SAGE
était de nature infectieuse ou toxique ; certains, enfin, l'ont regardée comme un phénomène d’anaphylaxie.
Toutes ces théories n’ont pas résisté à l’argumentation.
Au cours de la dernière décade, les travaux les plus utiles ont porté sur les modifications sanguines survenant au cours de l’accès vitulaire.
Dès 1917, l'hypothèse d’une inanition calcique est émise par BLENDIGER.
En 1925, DRYERRE et GREIG pensent, eux aussi, à une hypocalcémie, hypocalcémie qui serait due à une déficience parathyroïdienne.
La même année, Luirrze et WricaT trouvent une diminution du taux du Ca sanguin, chez toutes les vaches atteintes de fièvre vitulaire et ils notent que les accidents sont d'autant plus graves que la chute de la calcémie est plus profonde.
La crise vitulaire est déclanchée quand le taux du Ca tombe au-dessous de 7 milligrammes par 100 cm° de sérum.
SJOLLEMA, puis Fisx montrent, un peu plus tard, que le phosphore inorganique subit une perte proportionnelle à celle du calcium.
GREIG signale encore que dans la maladie de l’agnelage de la brebis, la calcémie diminue de 50 %.
L’hypocalcémie s’observe aussi bien dans les formes éclamptiques que dans les formes comateuses, et
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FRÔRNER et Zuricx l'ont vue dans la paraplégie postpartum.
En s'appuyant sur ces observations, on en est venu à considérer, comme étant des crises vitulaires à étiopathogénie commune, toutes ces manifestations nerveuses.
L'’hypocalcémie admise, on en a donné l’explication : le Ca alimentaire est absorbé partiellement par la muqueuse intestinale ; il passe dans le sang qui le distribue, suivant les besoins, aux divers tissus, et le surplus est mis en réserve dans le tissu osseux ou excrété par le gros intestin et le rein.
Ce métabolisme du Ca est régi par l’action des parathyroïdes qui, grâce à leur sécrétion interne, peuvent convertir les dépôts en réserve dans les os en une forme ionisable et rapidement assimilable.
Au cours de la gestation, l'édification du squelette du fœtus nécessite des dépenses énormes en Ca ; puis, la sécrétion lactée s'établit, obligeant, elle aussi, l’organisme à faire appel à sa réserve : « une vache qui donne 20 litres de lait par jour élimine une quantité de Ca égale à 5 fois la teneur de son sang en Ca » (LESBOUYRIES).
DRYERRE et GREIG pensent qu’à ce moment les parathyroïdes ne peuvent parfois mobiliser assez vite les réserves calciques du squelette de la femelle : l’hypocalcémie apparaît.
Or, la perméabilité et l’excitabilité des cellules — nerveuses et musculaires notamment — ne sont conservées que s’il existe dans les humeurs une certaine
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