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ALLIAGES D'ETAIX, DE PLOMB ET DE ZL\C

métaux sont employés seuls, mais l'alliage ternaire graisse la lime autant que le zinc. Les cassures sont plus franches que celles des alliages étain zinc. Si les trois métaux sont en quantités égales, les alliages sont malléables, quoique pas très ductiles, et peuvent èlve économiquement employés dans certains cas.

Voici quelques compositions de ces alliages ternaires (i) :

Etain

Zinc

Plomb

Le no 2 est aussi dur et cassant que le zinc, quoique plus résistant. Le n" 3 ressemble au plomb ; il laisse une marque sur le papier, semble être uniforme et a une couleur de plomb. Tous ces alliages conviennent mieux pour les coulées qu'aucun des trois métaux pris seul. Lesn''M, 8 et 7 semblent très bien résister au frottement. Les n°' 2, 4 et 5 conviennent mieux que le zinc pur pour les travaux demandant plu» de résistance. Le Uo 6 est très utile pour les petites pièces exigeant une certaine malléabilité ; il est employé pour les ornements (gravure et ciselure). Pour ces usages, lcsn°° 2, 4 et 5 seraient trop cassants et les n"' 1, 2 et 7 trop mous. Tous ces alliages d'étain, de zinc et de plomb sont un peu brillants lorsqu'ils sont polis ; ils se ternissent rapidement à l'air. Quelques-uns d'entre eux peuvent être employés comme métal-type. La plupart se laminent facilement.

(1) GuETTiER, Guide pratique des alliages, 1865.

Il est préférable de fondre le zinc à la plus basse température possible, d'y ajouter rétàiin, puis le plomb. Les métaux doivent ôtre couverts avec du charbon de bois, ou avec de la résine ; on ajoute un peu de borax pour empêcher l'oxydation. Pour les alliages blancs, les meilleures-proportions sont les suivantes :

Etain 67,0 73,0

Zinc 16, S 13,3

Plomb 16,3 13,5

On augmente la proportion de zinc si l'on désire de la ténacité et de la dureté. L'étain accroît la malléabilité, la blancheur et l'éclat. Mais la quantité de plomb ne doit pas dépasser celle indiquée ci-dessus.

Alliages d'étain et d'antimoine.

§ 100. — Ces métaux forment la base de ce qui est appelé métal anglais ou métal Britannia, beaucoup de variétés de ce dernier étant constituées par de l'étain durci par de l'aiilimoine. De tels alliages sont aussi blancs que Tétain, mais plus durs et moins malléables. L'aigreur augmente comme la proportion d'antimoine s'accroit. Guettier dit que le poids spécifique des alliages étain-antimoine est inférieur à celui qui serait calculé à l'aide du poids spécifique de chacun des métaux, ce qui indique qu'il y a dilatation par suite de l'union de l'étain et de l'antimoine. Un alliage de 80 parties d'étain et 20 d'antimoine est suffisamment malléable pour être martelé et laminé à froid. En restant aux environs de ces proportions, on obtient les meilleurs alliages étain-antimoine pour faire les pots et les planches de gravure. Un métal blanc de cuiller à dessert analysé par l'auteur a donné :

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