ACTE III, SCÈNE II
HÉLÈNE
Mon parti est pris, j'entrerai sans doute en novembre au Sacré-Cœur.
PHILIPPE
Je croyais que l'Abbesse vous le déconseillait. Non, il me semble que même dans la vie enseignante, vous ne devez pas retourner au couvent.
HÉLÈNE, émue.
Vous êtes bon, tous les deux; que voulezvous que je fasse? un honnête mariage sans doute, celui que votre femme a rêvé pour moi, ce jeune monsieur dans les Trésoreries?
PHILIPPE, avec fatigue.
Celui-là ou un autre.... Que diable, Hélène, mariez- vous comme nous, hommes, le faisons. Le mariage est un acte social. (// se lève, marche un peu, se penche sur le fauteuil de la jeune fille.) Je devrais avoir le courage de vous le dire. Tout ceci ne vaut rien pour vous... ni pour moi. Ils avaient raison, on n'a pas le droit de tant rechercher sur la terre une créature pareille à soi. Puisque nous avons dû nous éloigner, il ne fallait pas ce subterfuge des colloques et des leçons nocturnes. Nous ne reviendrons pas ici demain soir.
HELENE, emue.
Pourquoi? Vous n'avez pas le droit de m'abandonner. C'est vous seul qui m'avez rattachée à cette vie quand l'autre m'a man-