AVANT-PROPOS
La libéralité du Conseil général de la Seine met chaque année à la disposition de l'Administration préfectorale une certaine somme destinée à faciliter aux médecins aliénistes des voyages à l'étranger pour y suivre les progrès accomplis dans le traitement et l'assistance des aliénés. M. le Préfet de la Seine a bien voulu nous déléguer officiellement au Congrès international de médecine tenu à Moscou du 19 au 26 août 1897, et nous charger d'étudier, à cette occasion, l'assistance des aliénés en Paissie. Nous adressons au Conseil général et à l'Administration nos remerciements et venons leur rendre compte de notre mission.
Des travaux de la section de psychiatrie et neurologie du Congrès de médecine, nous ne dirons rien : tous les journaux de médecine en ont donné l'analyse: les procès-verbaux, mémoires et discussions seront publiés in extenso par les soins du distingué secrétaire de la section, M. le D' Serbsky.
Nous avons visité ensemble les asiles de Varsovie et ceux du gouvememeut de Moscou; puis, «pour ne pas tro]) prolonger notre voyage, nous avons dû nous séparer : l'un de nous (M. Vallon) est allé à Péters])Ourg voir en détail les nombreux asiles de la capitale ; l'autre (M. Marie) s'est occupé des asiles de province.
Partout nous avons reçu l'accueil le plus aimable, le plus cordial : partout nos collègues des asiles russes se sont elîorcés de nous aider dans une tâche qui n'était pas sans difficulté, surtout en raison de notre complète ignorance de la langue du pays.
Le Conseil général et l'Administration préfectorale ont ainsi contracté, en la personne de leurs délégués, une dette de reconnaissance ; ils s'en souviendront lors du Congrès de médecine de 1900, où nos confrères russes nous ont promis de venir en grand nombre.