LES APPAREILS AUTOMATIQUES
Les agrandisseurs dits automatiques ont rencontré la faveur des amateurs ; il y a quelques bons modèles à citer :
Le Majorai, muni d'un objectif double aplanétique grand angulaire, n'ayant aucune déformation et couvrant avec le diaphragme fixe : 12 X IS, il s'ensuit que la totalité d'un cliché 9 X 1^ est couverte. L'ouverture de la partie de l'agrandisseur contenant la plaque ou le papier sensible s'opère au moyen d'un obturateur, fait
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spécialement pour cet usage ; il s'ouvre et se ferme] au moyen de deux pressions successives sur le bouton de déclanchement.
Fig. 12. Agrandisseur le Majorai.
Le cliché à agrandir se place au moyen de tourniquets à la partie supérieure, et à quelque distance, environ deux centimètres, une rainure est pratiquée dans la chambre afin de placer un verre dépoli pour diffuser la
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lumière et permettre l'agrandissement et la venue de toutes les parties du cliché, faibles ou fortes.
Le papier ou la surface sensible se place dans un châssis séparé, avec volet à coulisses, maintenu sous une glace mince à faces parallèles.
Ce châssis, indépendant de l'appareil, permet de le charger dans le laboratoire, sans être obligé d'y entrer avec l'appareil complet, ce qui est très commode. Nous le signalons aux amateurs.
Enfin, lorsqu'on ne se sert plus de l'appareil, la partie supérieure s'ôte, se retourne et se loge dans la base, ce qui réduit de moitié le volume occupé par cet agrandisseur.
L'amplificateur télescopique de Gaumont peut se ranger dans la catégorie des appareils perfectionnés à recommander au»Si aux amateurs. Voici la manœuvre de l'appareil, dont les renseignements pourront servir pour les appareils similaires, et que nous donnons d'après le constructeur.
La mise au point se fait suivant le rapport (2 et 3) et par un simple mouvement de tirage (mouvement télescopique, d'où le nom de l'appareil).
La partie supérieure de l'amplificateur est, en elTet, munie d'une poignée qui, si on la lire à soi, en pressant simultanément sur un bouton encastré dans l'une des grandes faces de l'amplificateur, entraîne avec elle toute la partie supérieure de l'amplificateur et découvre, sous la barrette de cuivre qui lui sert d'attache, le chitrren''3 indiquant le rapport d'agrandissement que donne l'appareil.
Si, au contraire, l'appareil étant ainsi développé, on agit sur la poignée en poussant de haut en bas, et en
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pressant simultanément sur le bouton du côté, la partie supérieure de l'amplificateur rentre dans la partie inférieure et, en continuant la poussée jusqu'à ce que la barrette d'attache de la poignée découvre le chiffre 2, l'appareil se trouvera au poinl pour agrandir deux fois le phototype qu'il contiendra.
Les rapports 2 et 3 indiquent l'agrandissement linéaire des côtés.
Le boulon que l'on pousse simultanément en même temps que l'on tire, ou pousse la poignée, commande une petite plaquette de laiton qui ne se referme qu'autant que le tirage ou la poussée a été réellement fait à fond. Cette plaquette constitue donc un véritable block- System garantissant l'exaclitude de l'opération.
Kig. 13. Amplificateur téluscopique.
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Fermé, l'amplificateur télescopique ne mesure que 0™45 de haut et la poignée qui sert à la manœuvre sert également au transport qu'elle rend extrêmement facile*
Pour retirer le châssis de la grande base, coucher l'amplificateur sur une table, le taquet duchâssis en haut;
Fig. 14. Coupe de l'amplificateur aux deux rapports.
relever ce taquet avec le pouce de la main gauche, faire basculer légèrement le châssis avec la main droite pour le dégager do son encastrement et de la rainure, puis le retirer.
Pour le chargement du châssis, il faut passer dans le laboratoire obscur avec ce châssis; le poser, fermé, c'est-à-dire, le rideau complètement tiré et en dessous.
à plat sur une table; faire glisser les trois verrous dans leurs logements respectifs pour ouvrir le panneau de fermeture. Dès que ces verrous sont tirés suffisamment, des ressorts intérieurs soulèvent le panneau et permettent de le retirer facilement.
Enlever les intermédiaires de bois en retournant le châssis doucement ; retirer la glace sans tain ; s'assurer qu'elle est bien propre et au besoin l'essuyer sur les deux faces. Remettre la glace à plat dans le fond du châssis (peu importe le côté) et poser dessus la feuille de papier au gélatino-bromure, le côté sensible en contact avec le verre. Placer sur le dos de la feuille, d'abord le grand cadre, puis le petit, remettre le panneau et fermer les verrous en ayant soin de s'assurer qu'ils sont tous les trois bien entrés dans leurs logements respectifs. A ce moment, on peut sortir du laboratoire obscur et replacer le châssis à la base de l'amplificateur à bonnettes sans crainte de voiler la feuille sensible. Si le papier n'était pas exactement coupé aux dimensions, il faudrait préalablement le rogner un peu pour qu'il puisse s'appliquer uniformément sur la glace sans tain.
