‹ Les affranchis; pièce en trois actes. Pref. de M. Fernand GreghChapitre 87 sur 126 · ACTE II, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII

HÉLÈNE, avouant aussi.

Est-ce ma faute si vous êtes plus grand, plus noble, plus émouvant qu'eux tous? On m'a ramenée de force au monde, on a voulu m'y fixer. On m'a fait voir, déjà ! de lamentables jeunes gens, dont le spectacle, au moins, me laisse une impression : il m'a fait mesurer l'incomparable supériorité de votre vie. La honte eût été de ne pas comprendre, de ne pas vous préférer de toutes mes forces... la folie, la lâcheté seraient de vous perdre vous ayant une fois rencontré.

PHILIPPE

Vous oubliez un détail qui a son importance, je suis marié.

HELENE

Ah ! c'est magnifique, vous êtes marié ! Vous vous assortissez de la première venue.... Et puis cela n'a aucun rapport, et puis cela 1 ne me regarde pas !

PHILIPPE, assez dur.

Si, cela vous regarde. Car il n'y aura qu'une ressource : défaire ce qui est fait.

HÉLÈNE, interdite Non... mais non.

PHILIPPE

C'est comme cela. Et il fallait bien qu'un jour ou l'autre, nous finissions par en parler.

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