‹ Les alliages métalliquesChapitre 48 sur 112 · BLANC · texte numérisé non relu

BLANC

Cuivre en Zinc . .

lingots.

Cuivre en lingots. . .

Etain

Laiton jaune . .

Zinc.

Ou zinc.

Bronze phosphore.

§ 73. — C'est un alliage de cuivre et d'étain contenant une petite quantité de phosphore et d'autres matières en proportions définies ; les propriétés générales de ces alliages ont déjà été discutées, de sorte que leur mode de fabrication et leur aptitude à la construction des machines ne seront point donnés ici. Cet alliage est préparé en fondant et mélangeant le cuivre et l'étain de la manière oi'dinaire, en y ajoutant une certaine quantité de cuivre phosphore, ou d'étain phosphore, ou des deux à la fois, et mélangeant bien en agitant vigoureusement. On emploie un creuset en plombagine pour éviter le contact d'autres métaux, et on recouvre d'une couche de charbon de bois ou de coke pour préserver de l'oxydation. Pour les grandes pièces, les moules sont parfaitement séchés et revêtus d'un mélange de plombagine et d'eau. Les petits objets sont coulés dans le sable vert ordinaire. Par le refroidissement, le métal passe directement de l'état liquide à l'état solide, sans prendre l'état pâteux. Lorsqu'on le refond, la composition ne change pas notablement, à moins qu'il n'y ait beaucoup de phosphore, cet élément se volatilisant légèrement. Si l'alliage est versé dans le moule à une trop haute température, il se produit une certaine séparation des constituants comme avec le bronze ordinaire, de telle sorte qu'il est préférable de couler le bronze phosphore juste avant que la solidification ait lieu. Ceci s'obtient en ajoutant des lingots au métal fondu, et si le métal adhère après ces lingots

ÏOO ALLIAGES METALLIQUES

sans les fondre complètement, c'est un signe que la coulée peut avoir lieu.

Pour le laminage, pour l'étirage en fils, en baguettes, en tubes, pour la fabrication des verrous, des ressorts, des écrous, etc., il ne doit pas y avoir plus de 4 ào 0/0 d'étain et 1/10 0/0 de phosphore, le reste étant du cuivre. Il peut être forgé en armes à feu de diverses sortes.

Pour les pignons, les soupapes, les accessoires des chaudières à vapeur, les pompes et les pièces d'ornementation, l'étain doit être dans la proportion de 7 0/0 environ, et le phosphore de 0,15 à 0,25. Cet alliage est fort, tenace et beaucoup plus dur que le précédent.

Pour les coussinets d'essieux, les tiroirs, les paliers, les roues d'engrenage et toutes les parties des machines soumises à un grand frottement, on a besoin d'un métal de grande dureté et de grande résistance; il doit contenir de 90 à 91 0/0 de cuivre, 8 à 9 0/0 d'étain et 0,73 à 1 0/0 de phosphore.

Si la quantité de phosphore est beaucoup plus grande que ci-dessus, les alliages sont plus durs, moins malléables et moins tenaces, et dans les cas où l'on exige une grande dureté, ils peuvent rivaliser avec l'acier. Le bronze contenant plus de 4 0/0 de phosphore ne peut pas être utilisé.

Le bronze phosphore a l'avantage de ne pas devenir cristallin sous l'action de pliages et de chocs répétés; il est tout désigné pour les cordages. Il résiste mieux que le cuivre à l'action de l'eau de mer, et mieux que le fer et l'acier à l'action corrosive des eaux dans les mines.

Le tableau suivant, publié par la Compagnie du bronze phosphore, montre les résultats obtenus avec des coussinets d'essieux différents, mais comme la composition des bronzes phosphores n'est pas indiquée, ce tableau n'a qu'un intérêt secondaire comme terme de comparaison.

BRONZE PHOSPHORE

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