DÉBUT DE LA PARALYSIE
- Le malade à subi, du fait de la déclaration de guerre en
— IOI —
1914, une forte émotion. Il ne parlait que d'elle et s’excitait beaucoup. Légère perte de mémoire. Il était devenu plus nerveux. Douleurs d'estomac. Le 18 décembre 1914, en quittant sa mère, il eut avec un profond chagrin une aphasie qui dura deux heures. Il était très pâle de visage. Il a parle depuis sans accrocs En juin 1915 dans ses lettres il oubliait les trois quarts des mots. L’idéation restait assez bonne, mais l'écriture tremblait. Quand il retourna chez lui au commencement de 1915; dit sa femme, «on voyait qu'il était fou, quoique en bonne santé». Il marchait bien, accusait très peu de tremblement aux mains, et parlait couramment, sans accrocs. Il avait le regard fixe et brillant. .Subitement se manifestèrent ses idées de grandeur : propos absurdes de faire de ‘grandes choses dans son métier, d'acheter une maison de campagne, de faire des cadeaux etc. Physiquement il était excité aussi : il marchait et remuait beaucoup. Son sommeil était très- agité ; il voyait des boches dans sa chambre. Forts maux de tête. I ne s’est jamais égaré dans la rue. [la maigri progressivement et son agitation physique et psychique a augmenté avec sa mégalomanie et ses idées de jalousie. Il fut réformé n° 2 en janvier 1915 pour début de paralysie.
Wassermann positif.