‹ Les Actes des ApôtresChapitre 13 sur 92 · IL FAUT PRIER POUR LES MECHANTS ET AVOIR DE LA CHARITÉ POUR TOUS · texte numérisé non relu

IL FAUT PRIER POUR LES MECHANTS ET AVOIR DE LA CHARITÉ POUR TOUS

Grand'mère. Les Apôtres faisaient beaucoup de prodiges etde miracles dans Jérusalem et toute la ville était dans la crainte.

Jacques. Mais pourquoi ont -ils toujours peur ces méchants Juifs? De quoi ont-ils peur?

Grand'mêre. Ils avaient peur, précisément parce qu'ils étaient méchants^ comme tu le dis très-bien. Les miracles annonçaient la puissance de Dieu à laquelle ces méchants sentaient ne pas pouvoir échapper. Et ils avaient peur, d'être punis, car ils sentaient aussi qu'ils étaient coupables et qu'ils méritaient une punition.

Jeanne. Mais pourquoi ne se corrigeaient-ils pas?

Grand'mère. Parla même raison qui fait qu'un voleur continue à voler ^ quoiqu'il ait p3ur des gendarmas et qu'il sache très-bien que si les gendarmes le prennent^ ils le mèneront en prison pour être jugé et condamné. Tous les méchants font de même; ils savent qu'ils font mal, qu'ils seront punis, et ils continuent à mal faire.

Henriette. C'est bien bête.

Grand'mère. Oui^ c'est bête et triste de préférer le démon

au bon Dieu^ d'écouter les conseils du démon qui mènent à l'enfer, au lieu de suivre les conseils de notre bon Sauveur qui mènent au paradis.

Elisabeth. Mais comment faire^ Grand'mère^, pour leur démontrer combien ils sont bêtes?

Grand'mère. Il n'y a qu'un moyen, chère enfant; c'est de prier beaucoup pour eux et leur donner de bons exemples.

Jeanne. Je prierai tous les jours, Grand'mère , pour ces pauvres méchants; ils me font pitié.

Grand'mère. C'est un très-bon sentiment, chère petite; la charité est la vertu qui plaît le plus au bon Dieu.

Valenttne. Alors le bon Dieu doit détester la méchanceté.

Grand'mère, Certainement; aussi la foi nous apprend que le bon Dieu punit très-sévèrement dans l'autre monde les gens qui ont été durs, qui ont fait pleurer ceux auxquels ils avaient droit de commander.

Yalentine. Yois-tu, Loulou, qu'il ne faut pas me faire pleurer; hier, tu n'a pas voulu me prêter ton couteau et tu m'as donné un coup de poirg. Tu sais comme j'ai pleuré.

Louis. Et toi, donc, tu m'as griffé; j'ai pleuré aussi^ moi!

Grand'mère, souriant. Ce n'est pas ce genre de méchanceté, mes chers petits, qui déplaît tant au bon Dieu. Vous vous disputez, vous vous mettez en colère et vous avez grand tort; mais après, vous vous embrassez et vous vous aimez beaucoup. Ce n'est pas là la méchanceté et la dureté d'un chef, d'un maître, qui a tout pouvoir sur ses subordonnés.

Armand. Qu'est-ce que c'est : subordonnés?

Grand'mère. Subordonné est celui qui est obligé d'obéir,

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