DÉBUT DE LA PARALYSIE GÉNÉRALE
Il ÿ a quatre ans, à la suite d’un surmenage cérébral, il a eu de l’anémie avec maux de tête très forts et asthénie. A cette date, un ictus avec perte de connaissance et paralysie du bras gauche demeuré flasque. Cela passa vite ; il était resté au lit trois mois. Piqûres d’énesol. E. était devenu plus nerveux et irritable. Pas d'idées de grandeur. Après ce temps, tous les vingt jours, crises d’engourdissement dans
le bras gauche ; il perdait ce qu'il tenait en main (jacksonien sensitif).
Il resta au repos six mois ; puis travailla durant sept mois, mais mollement. Il se trompait dans les additions et avait des pertes de mémoire. Un jour, pris de congestion cérébrale, il tomba à terre et dut être transporté chez lui. Il vomissait. Pas de délire. Conscience de son état. Deux fois il a eu cette congestion avec les mêmes phénomènes ; le lendemain il se portait bien. Six petites crises en trois mois. Elles duraient une demi-heure ; il ne vomissait pas. Après cela, il ne se sentait pas psychiquement fatigué. Il ne faisait pas d’actes extravagants, et ne déraisonnait pas.
En août 1916, E... a eu une attaque de paralysie ; tout le côté gauche est pris, raide, avec tremblement. Râles respiratoires ; état comateux. Durée : vingt-quatre heures. Après deux jours, crise d'angoisse ; il « craignait quelque chose », il était pâle, la parole lui manquait. Peu de jours après, nouvelle crise d'angoisse ; il voulait se jeter par la
fenêtre.