‹ Les Allures cliniques de la Syphilis et les formes de paralysie générale consécutiveChapitre 90 sur 152 · EXAMEN ACTUEL · texte numérisé non relu

EXAMEN ACTUEL

a) Somalique.— Du côté des yeux: rigidité et déformation pupillaires ; anisocorie, la pupille droite plus grande que la gauche ; mouvements des yeux normaux ; réaction conjonctivale normale ; Argyll Robertson négatif; pas de Morselli (réaction paradoxale de la pupille). Du côté des grands

appareils, on note que le foie est petit et douloureux ;

ventre ballonné; clangor aortique tres net. L'appareil respiratoire est normal.

Micropolyadénite au cou et à laine. {

Du côté du système nerveux on a noté : sensibilité cutanée et muqueuse intacte.

Marche très lourde, le malade traînant les jambes. Les fonctions trophiques et vaso-motrices semblent se faire mal: la peau est sèche, avec tendance aux eschares. Acrocyanose des mains et fourmillements.

Le sommeil est en excès, le malade étant habituellement somnolent. Pas de troubles cénesthésiques.

Réflexes : abolition des réflexes tendineux et diminution des réflexes cutanés. Ataxie locomotrice. Signe de Romberg positif. Pas de signe de Babinski ni de Dupré.

Aucune altération de la sensibilité superficielle et profonde. Tremblement de la langue (mouvements fibrillaires) et des doigts. Ictus aphasique.

b) Psychique. — Mémoire : forte diminution de la mémoire antérograde. On note de la paramnésie, La mémoire rétrograde est peu atteinte ; îlots intacts.

Attention : diminuée aux mental-tests, mais non abolie.

Perception : dans la journée, elle est bonne ; quelquefois, vers le soir, entre 8 et 10 heures, le malade a des s/}usions de nature visuelle. Il sort de son lit pour voir s'il y a quelqu'un.

Affectivité : conservée et même exagérée. Lè malade

pleure quand on lui parle de sa mère ou de sa femme. Il

pense « qu'elles souffriront ; qu’il ne peut plus les aider ». En dehors de ce sentiment, il est apathique.

Conscience : atténuée mais non abolie. Il reconnaît avoir . été, les soirs précédents, dans un état mental morbide, avoir vu quelqu’ün alors que « certainementil ne pouvait yavoir personne ».

Activité : fortement diminuée. Le malade est déprimé.

Mimique : triste, souvent anxieuse.

Langage : pauvre, peu abondant.

Parole : pas de dysarthrie.

Impulsions : rien à noter.Il a montré à son entrée à

l'asile quelque tendance homicide.

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