V VI VII VIII
Argent 68.5 65 62.5 60
Le n° VllI est l'alliage le plus commun que l'on puisse faire sans avoir une faible couleur jaune. Une variété plus ordinaire peut cependant être obtenue en ajoutant un troisième métal, comme le nickel.
Les alliages pour monnaies et vaisselles usités légalement en France sont les suivants (2) :
(1) GiiR Silversmith's llandbook, p. 64, 67.
(2) Vart de l'essayeur, par Chaudet, p. 335.
344 ALLIAGES METALLIQUES
Erreurs tolérées Poids spécifique Cuivre pour 1000 Cuivre pour ■1000
Monnaie d'argent. 10,26 à J0,3 100 97 à 103
Monnaie de billon. 9,37 à 9,5 800 797 à 807
Vaisselle d'argent. » 50 50 à 55
Me'dailles >, 50 47 à 33
Joaillerie — » 200 »
Soudure — « 120 à 330 »
Les pièces de 10 centimes appele'es billon n'ont pas été fabriquées depuis 1810. Le litre pour les pièces d'argent françaises a été abaissé à 835, sauf pour les pièces de 5 francs. En Allemagne, il y a quatre titres; ce sont les suivants : Marchandise d'argent, 950 d'argent p. 1000 Monnaie, 900 d'argent p. 1000
Marchandise d'argent, 800 d'argent p. 1000 Marchandise d'argent, 750 d'argent p. 1000 On ne peut allier à l'argent aucun autre métal que le cuivre.
EUiot et Storer ont décelé la présence du plomb dans les monnaies d'argent des États-Unis et d'autres pays (1). Leurs résultats sont les suivants :
Espèce de monnaie Ag. p. 1000 Pb. p. 100
Demi-dollar américain (1824) . ... 900, 0,3100
Pièce américaine de 5 cents (1853). . id. 0,2090
— — (1854). . id. 0,2282
- 25 cents (1858). . id. 0,2305 Argent pur du bureau d'essai de New- York (1860) id. 0,1611
Dollar espagnol (Charles IV, 1793). . id. 0,0558
— mexicain (1829) id. 0^0434
Shilling anglais (1816) 92S 0,4847
Pièce de 5 francs française (1852, Napoléon III) 900 0,4282
(1) Amer. Acad. of Arts and Se, 1860, p. 52.
Le plomb dans les monnaies américaines est dû au zinc employé dans la réduction du chlorure d'argent. A la Monnaie Française, l'argent est précipité par le cuivre d'une solution acide de sulfate d'argent, et l'acide contient probablement du plomb. Dans la monnaie anglaise, le plomb peut être dû à une coupellation imparfaite.
Le tableau suivant donne la composition des monnaies de différentes contrées :
Contrée Monnaie Titre
Gl'ande-Bretagne . . Shilling, etc. . . . 925
Australie .... — id.
Cap de Bonne-Espérance — id.
Canada . .... 50 cents id.
Terre-Neuve ... — id.
Indes, Birmanie, Gey-
lan Roupie . . . . . 916,667
Fi-ance , Belgique ,
Suisse (1). . . . 3 francs 900
Italie 5 livres id.
Grèce 5 drachmes .... id.
Serbie 3 deniers id.
Roumanie .... 5 legs. ..... id.
Bulgarie 21 lew 835
Autriche-Hongrie . . Florins . ... 900
Espagne 5 pesetas, 2 escudos . id.
RépubliqueArgentine. \ peso id.
Bolivie . . . . .1 boliviano .... id.
Chili 1 peso. ..... id.
Pérou. 1 sol id.
(1) Voir p. 344.
Allemagne ....
Russie
Danemark, Suède et Norwège . . . .
Pays-Bas
Portugal
Empire Ottoman .
Egypte
Perse
Etats-Unis . . . .
Mexique
Brésil
Japon
Cochinchine. . .
1 m,ark .
4 rouble .
2 couronnes 1 florin .
5 testoons 20 piastres 10 piastres 10 scahis 1 dollar
1 peso
2 Milreis 1 yen.
Piastre
id.
id.
id.
