‹ Les Allures cliniques de la Syphilis et les formes de paralysie générale consécutiveChapitre 77 sur 152 · DÉBUT DE LA PARALYSIE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

DÉBUT DE LA PARALYSIE GÉNÉRALE

Le malade, habituellement pensif, est renfermé, parlant très peu, mais s’emballant pour un rien. Les premiers symptômes de la paralysie remontent à 1911. Il devient alors plus nerveux, frappe sa femme violemment, chose qu'il n'avait jamais faite ; il se montrait également jaloux. Il espérait ‘gagner de l'argent, parce qu’un numéro de loterie devait, en sortant, l'enrichir ; dans sa mégalomanie, il songeait à une extension -exagérée de son commerce. Boulimie ; pas d’habitudes alcooliques. À cette époque, il

ne tremblait pas ; il n’avait pas d’accrocs de la parole. Cetétat demeura stationnaire pendant des années.

* Audébut de la guerre actuelle, H... s'étant engagé volontairement, fut réformé pour varices, mais il se vantait ensuite d’avoir été blessé à la victoire de là Marne ; il était vantard, lui si réservé auparavant. Il devenait très brutal, frappant de plus en plus sa femme, et payait même quelqu’un pour la faire surveiller.

. Le 15 octobre 1915, il'ne rentra pas chez lui, sans qu'il y

ait eu de scène plus violente avec sa femme. Un an absent,

quoique n'ayant pas quitté Paris, il ne fit jamais rien pour revoir sa femme et son enfant.

Il rentra à son foyer en octobre 1916, d'une allure très naturelle, comme s’il avait quitté sa femme la veille.

Il se mit à causer aussitôt de ses richesses, montrant des billets de cent francs qui n'étaient que des papiers de réclame distribués dans la rue ; il parlait de faire des cadeaux à sa femme, de bijoux, d’un appartement nouveau, etc. Le soir il regardait le ciel, disant qu'il prenait des plans de la lune.

Il arrêta dans la rue des passants, disant qu'il était de la

police et leur demandant leurs papiers.

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