‹ Les affranchis; pièce en trois actes. Pref. de M. Fernand GreghChapitre 60 sur 126 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

MARTHE

Avouez, hein ? que vous méprisez un peu mes occupations. Vous me croyez désœuvrée... et les enfants que vous oubliez !

HÉLÈNE

Leur porte était ouverte, je me suis permis d'entrer. Ils ont de splendides petites têtes, violentes et graves. Nous nous sommes considérés en silence, jamais je ne fus toisée avec tant de hauteur.

MARTHE

Vous auriez pu tomber sur un moment moins solennel. Moi, je les connais, ils n'ont rien d'extraordinaire, je vous assure, et tout ce qu'on leur demande est de se bien porter.

HELENE

Pas un d'eux ne ressemble à son père, sauf peut-être Marie.

MARTHE

Oui, les autres tiennent de moi, et j'aime autant cela. C'est assez d'un grand homme dans une famille.

HÉLÈNE

Les fils de Philippe Alquier ne seront jamais les premiers venus.

MARTHE, indifférente.

L'intelligence ne fait pas le bonheur.

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