‹ Les Affections de l'Oreille: Chez les DiabétiquesChapitre 48 sur 52 · III. — OREILLE: INTERNE · texte numérisé non relu

III. — OREILLE: INTERNE

On ne sait presque rien sur les lésions labyrinthiques au cours du diabète. Deux auteurs, seulement, se sont occupés de cette question.

Gruber (1) dit qu'il peut se produire des modifica-

(1) Eoceit

A LE tions pathologiques dans l'appareil récepteur, comme en témoignent les cas, où, en l’absence de toute lésion de l'oreille externe et de l'oreille moyenne, les malades sont en proie à des sensations auditives subjectives, et à de la dureté d'oreille.

Steinbrügge (1) consacre quelques lignes à l’anatomie pathologique d'une otite hémorrhagique.

Il trouve une inflammation hémorrhagique de l'oreille moyenne et une extravasation sanguine visible au microscope dans le labyrintne ; il constate des traces de cette hémorrhagie dans le périoste du conduit auditif interne, entre les fibres de l’acoustique et ses branchés, entre les cellules ganglionnaires, dans le canal de Rosenthal, dans Île ligament spiral, dans le vestibule et sur l’épithélium nerveux des ampoules. De petits corpuscules sanguins furent trouvés également dans les espaces périlymphatiques et jusque dans le canal cochléaire.

Nous avons deux cas inédits, dans lesquels les. symptômes peuvent nous faire supposer une lésion labyrinthique, diagnostic, qui, dans aucun de ces cas n’a été vérifié.

Nous avons déjà rapporté unde ces cas (Obs. XXI) cité à propos des otites hémorrhagiques ; nous y constatons des éblouissements, des vertiges continuels et une absence complète de perception sonore. Ces mêmes caractères se retrouvent dans Pobservation suivante.

HAE OC, ICit.

M Des PEN

OBSERVATION XXXVIIJ

(Inédite, due à M. Lanxois.) .

M.E..., 55 ans, officier retraité, est porteur depuis dixsept ans d’une éruption d’acné de la face presque confluente. Depuis la même époque il est diabétique, mais ne peut dire la quantité de sucre éliminé. Au moment de l'examen l'urine examinée donne une très forte réduction de la liqueur de Féhling et une couleur rouge intense avec le perchlorure de fer. Le malade exhale d’ailleurs une odeur d’acétone perceptible dans tout son appartement.

Il aurait eu, il y a cinq à six ans, un peu d’abaissement de l’ouïe, assez peu marqué pour ne pas le gêner dans la vie ordinaire; il avait souvent dans les conduits des boutons acnéiques qui le faisaient souffrir plusieurs jours.

Le 19 janvier, sans cause apparente, il est pris de douleurs atroces dans toute la tête et dans les deux oreilles, mais surtout à droite. Pendant deux jours les douleurs vont en s’accentuant et ne se Calment, dans une petite mesure, qu'après l'apparition d’un écoulement purulent peu abondant et un peu teinté de sang.

En même temps, le malade est devenu totalement sourd des deux oreilles ; il n'entend pas les bruits les plus violents et on ne peut s'entretenir avec lui que par l'écriture. Ceci est même assez difficile, car il se plaint que la lecture augmente ses douleurs et ses vertiges; il y a lieu de noter, en effet, qu'il est dans un état vertigineux constant avec nausées et même vomissements bilieux. Bourdonnements' intenses dans toute la tête. La température est à 30°. Absence complète de sommeil. L’haleine a l'odeur d’acétone.

L'examen du conduit, rendu difficile par une desquamation abondante, montre cependant à droite une petite perforation en haut e. en arrière qu’on agrandit avec l’aiguille#à paracentèse. À gauche, rougeur diffuse, mais la paracentèse ne fuit sortir que du sang. Le cathétérisme ne donne donc

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