‹ Les almanachs de la RévolutionChapitre 1 sur 58 · IV PREFACE · texte numérisé non relu

IV PREFACE

che quelques anecdotes gauloises, ou se posant gravement le secret d 'énigmes faciles à déchiffrer Pour moi, je ne puis oublier avec quelle impatience nos paysans d'Alsace attendaient l'arrivée du Messager boiteux : je vois encore dans leurs mains ce grand cahier, avec son curieux frontispice et la reproduction de cette belle cathédrale qui, tout enfant, me pénétrait déjà dune profonde admiration. Ni livre ni journal ne l'emportaient dans la pensée de mes chers compatriotes sur le Messager boiteux de Strasbourg.

Quelle époque n'a pas eu ses almanachs? Quelle classe de la société n'a pas eu les siens ?. . . Si l'on me permettait, en passant, un peu d'érudition, je rappellerais , par exemple, que le premier almanach, ou armenac, a été présenté, en 143 r, au duc Philippe III dit le Bon par maistre Jehan de Wisalia, médecin, et je parlerais du premier calendrier xylographique de Johann von Smiinden, que l'on fait remonter à 1439, ainsi que de V Almanach Nova publié à Venise en 1 504. Je dirais que les bergers ont eu leur grand Compost ou calendrier en 1 5 1 6 ; les laboureurs, leur Prognostication en 1 588 ; les savants, leur almanach avec la division des temps, les discours des éclipses et leurs significations pour les affaires du

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