‹ Les Allures cliniques de la Syphilis et les formes de paralysie générale consécutiveChapitre 126 sur 152 · EXAMEN ACTUEL · texte numérisé non relu

EXAMEN ACTUEL

a) Somatique. — Hémiplégie flasque du côté droit. Les crises jacksoniennes;du bras droit se sont répétées trois fois en deux mois d’internement. L’abolition du tonus musculaire est moins marquée dans la jambe que dans le bras. On a remarqué la flaccidité de la joue droite.

Anisocorie, la pupille droite plus grande, et déforma= tion; signe d’Argyll Robertson. .

Diminution des réflexes cutanés et tendineux à droite; de ce côté, signe'de Babinski. A gauche, les réflexes tendineux sont vifs; pas d'extension d’orteil. 3

Marche lourde; le malade traîne sa jambe droite. Les mouvements du membre supérieur droit sont assez limi-

tés. Pas d’apraxie psychique.

Langue, fégèrement déviée à gauche. Leucoplasie jugale évidente. \

Gros tremblements de la jambe et de la main gauches. A droite, le tremblement existe seulement dans les mouvements volontaires.

Dysarthrie aux mots d’épreuve.

Au cœur : clangor aortique.

Foie : petit, non douloureux.

Estomac : dilatation et dyspepsie; souvent dysenterie rebelle. |

Céphalalgie épisodiquement paroxystique.

État général : amaigrissement et facies terreux.

Fonctions trophiques aliérées: peau sèche, chute des dents, éruptions cutanées de boutons par poussées.

b) Psychique. — G... n'a pas de troubles de l'imagina-

tion ni de l’attention. On note encore dela dysmnésie et de l’amnésie antérograde.

ni persiste un léger degré de confusion mentale ; superpositions de souvenirs qui trompent parfois le jugement du malade’ Troubles de l’idéation, par persistance du délire hypocondriaque. Le malade est lucide, et cependant convaincu d’avoir son estomac troué et que les aliménts passent sans être digérés ; il croit avoir des animaux qui lui rongent l'estomac, animaux très petits et accrochés aux parois, ne pouvant sortir de son corps.

Troubles dela vue et de l'ouie, Il croit que les siens

l’appellent (il pleure en le disant), il les voit la nuit. If explique qu'il ne peut dire comment cela se fait, mais il en est sûr.

Affectivité exagérée.

Ton psychique déprimé : tristesse et pleurs.

Hypomimie. Pas d’actes délirants ni impulsifs.

Il lit ; il cherche à se distraire et demande une occupation pour se rendre utile.

Le matin, quand il se sent mieux, il s’occupe de ses affaires. Il voudrait sortir, mais il dit préférer un délai pour se, bien soigner. Il se montre aimable et reconnaissant pour les soins qu’on lui donne. Pas de délire de grandeur,

pas d'euphorie.

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