l’appareil digestif est supprimée.

Le pouls devient rapidement mou, effacé ; il est toujours accéléré : le nombre de pulsations peut s’élever à 100 ou 120.

La respiration est ralentie.

Le vessie est inerte et l’urine s’y accumule.

La température générale du corps s’abaisse. La température rectale peut, exceptionnellement, s'élever au début à 39°5 ou 40°. Mais, dès que le coma est établi, elle s’abaisse progressivement à 37°, 35° et même au-dessous. On peut dire que l’hypothermie est proportionnelle à la gravité de la maladie. La température remonte si celle-ci évolue vers la guérison.

Quelquefois, la mort arrive rapidement; dans d’autres circonstances, l’évolution est plus lente, les symptômes de paralysie sont moins accusés et la guérison arrive au bout de deux à six jours.

Si la maladie est abandonnée à elle-même, la guérison survient dans 50 % des cas environ.

LES PARAPLÉGIES ANTE ET POST-PARTUM s'Observent fréquemment chez la vache. Elles se traduisent par le décubitus permanent, résultant de l’impuissance fonctionnelle des muscles de l’arrière-main.

La paraplégie ante-partum apparaît ordinairement dans les quinze jours qui précèdent l'accouchement ;

la paraplégie post-partum apparaît tantôt immédiatement après la mise-bas, tantôt plus tard, du deuxième au quatrième jour.

Dans les deux cas, la maladie peut débuter brusquement : la femelle se trouve tout à coup dans l’impossibilité de se lever ; parfois la paralysie est progressive : la marche devient irrégulière, le train postérieur vacille et l'animal finit par se coucher.

L'état général reste bon ; la plupart du temps, la sensibilité n’est pas modifiée.

La paraplégie peut disparaître rapidement, et alors l'animal se relève ; ou bien l’amélioration se fait attendre : il se produit des complications dues au décubitus prolongé, complications qui peuvent entraîner la mort.

L'ÉCLAMPSIE est une maladie caractérisée par des accès convulsifs apparaissant, chez la vache, soit avant, soit surtout après l’accouchement. Les symptômes se rapprochent beaucoup de ceux qui sont observés dans la période d'’excitation de la fièvre vitulaire.

La maladie a une évolution variable ; le plus souvent, elle revêt une très haute gravité.

BreBis ET CHÈVRE

La fièvre vitulaire atteint la chèvre et la brebis.

On a signalé aussi, chez ces femelles, des cas de paraplégie ante et post-partum et d’éclampsie.

D'autre part, il existe chez la brebis une maladie connue surtout sous le nom de toxémie de la gestation.

Elle apparaît, en général, dans les trois dernières semaines de la gestation ; mais, on peut la voir après le part. Elle se manifeste par des symptômes nerveux variables : tantôt de l’éclampsie, tantôt de la paraplégie ou du coma. La guérison est très rare.

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