‹ Les Allures cliniques de la Syphilis et les formes de paralysie générale consécutiveChapitre 4 sur 152 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La paralysie générale progressive, qui est parmi les psycho-névroses une des plus nettement délimitées, grâce à la connaissance de sa pathogénie et aux nombreux travaux d'histo-pathologie et de psycho-pathologie accomplis sur elle, présente toutefois, par les différences des symp-

tômes qui accompagnent son début et son évolution, bien des côtés demeurés inexpliqués.

Ainsi peut-on se demander pourquoi les différences de ces symptômes s’accompagnent de différences curieuses dans l'état de santé ou de maladie du conjoint du paralytique général et de sa descendance ; ou encore, pourquoi certains cas peuvent bénéficier, quoique très relativement, d’un traitement antisyphilitique, alors que pour la majorité, la loi habituelle estqu’il n’y à aucun profit à ce traitement. | /

La difficulté de dire pourquoi chez un de ces malades on a tel syndrome et chez un autre de ces mêmes malades tel autre, demeure telle que M"° Thuillier-Landry, dans sa

thèse récente et fort appréciée, a souligné cette difficulte à propos des délires, quand elle remarque qu'il est impossible à l'heure actuelle « de relier les symptômes psychiques aux lésions anatomatiques, même quand ces lésions sont connues ». Et pour prendre l'exemple où les lésions anatomiques sont les mieux délimitées, cet auteur cite la paralysie générale, en disant: « Nous ne saurions démèêler pourquoi telle paralysie générale débute par une période d'expansion avec idées mégalomaniaques extravagantes, telle autre par un état de dépression sans idées délirantes (1). » DE Tant de points d'interrogation dans une maladie aussi importante que la paralysie générale, avaient sollicité depuis longtemps notre curiosité scientifique, et ils nous ont fait entreprendre pour y répondre les recherches clini- ques et anatomo-pathologiques que nous présentons ici. Il faut ajouter que l'expression Formes de paralysie que nous employons dans notre titre ne se rapporte pas directement aux syndromes de la paralysie générale sur lesquels sont basées les classifications habituelles des formes cliniques de la maladie de Bayle. Augmenter ou diminuer ces classifications en surajoutant un symptôme nouveau ou en englobant un autre dans ceux que l'on connaît déjà, ne servirait guère à l'intelligence plus essentielle de la paralysie générale. | :

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