CHAPITRE YIII
ACTION SLH LA CHALEUR ANLMALE.
.§1. — .lusijue dans ces derniers temps, on a considéré l'alcool, surtout en France, comme déterminant à petites iloses dans l'économie animale une augmentation de la tempéiature. La conception cnonée, qui faisait croire aux physiologistes et aux hygiénistes qu'à toute excitation des fonctions était fatalement associée une élévation de la température animale, expliquait cette opinion unanime , acceptée par le monde savant, que l'ingestion d'alcool augmente la chaleur organique. Pourtant des expériences faites par S. Ringer et W. Richards (1), par Smith (2) en Angleterre, et par Maurice Perrin (o) en France, avaient signalé une légère diminution de la température sous l'influence de doses modérées de hoissons alcooliques. D'une autre part, l'application des boissons spiritueuses, de l'autre côté de la Manche, à la thérapeutique des affections fébriles reposai! en partie sur le pouvoir antipyrétique que les médecins anglais attribuaient à l'alcool.
(1) Sydney Riiig;er et W. Richards, The influence of alcohol on tlie temperatiirofnon fébrile and fébrile per.sonx. (The Lancet, 1806.)
(-2) E. Sinitli, The Medico- chirurgical Transactions, 1856 et 1850; Dublin médical Press, 1860, et T'A e Lancet, 18G1.
(3) Maurice Perrin, mémoire cité.