I. Réflexion sur les notaires comparés aux apothicaire
Les Pardevant réitérés,
En tout tems sont très-bien payés ;
Un Notaire a le stratagème D’arbitrer, se taxer lui-même :
Quant à ces donneurs d’anodins,
Qui contrefont les Médecins,
Leur tarif ne diffère guère,
Quoiqu’il* annoncent par derrière.
IL Sur le Chat d’un Greffe Criminel :
11 s’agiroit de décider Si d’un Chat mis pour ne garder Que les criminelles Archives De ceux qui vont voir d'autres rives,
Les griffes seroient plus au fait De piller par un tour adroit Qu'un Greffier à main agile :
Ceci n’est pas bien difficile,
Faisant celte distinction.
Pour des rats, oui : de l’argent, non.
8t3. — ALMANACH GALANT, MO- RAL ET CRITIQUE EN VAUDEVILLES, Orné de gravures. || A Paris, chez Boulanger, rue du Petit-Pont, à l'Image Notre-Dame. (1786). In-32.
Titre, dessiné par Berthaut, gravé par Queverdo, sur une draperie ornant un magasin de librairie, ti gravures non signées, une pour chaque mois de l’année. En voici les légendes :
l. Janvier. La boutique du Confiseur. — 2. Février. Les Patineurs. — 3. Mars. Les Masques. — 4. Avril. La Bouquetière. — 5. Mai. La Danse. — 6. Juin. Le Bain. — 7. Juillet. La Cavalcade. — 8. Août. La Moisson. — 9. Septembre. Les Parades de la Foire. — 10. Octobre, i Les Buveurs. — 11. Novembre. La Marchande
RELIURE EN SOIE OE L* ■ ALMANACH GALANT, MORAL. ■ < 1 jSÔj
Peinture «Je» plats suivant les modèles vendus couramment. (Collection du vicomte de Sarignv de Moncorps.]
(irand Carierai. — Alin Fr — T. t
XVIIIe SIÈCLE
de Marrons. — XJ. Décembre. Le Départ de j Campagne.
Texte gravé, composé de chansonnettes, dont ' quelques-unes légères. Calendrier pour X"86, î également gravé.
La Boutique du Confiseur. — D'après une épreuve avant la lettre.
Qui veut acheter du bonbon ?
Messieurs, ouvrez vos escarcelles.
Qui veut de friand macaron ?
Mettez-vous en frais pour vos belles.
Les catalogues Desnos, à la date de 1781, mentionnent déjà un « Almanach galant, moral et critique. »
[Coll, de Savigny, ex. avec reliure en soie blanche et peintures à la gouache sur les plats.] (Voir, ci-contre, la planche coloriée.)
[Cal. ex. aux armes de Louis XVI. 25o fr.)
814. — ALMANACH POUR LA PRÉ- SENTE ANNÉE, ou Petit Recueil d'estampes représentant la Mythologie, avec chansons analogues, etc. || A Paris, chez Desnos. (1786). In-18.
Le frontispice dessine par Desrais, gravé par Patas, porte : • Les Métamorphoses d'Ovide en chansons •. On peut donc en conclure que ce n'est qu'une mise en vente, à nouveau, de ce petit recueil composé de 52 figures à l'eau-forte, dont quelquesunes, tris jolies, non signées, mais dues également à Desrais et Patas.
[Coté de i5 à a5 fr.)
8x5. — ALMANACH UNIVERSEL ou Étrennes comme il y en a peu, Utiles et Amusantes. Contenant l'Idée du Monde, des Chansons nouvelles, des Pensées, Maximes, Réflexions, un État des Troupes, etc., etc. Pour l’Année 1786. || A Falaise (1), chez Bouquet, Impr. libr., et chez tous les Libraires et M<** d’AImanachs. (A Paris, chez Demoraine, rue St-Jacques. (1786-1819). In-32,
Pas de frontispice. Matières suivant le détail des titres qui ne subirent, du reste, que des modifications sans importance. Tables diverses.
Tantôt e utiles et amusantes », tantôt ■ utiles et agréables », les Etrennes Je Falaise conservèrent ce titre principal « Almanach Universel • pendant 14 ans. Avec l'An IX (Falaise et Paris, chez la citoyenne Patel, veuve Bouquet), elles renversèrent l’ordre des facteurs et devinrent « Etrennes Universelles, ou Almanach comme il y en a peu, etc... • Avec l'An XI elles arborèrent fièrement leur origine et furent les « Etrennes Universelles de Falaise *; du reste, toujours « utiles et agréables. »
Cet almanach se continuera, par la suite, sous te titre de : Nouvelles Etrennes Je Falaise.
[B. N. Collection depuis l’an VIII jusqu'en 1819 : manquent les années 1817 et 1818.]
816. — L'AMI DES DAMES ou Amusement de la toilette. Almanach pour la présente année, sur des airs choisis et notés par M. Gaudet. || A Amsterdam, et se trouve a Paris, chez Gueffier père, parvis Notre-Dame. 1786. In-3a.
Titre et frontispice gravés. Le frontispice représente une dame a sa toilette : à gauche, un personnage assis, chantant à la belle l'air à la mode dont il tient la musique en main.
