DÉBUT DE LA PARALYSIE GÉNÉRALE
Les premiers symptômes apparurent en 1911. P... commença par changer de caractère ; il semble avoir éprouvé à la mort de sa mère un gros traumatisme psychique ; il devint triste, ensuite très nerveux et irritable. D'humeur habituelle il était bon et gai. Il fit preuve d'une grande inquiétude, et s’agita ; il ne pouvait rester en place.
A cette époque, impuissance génitale. Il devient jaloux et montre une grave altération du sens affectif ; «il ne peut plus voir ni sa femme ni sa fille ».
Profonde agrypnie ; il se lève la nuit et fait des calculs ; il étudie dans des livres de physique ; il parle de faire des découvertes d'électricité qui lui « apporteront un argent fou ». Aucune faiblesse, ni tremblement des jambes ; seulement quelques accrocs fugitifs, en prononçant certains mots.Son euphorie augmente avec son activité intellectuelle et ses idées de richesse.
Pas d’hallucinations.
Anosmie et boulimie.
Une fois il a eu un ictus. ll tomba sans perte de connaissance, et il se releva de lui-même. Aucune faiblesse résiduelle.
Plusieurs fois il fut pris d’une vraie manie déambula-
è toire ; il marchait des journées entières sans se fatiguer.
VA
Due ETUDE DU CONJOINT ET DE LA DESCENDANCE
Femme bien portante. Aucun signe de contamination ; Wassermann négatif.
Une fille, née à terme un an après le mariage. Elle est chétive, sans signes d’hérédo-syphilis ; très bonne denti-. tion. Nerveuse, irritable. Elle marcha à quatorze mois, parla à un an, eut sa première dent à six mois; propre de bonne heure. Elle a été élevée difficilement jusqu’à huit ans. Assez intelligente. Wassermann négatif. A eu des fièvres avec délire. Premières règles à dix ans. Après la puberté, la précocité diminua. Maintenant, à vingt-sept ans, elle est plutôt
moins intelligente.