‹ Les Adénites de la ScarlatineChapitre 27 sur 27 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Il existe dans la scarlatine, en dehors de l’adénite du début, témoin de l’angine une adénite secondaire et une adénite tardive dite post-scarlatineuse.

L'adénite secondaire survient en même temps ou peu après l’'éruption. Elle intéresse les ganglions latéraux du cou, de l’aisselle et peut-être d’autres territoires. Les ganglions enflammés sont multiples. Peu augmentés de volume, ils roulent sous le doigt et sont légèrement sensibles à la pression. Les adénites secondaires s’accompagnent de fièvre qui revêt les allures de la fièvre scarlatineuse secondaire décrite par Gumprecht. Elles relèvent probablement d’une infection naso-pharyngée. Elles ne paraissent avoir rien de spécifique dans la scarlatine.

L'adénite post-scarlatineuse, au contraire, est beaucoup plus importante et parait bien propre à la scarlatine. C'est une complication assez fréquente, deux fois plus que la néphrite environ. Elle survient avec un maximum de fréquence vers la troisième ou la quatrième semaine. elle peu

se produire plus tôt — deuxième semaine — ou beau-

coup plus tard, jusqu'à la huitième semaine (obs. inédite).

Les symptômes essentiels de cette adénite sont les suivants, élévation brusque de la température, gonflement des ganglions de l’angle dela mâchoire, d’un ou des deux côtés. Sensibilité très vive. Gette adénite évolue rapidement. La fièvre tombe en lysis vers le deuxième ou le troisième jour, généralement la sensibilité s’atténue et la tuméfaction disparait. La terminaison par résolution est la règle, la suppuration est exceptionnelle.

L'adénite post-scarlatineuse peut survenir isolément, très souvent elle s'accompagne d’autres manifestations postscarlatineuses. La plus fréquente et la plus importante est la néphrite qu’elle semble souvent annoncer. Plus rarement on voit se produire en même temps que l’adénite une fièvre sans localisation, une endocardite, des manifestations pseudo-rhumatismales, exceptionnellement une récidive de la scarlatine.

Aucun rapport de cause à effet n’unitles manifestations précédentes. Elles sont toutes les manifestations d'un état infectieux qui reste latent durant un temps variable après l’éruption et revient à l’activité dans des conditions encore imprécises. |

La période dangereuse pendant laquelle ces diverses complications peuvent se produire est entre la troisième et la quatrième semaine, exceptionnellement avant, rare-

ment après.

Onne peut encore déterminer, étant donné que l’on ne connaît pas l’agent spécifique de la scarlatine, si l’adénite post-scarlatineuse et les autres manifestations contempo-

ee toto secondaires. À Je, OS EE #

L’ importance diagnostique de l’adénite post -scarlati-

à neuse peut être très grande en mettant sur la voie ie ss , > | { k ” S scarlatine fruste. | Ve og EN

Vie

we?

SIè

- : Vu : Le Président de la thèse us à j À GILBERT ae Vu : le Doyen l - EE LANDOUZY |

4 | s Vu et permis d'imprimer HA Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris

Page 1