SO
'Tô
— Zinc
Laiton
BroQze à canons
EUin
10 20 30 *0 50 60 70 80 90 JOO
Volumes pour ceat Fig. 3.
des lignes presque droites. Celle des alliages or-argent est donnée comme exemple (fig. 2).
« Groupe III. — Les courbes des alliages des métaux de la classe A avec ceux de la classe B montrent une rapide dé-
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croissance sur le côté, commençant avec le métal de la classe B, puis tournent et vont en ligne droite à l'autre côté commençant avec le métal de la classe A. La courbe des alliages étain-cuivre est donnée comme exemple (tig. 3).
« Si les alliages du premier groupe étaient des mélanges mécaniques, les métaux les composant, à moins que leurs poids spécifiques ne soient les mêmes, se sépareraient en deux couches s'ils étaient fondus et refroidis lentement, comme dans le cas des alliages plomb-zinc. Mais les alliages de plomb et d'étain, par exemple, ne se séparent pas comme ceux de plomb et de zinc. De plus, des lils homogènes ne pourraient pas être obtenus par pression, si ces alliages étaient des mélanges mécaniques ; or les fils de ces alliages ont le même pouvoir conducteur, s'ils sont pris au commencement ou à la fin de l'opération.
« D'autre pari, la concordance entre la conductibilité théorique et actuelle de ces alliages, aussi bien que celle entre la décroissance pour 100 calculée et actuelle de la conductibilité entre 0° et 100°, indique qu'à l'état solide, il n'y a pas décomposés chimiques. A cause de ces particularités, la loi suivante peut être appliquée aux alliages des deux premiers groupes et à quelques-uns du troisième :
« La décroissance actuelle pour cent de la conductibilité entre 0° et 1 00° C. est à la décroissance calculée comme la conductibilité actuelle est à la conductibilité calculée.
« Parmi les alliages du second groupe, quelques-uns peuvent être regardés comme des mélanges mécaniques. L'argent et le cuivre, fondus et bien mélangés ensemble, se séparent si le refroidissement est lent, de sorte que la masse contient des quantités dilférentes des métaux en différents endroits. Mais ces alliages sont exceptionnels, et la plupart des alliages de ce groupe peuvent être considérés comme des
solulions solidifiéos des modifications allotropiques des métaux l'une dans l'autre.
« Dans le troisième groupe, la rapide décroissance de la conductibilité des alliages de quelques séries qui ne contiennent que de très petites quantités d'un métal appartenant à la classe A, ne peut pas être attribuée à l'existence de composés chimiques des métaux.
« Car, d'abord , la quantité de l'un des mélauxdans les alliages correspondantaux points tournants des courbes représentant la conductibilité est trop petite :
Alliage : Proportion pour cent :
Bismuth-élain. Etain 0,6
Bismuth-plomb. Plomb 2,0
' Argent-étain. Etain 2,6
« De plus, la grande similitude des courbes représentant la conductibilité des séries d'alliages appartenant à ce groupe est opposée à l'existence de composés chimiques dans les alliages solides.
« Lintluence exercée sur la conductibilité des métaux par la présence de petites quantités d'autres métaux n'apparaît pas, en aucune façon, comme étant déterminée par l'altération de la forme cristalline ou la tendance à cristalliser, qui sont reconnues être influencées dans cette circonstance.
<( S'il est admis que les métaux appartenant à la classe B subissent un changement moléculaire quand ils sont alliés avec un autre, ou avec des métaux appartenant à la classe A et que dans chaque cas une condition allotropique est occasionnée par une petite quantité d'autres métaux et varie avec les dilTérents métaux, on peut alors expliquer beaucoup des phénomènes caractéristiques des alliages. Ainsi la courbe représentant la conductibilité des alliages zinc-cuivre a la même
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forme que celles des autres alliages appartenant au môme groupe, et la décroissance pour 100 dans leur conductibilité entre 0° et 100" C. est exactement celle indiquée par la loi énoncée ci-dessus. De là, il peut être conclu que les alliages solides de zinc et de cuivre ne sont que des solutions solidifiées de zinc et de cuivre allotropique l'un dans l'autre. L'action différente des réactifs sur les alliages et sur les métaux les constituant, quand ils sont à l'état libre, peut aussi être considérée pour l'existence de semblables modifications allotropiques quand elles sont alliées, aussi bien que pour l'existence des combinaisons cbimiques des métaux (1). »
Laitiers, flux et matériaux réfractaires.
§ 15. Laitiers. — Les laitiers formés dans les opérations métallurgiques sont en général produits par l'union de la silice avec les oxydes métalliques, et désignés sous le nom de silicates. Les silicates peuvent être divisés en deux groupes : les silicates hydratés qui contiennent de l'eau et les silicates anAyrfre* qui sont exempts d'eau. Les silicates produits par la chaleur dans les opérations métallurgiques appartiennent à la dernière classe. Les bases qui se trouvent le plus souvent dans les laitiers de fusion sont la chaux, la magnésie, l'oxyde de fer et l'alumine. La silice et la base proviennent à la fois de la matière terreuse du minerai, des cendres du combustible, du flux et des matériaux avec lesquels sont construits les fourneaux ou les vases. En fondant et mélangeant les métaux ordinaires pour faire des alliages, quelquesuns de ces éléments s'oxydent et passent dans le laitier, et forment souvent les principales bases se combinante la silice ou à d'autres substances acides.
(1) Watt, Dict. de Chimie, vol. III, p. 943 jet 944.