817. — L'AMI DES FEMMES, OU LE VRAI MODÈLE DE LA GALANTERIE, contenant : i* Un Éloge en Vers du Beau-Sexe; Une Apologie de la Toilette, par Madame de Bourdié; 3* Des Réflexions sur le Luxe et sur les mœurs des Femmes ; 4* Une Épître à une Femme, par M. Collé, auteur de la t Partie de Chasse d'Henri IV. » Étrennes charmantes aux Jolies Femmes, petit
( t] Quoique imprimé à Falaise cet elmanach doit figurer ici à cause de son intérêt général. Du reste, par la suite, il portera l’adresse de Paris.
Secrétaire à leur Usage avec Tablettes Économiques, Perte et Gain. || A Paris, chez Desnos, Ingénieur-Géographe et Libraire de Sa Majesté le Roi de Danemarck, rue S1 Jacques, au Globe. 1786.
In-H-
Dans un avertissement en manière de préface, l’éditeur dit : ■ C'est un ami tendre, vrai et plein de délicatesse, qui prend la liberté de risquer quelques avis qui tournent tous à l’avantage des dames et dont l'observation ne peut que préparer leur bonheur, en faisant celui de leurs époux et de ceux qui doivent le devenir. La mode (qui subjuguera éternellement les Femmes), ainsi employée, tournant toute entière au profit des agrément de l'esprit et du corps, embellit à la fois l'un et l'autre; et peut-être est-ce de cette manière qu'un Politique adroit peut souvent faire de la chose du monde la plus indifférente, l'instrument de la félicité de toute une nation. • Frontispice représentant, dans un jardin, un abbé devant plusieurs dames parées, et 12 planches de modes, accompagnées de chansons gravées: 1. La Gabrielle d'Estrées. — 2. Le Juste à la Baigneuse du matin. — 3. Le Caraco à la mode :
En Corset blanc, en Jupon court.
On court plus vite après l'Amour.
— 4. La Lévite matinale. — 5. La Lévite cham- j pétre. — 6. La Lévite galante. — 7. La Pelisse polonaise. — 8. La Polonaise galante. — 9. La Robe du jour. — to. La Robe à l'Angloise. — 11. La Robe retroussée. — 12. La Robe d'hyver. Planches en hauteur, figures en pied, avec légende sur tablette grise.
A été annoncé sur les catalogues Desnos, sous le titre de : « Étrennes aux jolies femmes. »
(De 125 è 180 fr. suiv. état et reliure.]
[Coll. Paul Eudel.] j
818. — LES AMUSEMENS DE PARIS, Almanach Lyrique et Galant. [| A Paris, chez Jubert, Doreur, rue S1 Jacques, visà-vis les Mathurins. M.DCC.LXXXVI.
In*24.
6. L’Étonnement Mutuel. (Deux dames, en noble compagnie, rencontrent mutuellement leurs an tiquas époux.) — 7. Le Tableau du Bonheur. — 8. L’Amant Sot et Timide. — 9. La Promenade Délicieuse. (Le Palais Royal.) — 10. La Liqueur Spiritueuse. — ti. Le Triomphe de la Galté (scène dethéâtre : Pluton, Proserpine et Arlequin.) — 12. Le Passage difficile. (Un pont rompu.)
La plupart de ces vignettes, — toutes gravées avec un soin infini, —ont pour décor un coin du Palais- Royal. La « liqueur spiritaeuse ■ montre ainsi élégants et élégantes au café du Caveau, où se trouvaient, alors, les buttes de plusieurs personnages célèbres et, notamment, celui de Gluck.
Ce ravissant petit almanach est accompagné de 34. chansons sur les choses du jour, 12 se rapportant aux estampes dont je viens de donner le détail. Voici les titres des 12 autres :
Titre gravé et 12 jolies figures par Dorger.
I. Le Dessert à la mode. (Marchand de marrons autour duquel le public se presse.) — 2. Les Rencontres Inopinées. (Double rendez-vous.) —
3. Les Rafralchissemens utiles. (Consommateurs attablés au café de Foi :
Sa salle est pleine
Ainsi que aon pavillon verd.)
4. Les Plaisirs de la Jeunette. (Garçons et fillettes s'amusent tandis qu'un abbé conte fleurette à deux élégantes.) — 5, L’Heureuae Surprisa. — !
1. Le Marchand de Gaufres. — 2. Le Bureau de Confiance. — 3. Les Salles de Bains. — 4. Le Cabinet de Curtius. — 5. Le Libraire. — 6. Le Miroitier. — 7. Le Bijoutier. — 8. Le Marchand de Toile Cirée. — 9. Le Fripier. — 10. Le Restaurateur. — il. La Marchande de Modes. — 12. Le Billard Ovale.
Les Amusemtrts dt Paria furent un de cet petits bijoux qui ne quittaient pas les poches des élégantes. Tout Parir, du reste, chanta la Liqutur Spirituaust :
XVIII* SIÈCLE
Compositions de Dorgez pour l'almanach • Le* Amusemens de Paria. ■ — D'après l'exemplaire appartenant i M. de Savigny.