CHAPITRE III
§ 68. — Dans cet ouvrage, le terme bronze s'appliquera à tous les alliages dont les constituants principaux sont le cuivre et l'étain. Ces métaux ont été connus dès les temps les plus reculés, et l'importance des alliages de cuivre et d'étain semble avoir été parmi les premières découvertes des métallurgistes. Des instruments très divers étaient faits avec ces alliages, et les armes possédaient une arête tranchante, plus dure que le fer, rivalisant presque avec l'acier. La composition des anciens bronzes était essentiellement variable ; mais dans la plupart, le cuivre et l'étain étaient seuls employés suivant les usages. Quelquefois, d'autres corps y étaient ajoutés, soit pour produire un effet donné, soit d'une façon accidentelle, ces substances étant des impuretés. Ceci résultait de l'emploi de métaux impurs, provenant des minerais de cuivre et d'étain associés à d'autres minerais, ce qui est souvent le cas.
Dans ces dernières années, on a porté beaucoup d'attention à l'étude des alliages cuivre-étain, et les proportions de ces métaux qui ont été trouvées les meilleures pour donner la plus grande résistance et l'effet tranchant maximum sont celles qui étaient employées par les Grecs et les Romains pour leurs armes de guerre et de chasse. Ce résultat était obtenu en employant soit le martelage, soit le chauffage suivi d'un refroidissement lent.
Les anciennes monnaies étaient en bronze, et contenaient dans quelques cas du plomb, du zinc ou du fer. Le tableau suivant donne la composition de quelques anciens bronzes :