MIRACLES DE SAINT PAUL A MALTE
hommes qui veulent être prêtres font leurs études dans des écoles qu'on appelle des Séminaires ;, où on leur enseigne la théologie , c'est-à-dire la science de la religion , de la seule vraie religion dont le Pape est le Chef et qu'il préserve de toute erreur. Quand le Pape juge à propos d'enseigner quelque chose ou de condamner une erreur, il envoie son jugement à tous les Évêques. Les Évêques le transmettent aux prêtres^ et par les prêtres, à tous les fidèles.
Revenons à saint Paul, si persécuté^ si courageux, si fidèle.
Il y avait en cet endroit de l'île de Malte des terres appartenant au plus grand seigneurde l'île ; il s'appelait Publius et il reçut saint Paul et ses compagnons pendant trois jours; il tut très-bon pour eux. Le père de Publius était dans son lit^ souffrant beaucoup d'une maladie qu'on appelle la dyssenterie. Paul entra chez lui ; il s'agenouilla et pria ; ensuite il lui imposa les mains et il le guérit subitement.
Ce miracle fut connu de tous les habitants de l'île; les malades accouraient en foule près de saint Paul qui les guérissait tous. Ils en témoignèrent beaucoup de reconnaissance et donnèrent à saint Paul et à tous ses compagnons tout ce qui leur était nécessaire pour reprendre leur navigation.
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ILS ARUIVENT A ROME, ON PERMET A SAINT PAUL DE PRENDRE UN LOGEMENT SOUS LA GARDE D'UN SOLDAT.
Grand'mère. Après trois mois de séjour à Malte, ils se rembarquèrent sur un navire loué et arrivèrent à Rome au commencement de Tannée 62, après avoir passé quelques jours à Naples et dans plusieurs autres villes. On voit encore à Rome le chemin par lequel saint Paul passa pour y entrer. On appelle ce chemin la Via-Appia. Ce sont les mêmes dalles sur lesquelles il a marché.
Les Chrétiens, qui avaient appris l'arrivée de saint Paul et de saint Luc, vinrent au-devant d'eux à quelque distance de Rome. Saint Paul fut heureux de les voir et en rendit grâces à Dieu.
Le centurion Julius alla trouver le Préfet du Prétoire, nommé Burrhus, qui avait été avec Sénèque le gouverneur de l'empereur Néron, et qui était connu pour ses talents militaires et sa sagesse. Ce fut à lui que Juhus remit saint Paul et ses compagnons. Il les avait traités avec beaucoup d'égards pendant le voyage. Ce fut à sa recommandation que saint Paul dut la permission de demeurer où il voudrait sous la garde d'un soldat qui, suivant l'usage, avait la main gauche attachée par une longue chaîne, à la main droite du prisonnier.