‹ Les adieux au comptoir, comédie-vaudeville en un acteChapitre 15 sur 22 · ÉL1SA · texte numérisé non relu

ÉL1SA

M. de Saint-Edmond, lui-même.

COTING.

En effet... je reconnais son jokey... celui qui me renvoyait toujours. ( haut à Bernard) Plusieurs fois , monsieur, je me suis présenté à votre hôtel, sans vous tencontrer.

BERNARD

A mon hôtel I... ( a part ) C'est encore quelqu'incident arrangé par le beau-père.

coting.

Votre domestique ici présent m'a toujours dit que vous n'étiez pas visible.

BERSA.RU.

Ce gaillard-là joue bien son rôle...

COTING.

Et puisque je vous trouve, voici une petite lettre de change , acceptée par vous et passée a mon ordre.

M. du breuil , à part.

Eh ! mon dièq !... je n'avais pas pensé à celui-là... Ce que c'est, quand on commence.

BERNARD , h part.

C'est bien cela... Tous les jeunes gens à la mode ont des créanciers... et le beau-père m'en a trouvé un. ( haut à Co'ing) Eh bien ! mon cher, qu'est-ce que cela ?... une lettre de change !.. est-ce que ca me regarde ?.. est-ce que je peux me mêler de tout? C'est moi qui les fais, c'est déjà bien assez... mais ce n'est pas moi qui les paie... Voyez mon homme, d affaires.,. Est-ce que vous me prenez pour un bourgeo is !

COTING.

Non, monsieur... je sais bien li différence... Tes bourgeois { aient e rx-mèmes... mai- c'est que je me suis mis en

règle... il y a contrainte par corps ; et je serais désolé , pour si peu de chost» , de causer à a désagrément à monsieur...

m. dubreuil , à part.

Ah ! mon Dieu !... tout va 8e découvrir.

CO'IING.

Et de le f.ùre mettre en prison.

Mad. DUBttEUIL ET ÉL1SA.

Eu prison !...

BERNARD, ClllX daillCS.

Laissez donc... ça n'est pas possible... je ne découche jamais. ( à Coting ) De quoi est-il question ?... de mille écus ?

COTING.

Du tout, monsieur... d'une misère de 5oo fr. beiinxkd , toujours à Lubie.

Et c'est pour cela q e vous me rompez la tète... Tenez, entendez - vous là - dessus avec M. Duhreuil , nous sommes en compte courant... et il va vous solder. (à Mme l)ub/euil)Je vous demanderai un peu de crème.

M. DUBREUIL

Comment, moibleu !... y pensez-vous !... payer cinq cents francs !

m d. dubreuil, versant de lu crème h Bernard.

Sans doute, mon ami ; \o;is ne pouvez refuser à M. de Saint-Edmond.

BERNARD

Certainement ; qu'est-ce que cela vous coûte?

M. DUBliEUIL.

Ce que ça me coûte... c'est q;e vous croyez plaisanter... mais je suis dans ce moment-ci dans une position... ( à p trt ) Mais renoncer à une ruse qui va si bien/.. ( on entend sonner ) Allez donc \ île. . Kl p< is d'ailleurs le \ é iitahle Saint Edmond payera pcut-èirc. ( on sonne encore ) Mais, allez do; c, madame.

wad. dubueuil, se levant de table.

Excusez, monsieur...

BERNARD

f 'aïtes > madame... je sais Lien ce que c'est que le coinmen

M.'ld. DUBRF.UIL.

Ali ! si celui-lii s'avise de marchander, il sera bien venu.

( Elle sort.)

M. dubreuil, à Colins.

Monsieur , passons dans mon cabinet... nous allons

relier cela. ( cl Bernard) Je te laisse quelques minutes

avec ta prétendue... prolite des momens , car ils sont

chers. ( // mire avec Colins dans le cabinet a droite. )

Page 1