Placement du phototype négatif. — Redresser l'ampliiicateur télescopique et placer à son sommet l'intermédiaire convenant au phototype négatif à agrandir. Placer •ce phototype bien nettoyé, gélatine au-dessous, dans les feuillures de son intermédiaire et s'assurer qu'il repose bien à plat sur tout le pourtour et que le ressort de la feuillure le maintient bien immobile. Rabattre le volet.
Pour retirer les intermédiaires porte-plaques, ouvrir le volet placé au sommet de l'amplificateur à bonnettes et les dégager de la façon suivante : les faire glisser sur les grands côtés autant que le jeu le permet et les faire bas-
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culer dès que la saillie de petit côté a quitté l'encastrement où elle se trouvait poussée par le ressort fixé dans la feuillure.
Parmi les autres agrandisseurs automatiques àlaportée des amateurs, il faut signaler celui de M. Guiilon, de Bordeaux, très léger, très bon marché, et dont le fonction-
Fig. lo. Position pour la mise au point automatique de l'agrandisseur téiescopique.
neraent est des plus simples. Les agrandisseurs à deux ou à plusieurs rapports sont munis à l'intérieur de tambours ; il suffit de mettre le papier sensible sous la glace de ce tambour et de placer le porte-cliché à l'indication indiquée sur le côté de l'appareil, pour avoir, après quelques minutes d'exposition, lagrandissement désiré.
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M. Guillon a construit un agrandissement qui s'adapte spécialement aux Pockels Kodaks.
Le réducteur automatique le Minorai est construit sur le principe de l'appareil décrit plus haut sous le nom
Fi^'. 16. Ri'ilucteur le Minorai.
de Majorai; il est fait pour des clichés 13 X ^.u maximum. Un objectif rcctilinéaire double grand angulaire couvrant 9 X 6St fixé dans l'appareil ; il est fermé par un obturateur à double déclanchement.
A la partie inférieure on place la surface sensible. Le rapport des distances entre l'objectif et les clichés est calculé de façon à ce que le cliché 13 X 18 se réduise en
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6X8, dimension rigoureusement proportionnelle et dont la diagonale de 100 millimètres correspond au diamètre courant des condensateurs.
Cet appareil permet donc d'obtenir rapidement des clichés pour projections.
Amplificateur universel. — M. Garpentier, sousce nom, a exposé dernièrement à la Société française de photographie ce qui suit ;
Quand on fait des agrandissements photographiques, en vue d'applications scientifiques ou artistiques, une des principales difficultés que présente l'opération est une bonne mise au point. La propriété des objectifs appelée profondeur du foyer (l), et le caractère toujours indécis des contours de toute image sur le cliché photographique, ainsi que d'autres causes secondaires, laissent à la mise au point, obtenue par observation directe de l image sur la glace dépolie, une incertitude inévitable. En supposant que, dans un cas particulier, on soit parvenu à réaliser le maximum de netteté, les mêmes tâtonnements sont à renouveler, dès que quelque chose a été changé dans la disposition de l'appareil d'agrandissement, et le succès d'une première opération ne compte pour rien dans la réussite d'une opération subséquente.
L'amplificateur dont il est ici question est muni d'un dispositif purement cinématique qui rend la mise au point automatique et lui assure, dans tous les cas, le maximum de perfection réalisable.
Rappelons, en deux mots, que tout appareil d'agrandissement photographique se compose essentiellement d'un objectif, de part et d'autre duquel se meuvent deux
(1) Voir les Objectifs et la Stéréoscopie, par G. Brunei.
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châssis portant : l'un le cliché à agrandir, que nous appellerons l'objet 0, l'autre la couche sensible sur laquelle doit se tracer l'image agrandie I. L'opération de la mise au point consiste, l'un des châssis étant en une certaine position, à amener l'autre châssis dans une position telle que l'objet et l'image soient placés dans deux plans conjugués par rapport à l'objectif.
Considérons donc un objectif G, dans lequel nous supposerons d'avance que les points nodaux coïncident. Si l'on désigne par x la distance de l'objet au foyer principal de l'objectif le plus proche F, et par jc' la distance de l'image au foyer principal F' (les deux foyers principaux élantrespectivement de partet d'autre, du centre optique, à une distance égale à la distance focale absolue/"), on sait qu'il existe entre les valeurs absolues de x, x' et f la relation xx' == f^.
La distance totale entre l'objet et l'image a pour valeur la somme x -\- '2, f-\- x'.
Soit une droite A B ; en un de ses points G, élevons une perpendiculaire G D de longueur égale à /", et en D plaçons le sommet d'un angle droit.
Supposons que cet angle tourne autour de D : ses deux côtés couperont A B en deux points mobiles M, M', et les deux segments G M et G M', ou x et x', satisferont, d'après un théorème connu, à la relation x x' = /s.
