‹ Les aliments d'épargneChapitre 71 sur 146 · TT · texte numérisé non relu

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On sait que Lalleniaiid, IVrrin el Duroy ont con^latr', dans leurs reclirrclics, que le co'ur et le foie contenaient piu> d'alcool que le sant;, el ils en ont conclu que ces deux organes avaient une ailluilé spéciale pour l'alcool. Toutes le> expériences laites par llu^o Scliulinus sont contraires à ces résultats; si l'auteur allemand a lrouv(' un peu plus d'alcool dans le cerveau et dans le foie que dans le sang, les autres organes en contenaient autant , sinon jilus. r)'a})rès ce> expériences, la proportion d'alcool contenue dans tous les organes est à peu prés la même; on ne peut donc pas admettre de localisation de ce liquide dans aucun organe de réconomie.

Contrairement aux résultats obtenus par ^allemand, Perrin et Duroy, et d'après lesquels l'alcool s'éliminerait en totalité i»ar les poumons, la pi'au et surtout par les reins, Hugo Scliulinus a trouvé excessivement peu de ce Hijuide dans les sécrétions qui ont pour siège ces divers organes; el cependant, comme le prouvent les nombreuses expériences instituées par ce savant, l'alcool disparaît rapidement de l'économie.; il faut donc qui! y soit décomposé.

Nous croyons devoir présenter ici les importantes conclusions qui résultent de ces recherches :

1" L'alcool ne se localise point dans certains organes, niaise répartit uniformément dans tout l'organisme;

'ï' Le sang en contient I ou jours proportionnellement plus que les aulres organi's;

o" La majeure partie de l'alcool ingéré est décomposée dans Torganisme;

i" Les quantité.> d'alcool éliminées par les poumons,' la peau et les reins sont iusignilianles comparativement à la totalité de l'alcool absorbé.

^ \. — Les résultats des expériences de II. Schulinus ont élé confirmés dans ces derniers temps par un grand nombre

QUE DEVIENT CE LKjl IDE DANS LE SAN(.? 181

ij'obsei'vateurs, entre autres par Diiprt' (1) et par Siibbotin {"2). Le preiiiier a déiiioulrc, dans les observations qu'il a laites sur lui-même, que la quantité d'alcool éliminée par les reins et les poumons est toujours faiblir et ne se montre gu'''re que dans les neuf premières beures qui suivent l'ingestion de la boisson spiritueuse ingérée. Ouant au second, qui expérimenta sur des lapins renfermés dans une cbamhre close dans laquelle on avait soin d'introduire lentement l'air nécessaire à la respiration de ces animaux, il constata que l'alcool éliminé dans les onze premières beures s'élevait à H, 6 pour 100, et dans les vingt-quatre premières beures seulement à il) pour 100 de la quantité administrée.

11 est difficile de déterminer la période pendant laquelle se manisfeste l'élimination de l'alcool; à ce point de vue, les cliilTres donnés par les auteurs sont dilTérents; Dupré l'évaluait à quelques beures, Subbotin et Parkes à ili beures, Lallemand, Perrin et Duroy Jusqu'à S2 beures; elle dépend très -probablement non-seulement de la quantité d'alcool absorbée, mais encore d'influences diverses propres (exercice, mouvement, température animale, etc.) ou étrangères (cbaleur extérieure) au sujet mis en expérience.

«^ 5. — Ainsi, dans l'alcool absorbé par un individu ou par un animal, il faut distinguer dçux parties : une partie séjourne dans le sang sans y éprouver d'altération et s'élimine ainsi par les poumons, par les urines et par la peau ; une autre partie éprouve dans l'économie des décompositions plus ou moins connues, disparait au sein des bumcurs et des tissus, et ne se retrouve pas dans les sécrétions. La seconde est beaucoup plus considérable (juc la première.

Dans l'f'tude des eiïets si complexes qui suivent l'ingestion

(1) Dupré, ProceeditKjs ofroijal Socielu, ii^ 133, 187:2, p. -2G8. (-2) Voy. Zeitschrifl fur Biol. [Sri, baiul. Vil, p. 3G1.

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(les sj)iiilu('ii\, il liiiil donc avoir soin de distinguer ceii\ (jiii doivenl être principalement atti ibnrs à l'alcool libre et ceux qui sont dus spécialement anx inodiiicalions et aux Iransformations éprouvées par la partie ûr ce liquide qui disparait au sein de l'économie.

C'est pour n'avoir pas tenu compte de cette dislinttioii importante, qw; la i)lnpart des auteurs qui se sont occupés de l'action physiologique de l'alcool n'ont jamais pu s'entendre sur l'influence que possède cet agent vis-à-vis des grandes fonctions de l'économie et sur le véritable rôle qui doil lui être assiané comme substance alimentaire.

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