‹ Les alliages métalliquesChapitre 89 sur 112 · DE L^OR · texte numérisé non relu

DE L^OR

Or.

Argent.

Cuivre.

Soudure forte pour or

id. -16 carals

Soudure tendre id.

Soudure pour or-14 carats

id.

Soudure pour or inférieur à 14 c

id.

id.

Soudure très tendre

§ 147. — Coloration de l'or. — Celte opéralion consiste à communiquer aux objets d'or une couleur particulière. Son objet est de donner à l'or allié toute l'apparence de l'or pur en dissolvant le métal ordinaire de la surface des objets, ce qui laisse une façon de l'or d'une très riche couleur. Deux modes distincts sont employés par les joailliers : la coloration à sec et la coloration humide . Le dernier est le plus fréquemment employé, car le premier ne peut s'appliquer qu'aux ors- 18 carats et au-dessus.

Coloration humide. — Les composants du mélange employé dans ce procédé ont une puissante action dissolvante sur le métal ordinaire auquel est allié l'or, et une action plus faible sur l'or lui-même, de telle sorte que l'objet perd du poids en proportion directe du temps auquel il est soumis à l'action colorante : cette perte est d'autant plus grande que la teneur en or est plus faible. Gee dit que la coloration est hâtée et la perte en poids réduite au minimum si l'on emploie un vieux liquide colorant, et il assure que l'or dissous est, dans une certaine proportion, déposé le long de l'objet, parce que la perte en poids de quelques qualités communes d'or fut trouvée être très petite, et la quantité d'or récupérée du liquide colorant très petite également (l). Cette opinion est

{l) Goldsmitk's Handbook, p. 161.

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en accord avec le fait bien connu que dans tout liquide oîi un métal (le cuivre) est électropositif par rapport au métal en solution (l'or), celui-ci se dépose sur celui-là.

Beaucoup de mélanges différents sont employés ; quelquesuns seront donnés plus loin dans un tableau. Le suivant a été fourni à l'auteur par un joaillier de Birmingham qui le trouvait très bon :

Nitrate de potassium. . .... 12 parties

Sel commun 6 »

Acide chlorhydrique 3 »

Le nitrate et le sel sont finement pulvérisés dans un creuset de plombagine préalablement chauffé ; le creuset a environ 20 cm. sur 18 cm. Le mélange est agité avec une cuiller en bois pendant une ou deux minutes. L'acide est alors ajouté avec environ 11 parties d'eau bouillante, et la masse constamment agitée jusqu'à ce qu'elle atteigne le haut du creuset. L'objet, qui a été nettoyé avec une solution de potasse ou de soude, est suspendu dans le liquide colorant au moyen d'un fil d'argent ou de platine pendant une minute, puis bien lavé à l'eau bouillante. On ajoute un peu plus d'eau au bain colorant, et lorsque le liquide bout, l'objet est immergé pendant une autre minute, et lavé à l'eau bouillante comme précédemment. Cette double opération (plongeage et lavage) est répétée plusieurs fois, le liquide colorant étant affaibli par addition d'eau après chaque opération, jusqu'à ce qu'on obtienne l'effet cherché. L'objet est finalement bien lavé à l'eau chaude et séché dans de la sciure. Toute l'opération dure de 5 à 7 minutes.

L'objet coloré est ensuite brossé sur un tour muni d'une brosse rotative faite de fil de laiton très fin, sur laquelle coule de la bière. Si l'opération a été bien conduite, on obtient une belle couleur, riche et mate.

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