‹ Les alliages métalliquesChapitre 73 sur 112 · METAL ANGLAIS · texte numérisé non relu

METAL ANGLAIS

En plus des alliages indiqués dans le tableau précédent, beaucoup d'autres combinaisons sont employées pour produire des alliages blancs ayant certaines propriétés ; mais l'usage d'alliages complexes est très déprécié. Comme règle, la stabilité est d'autant plus grande que l'alliage est plus simple ; et quoique un alliage utile puisse être obtenu par des manipulations soignées, les proportions sont modifiées lorsque les décbcts sont refondus, ou mélangés avec du métal neuf et refondus.

L'auteur recommande alors un alliage ternaire d'étain, d'anlimoine et de cuivre, de préférence à un plus complexe, spécialement pour les travaux forgés.

La préparation du métal anglais est fondée sur l'idée de rendre l'élain plus dur, plus tenace, plus sonore et plus facilement polissable. Il donne des pièces aussi belles et aussi fines que celles obtenues avec la plupart des alliages fluides d'étain et de plomb, de cuivre et de zinc, etc. 11 prend un plus beau poli que les alliages étain-plomb, parce que ce dernier est trop mou pour supporter l'action de l'émeri et des autres agents de polissage. On ajoute quelquefois un peu de laiton; le bismutb augmente la fusibilité. Les proportions suivantes serviront de guide :

i partie laiton (70 cuivre, 30 zinc) l partie bismutb 1 — étain 1 — antimoine

Les métaux sont fond us ensemble : puis l'alliage ainsi formé est fondu avec 15 à 20 0/0 d'étain, selon l'opérateur. Un alliage très complexe, appelé par l'inventeur métal anglais, contient :

Etain 87 parties Bismuth 0,5 parties

Cuivre 2 — Antimoine (5 —

Laiton 1 — Tungstène 1,5 —

Nickel 2 —

HlOBNS 18

274 ALLIAGES METALLIQUES

Le métal Britannia est mieux préparé en fondant d'abord le cuivre, puis ajoutant l'antirnoine avec une portion de l'étain, puis le reste de l'ctain. Le mélange doit être vigoureusement remué, afin de mélanger complètement les constituants. Si l'alliage, sur la cassure, montre une structure non homogène, il doit être rapidement refondu sous une couche de charbon de bois pour empêcher l'oxydation. Certains alliages sont très élastiques, et conviennent bien pour la fabrication des fils. A cet égard, ils possèdent presque la môme ténacité que l'étain pur. Avec des proportions convenables, les alliages peuvent être facilement martelés et laminés, quoiqu'ils aient une tendance à craquer sur les bords.

Le D' Karmarsch, qui a soigneusement étudié les propriétés du métal Britannia, dit que le poids spécifique est diminué par le laminage, le métal ayant une plus grande densité à l'état coulé qu'à l'état laminé. Il explique ceci en disant que les particules, sous la pression des rouleaux, ont une tendance à se séparer, leur mollesse et leur ténacité n'étant pas assez grandes pour permettre une compression régulière et uniforme. Ceci n'est pas un fait isolé. M. Le Brun a trouvé un poids spécifique plus bas pour certains alliages de cuivre et de zinc qui avaient été laminés ou martelés.

Pour obtenir de belles coulées de métal Britannia, il faut employer des moules de laiton. Avant la coulée, les moules doivent être chautïés ; leur intérieur doit être enduit d'un mélange de noir de fumée et d'essence de térébenthine, ou de noir de fumée seul, afin d'éviter l'adhérence du métal au moule. Les moules peuvent être ainsi préparés en les chauffant au-dessus de la flamme d'une lampe remplie d'essence de térébenthine. Au lieu de noir de fumée, quelques fabricants emploient de la craie rouge, mêlée en masse uniforme avec de l'eau.

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