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che de cellules aplaties et transparentes, polygonales.
La cornée est dépourvue de vaisseaux sanguins où lymphatiques ; c’est Ià un fait intéressant à noter.
Par contre, les nerfs sont très nombreux. Is retiendront davantage notre attention étant donné la grande place qu'ils occupent dans l'étude des éléments pathologiques que nous aurons à étudier.
Ils furent découverts par Schlemm en 1832. Hoyer en 1865, et Conheim, en 1866, les ont suivis jusque dans l’épithélium antérieur. Plus tard, Külliker, Rollett, Leighbody, Ranvier nous donnèrent de ces nerfs une excellente description.
Vingt ou vingt-cinq troncs, constitués par des fibres à myéline, issus des nerfs ciliaires, pénètrent dans cornée par sa périphérie. Les fibres nerveuses se dépouillent de leur myéline à 2 ou 4 mm. du bord de la cornée. À ce moment elles se divisent en un groupe antérieur et un groupe postérieur.
a) GROUPE ANTÉRIEUR: Les nerfs qui le constituent se dirigent vers la lame élastique antérieure et forment un plexus sous-basal. De Rà, partent des fibres droites qui traversent la lame élastique et vont constituer un plexus sous-épithélial ; enfin, ce dernier fournit des fibres qui forment un nouveau plexus, intraépithéhal, qui se termine lui-même par toute une série de petites fibrilles nerveuses superficielles, renflées à leur extrémité. |
b) GROUPE POSTÉRIEUR : Ces nerfs se portent vers la membrane de Descemet où ils se perdent, ainsi que
dans le tissu propre de la cornée.
Technique d’examen biomicroscopique de la cornée
La lampe à fente rend les plus grands services pour le diagnostic de la plupart des affections cornéennes. Nous ne pouvons pas faire ici la description de l’appareil qui comporte par ailleurs divers modèles. Cependant le principe et la technique restent les mêmes. MM. Lemoine et Valois, dans leur récent ouvrage Eléments de biomicroscopie oculaire (1931), ont fait un exposé clair et complet de la marche à suivre et de la nature des diverses lésions.
On fixe la tête du malade sur le support spécial de l'appareil. Le sujet regarde devant lui et demeure immobile. On projette un faisceau lumineux obliquement sur l'extrémité externe du diamètre horizontal de la cornée et on regarde avec le microscope oculaire. On déplace progressivement le faisceau lumineux horizontalement jusqu'à l’autre extrémité du diamètre. On explore toute la surface cornéenne.
Pour faire un examen complet il faudra employer les trois sortes d'éclairage suivants :
1° EGLAIRAGE DiREecT : C'est celui qu'on utilise le plus. On s'arrange de façon à faire former le faisceau lumineux exactement sur l'endroit choisi. On réglera la mise au point afin d'examiner tous les plans en pro-
fondeur.
2° EGLAIRAGE INDIRECT : Ou bien on éclairera la région voisine du point à étudier, ou bien on utilisera un plan profond (iris, cristallin) comme miroir réflecteur, nous aurons ainsi un éclairage rétrocornéen.
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3° LA LUMIÈRE RÉFLÉCGHE : On aura surtout recours à ce procédé pour étudier l’endothélium. C'est l’examen dans les zones miroitantes.
Aspect biomicroscopique de la cornée
Nous réservant d'étudier dans leurs chapitres respectifs les caractères biomicroscopiques pathologiques, nous rappellerons simplement l'aspect de la cornée normale.
Lorsque la mise au point est parfaite on constate dans le champ du microscope cornéen, la présence d’une bande très claire ayant la forme d’un parallélipipède courbe. On y distingue deux faces (antérieure et postérieure) et deux côtés. Celui-ci qui est orienté du côté de l'observateur porte le nom de tranche et permet l'étude du parenchyme. Si nous prenons les éléments les uns après les autres nous constaterons que :
1° l’épithélium antérieur et sa basale sont invisibles;
2° le parenchyme « a une teinte laiteuse et un aspect granulé difficile à définir » (Lemoine et Valois). En faisant tomber un large faisceau lumineux près du limbe, très obliquement, on verra des filaments blanchâtres, les nerfs. Ceux-ci sont plus brillants vers la périphérie de la cornée à cause de leur gaine de myéline. On les distingue principalement dans la couche moyenne du parenchyme. Enfin on remarque leur division dichotomique sans anastomoses.
3° La membrane de Descemet est invisible. Par contre, l’endothélium pourra être vu dans la zone miroitante par un examinateur entraîné.
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4° A la périphérie le limbe montre l’intrication des üssus sclérotical et cornéen. Il y a là des digitations issues de part et d'autre, qui s’engrènent et qui constituent ce que l’on & appelé « la zone des palissades ». A cet endroit s'arrêtent les vaisseaux sanguins.