Argent, cuivre, zinc et nickel. — Quelques monnaies étrangères ont été faites avec des alliages de ces métaux, et certains manufacturiers français ont substitué les alliages cuivre-nickel-argent à l'argent monnayé.
Une série d'alliages, connus sous le nom de ruolz, ont été brevetés par de Ruolz et de Fontenay en 1854 ; ils pouvaient être utilisés à la place de l'argent.
Us contiennent 20 parties d'argent, 30 à 75 de nickel, 70 à 75 de cuivre.
Il est recommandé de fondre d'abord le cuivre et le nickel, et d'ajouter ensuite l'argent. Le charbon de bois et le borax sont employés comme flux, et les lingots obtenus sont rendus malléables en les chauffant pendant quelque temps dans la poudre de^ charbon de bois. Un second brevet fut pris en 1854, pour l'introduction d'un peu de phosphore dans les mômes alliages ; on avait alors les avantages suivants ; les alliages sont plus fusibles, le métal fondu est très fluide,
le grain est serré, la couleur est plus blanche, les pièces exemptes de porosité. Cependant le phosphore diminue beaucoup la malléabilité et la ductilité.
C. D. Abel de Londres a aussi breveté certains alliages contenant du nickel :
I H m IV V VI
Argent. . . 33 40 20 33,3 34 40
Nickel. . . 23à30 20à30 25à35 8,6 8 4,6 Cuivre. . . 37 à 42 30 à 40 43 à 35 41,8 42 44,6 Zinc. ... » » .) 16,3 16 10,8
Les n°' IV et V sont spécialement désignés pour les objets laminés, repoussés, étirés ; len° III pour les pièces fondues ; le n" VI pour la joaillerie.
L'alliage d'argent de Moiisset contient 39,3 de cuivre, 27,3 d'argent, 9,3 de zinc et 3,3 de nickel pour 100.
Les alliages monétaires suisses contiennent :
20 centimes 10 centimes 5 centimes
Argent ... 13 10 3
Cuivre .... SO 53 60
Nickel .... 25 25 25
Zinc 10 10 10
^ M. Parkes de Birmingham a breveté en 1844 les alliages
suivants :
I II
Argent 20 10
Cuivre .^ ^ 60 60
Nickel '*'. 20 10
Zinc « 20
Péligot a préparé les alliages suivants, plus blancs et plus malléables que les alliages d'argent et de cuivre contenant les mêmes proportions d'argent (1) :
(I) Comptes rendus, 1864, p. 645.
348 ALLIAGES METALLIQUES
I il m
Argent 10 80 83,3
Cuivre 5 10 9,3
Zinc 5 10 7,2
Les compositions suivantes sont tirées de plusieurs sources :
I II m IV V VI VII viii IX
Argent. 40 36.4 31 27 25 20 40 36 33
Cuivre. 33 36,4 40 42 44 50 32 34 37
Nickel. 26 27,2 29 31 31 30 21 22 25
Zinc. » » « » » » 7 8 5
Argent^ cuivre, cadmium. — Brannt dit que le cadmium communique aux alliages d'argent une grande élaslicité et une grande ductilité sans modifier leur couleur blanche; il donne les compositions suivantes :
I II m IV V VI VII
Argent .... 980 950 900 800 666 667 500
Cuivre .... 15 15 18 20 23 50 50
Cadmium. . . 5 35 82 180 309 284 450
Soudures d'argent.
§ 161. — Une soudure doit être plus fusible que les objets destinés à être soudés ; à l'état fondu, elle doit bien couler et se mêler parfaitement avec les arêtes ou les surfaces devant être soudées ; autrement, on ne peut faire des soudures fortes et invisibles. Les meilleures jonctions sont faites quand le métal et la soudure sont, autant que possible, identiques en dureté, malléabilité et fusibilité. Si la fusibilité de la soudure est presque la môme que celle du métal, il faut une grande habileté de la part de l'ouvrierponr ne pas fondre le métal ; mais alors la soudure sera plus parfaite. Au fur et