‹ Les affranchis; pièce en trois actes. Pref. de M. Fernand GreghChapitre 113 sur 126 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

de vivre près de toi, contre toi. Ne me refuse pas ta porte, donne-moi ton intimité.... Tout à l'heure je frapperai et tu m'ouvriras.

HÉLÈNE, toujours duns ses bras, très émue et très grave.

Jamais.

PHILIPPE, dans un mouvement de colère il porte brutalement la main au col de la jeune fille. Elle saisit cette main comme elle se défendrait de la strangulation, ils luttent un peu.

Pourquoi, pourquoi? qu'est-ce que ces pudeurs blessantes et folles?

HÉLÈNE, dans un étouffement.

Ce n'est pas de la pudeur.

PHILIPPE

Que défends-tu? que défends-tu?

HÉLÈNE, avec un sanglot.

Je ne sais pas.

PHILIPPE

Ah ! les inventeurs de barrières, qui nous ont fait ces consciences menteuses et lâches...

HÉLÈNE, qui parle en sursaut, avec des frissons.

Vous en voulez aux barrières.... Que n'avezvous été l'amant de W^^ Duret? Elle ne les connaissait pas. Et probablement qu'elle vous aimait plus que moi.

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