Gonsidérons maintenant deux points 0 et I liés le premier à M, le second à M', OM et IM' restant égales kf; la distance de 0 à I aura pour valeur/" + x -f- -\- f. Gette somme, abstraction faite de l'ordre des termes, est égale à colle qui servait plus haut d'expression pour la distance de deux foyers conjugués.
Ces considérations font concevoir comment est réalisé
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en principe et comment fonctionne le dispositif cinématique dont est muni l'ampUncateur universel dont il s'agit.
Cet amplificateur a la forme d'une chambre noire à deux corps et à soufflets. Sa base est composée de deux longerons, formant glissières, entre lesquels se déplacent deux coulisseaux. Sous cette barre est fixée l'équerre rigide, mobile autour de son sommet, qui commande le mouvement des deux coulisseaux; la liaison est faite par un doigt que porte chaque coulisseau, doigt qui s'engage, sans jeu appréciable, dans une rainure pratiquée dans le bras de l'équerre correspondant. Les centres des
Fig. n. Tracés schématiques de \Amplificateur Carpentier.
deux doigts se meuvent rigoureusement sur une même ligne droite et le centre de rotation de l'équerre est fixé à une distance de cette droite rigoureusement égale au foyer de l'objectif employé.
L'objectif étant placé sur un support, de telle sorte que son centre optique soit dans le plan transversal de l'appareil qui contient l'articulation de l'équerre, les châssis
porte-objet et porte-image sont fixés verticalement chacun sur un coulisseau, à une distance / du doigt de commande, et les conditions théoriques se trouvent ainsi réalisées.
Il va sans dire que les objectifs généralement employés n'ont pas leurs points nodaux confondus, et que la distance de ces points nodaux intervient comme terme supplémentaire dans la somme que représente la distance de l'objet à l'image.
Les deux constantes de l'objectif (distance focale absolue et écartement des points nodaux) sont déterminées directement par les procédés précis de l'Optique, et tout le réglage do l'amplificateur consiste à placer l'articulation de l'équerre ainsi que les deux châssis très exactement dans les positions qu'ils doivent occuper.
Sans entrer dans le détail des dispositions qui complètent l'appareil, il est bon d'ajouter que sa manœuvre se fait en déplaçant le châssis sensible au moyen de boutons molletés commandant les pignons engrenés avec les crémaillères, et qu'une division tracée sur la base indique le rapport des amplifications correspondant à toute position de ce châssis.
L'appareil est enfin muni des accessoires qui permettent de faire l'opération inverse de l'agrandissement, c'est-à-dire de réduire un grand cliché en une petite image.
§ 4. — DISPOSITIFS d'amateurs
On peut du reste se construire soi-même un appareil d'agrandissement, comme celui qui est indiqué par un lecteur de la Photo-Revue.
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On commence par boucher tout un côté d'une fenêtre éclairant la pièce où l'on opère, par un cadre léger en bois blanc sur lequel on a tendu une toile grossière recouverte de papier noir.
Les deux carreaux supérieurs de l'autre battant sont obturés de la même façon, la troisième ouverture restant seule à découvert.
Fig. 18. Dispositif pour un agrandissement d'amateur.
A la place du verre, qu'on enlève, on ajuste bien exactement un panneau de bois dont les bords sont garnis de feutre ou de drap pour faire un joint hermétique, et qui est maintenu par des tourniquets permettant de l'enlever à volonté. Il est percé d'une ouverture dont la feuillure mesure 13 X 18, et peut recevoir un cliché 13 X 18 ou un intermédiaire pour 9 X 1^ et au dessous.
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D'autre part, on fait faire deux gros cylindres ou, si l'on préfère, deux manchons en zinc, qui rentrent l'un dans l'autre, à frottement doux ; ils mesurent l'un et l'autre 20 centimètres de diamètre, et 18 à 20 centimètres de long. Leur assemblage forme une sorte de gros tube d'objectif à coulisse dont l'intérieur est noirci pour éviter les reflets.
Le premier manchon est soudé par son bout libre, au bord d'une ouverture ronde de même dimension percée dans une feuille de zinc qu'on accroche au panneau de bois> par-dessus le cliché mis en place, au moyen de quatre pointes recourbées.
Le manchon est soudé lui-même à une autre plaque de zinc ayant au centre une ouverture d'un diamètre un peu plus grand que celui de l'objectif dont on se sert habituellement.
Tout étant ainsi disposé, et mettant par précaution un verre dépoli derrière le cliché pour égaliser la lumière, on bouche toutes les fissures que l'habitude de l'obscurité permet de distinguer après un séjour de quelques instants dans la chambre close, et on fait la mise au point sur l'écran blanc placé en face de l'objectif, en donnant plus ou moins de tirage au manchon de zinc, selon que l'on veut faire un agrandissement de moyenne ou do grande dimension.
L'écran doit être manœuvré en sens inverse, et d'autant plus éloigné de l'objectif que l'amplification doit être plus grande, en raison du rapprochemet de l'objectif au cliché.
line reste qu'à remplacer l'écran blanc par une feuille de papier au gélatino-bromure, et à opérer selon les méthodes indiquées plus loin.
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