Le Taciturne déridé. — 5. La Fête Navale
De Berci le charmant Rivage Paroit s'embellir en ce jour,
Grâce au séduisant assemblage De maints objets dignes d'Amour.
Ce Dieu malin tire avantage Des agréraens de ce séjour Et dans le Parc la plus Sauvage Sous ses traits succombe à son tour.
6. La chute avantageuse. — 7. Le Grand Boulevard (chute d un cabriolet). — 8. Les Contemplateurs (Les astronomes contemplent les astres tandis que, dans les coins, les simples mortels contemplent les charmes des beautés.) — 9. Le Jardin dangereux :
Que ce lieu favorable Aux doux loisirs Soit l'Asile agréable De nos plaisir (sic).
10. L'heureuse attente.— II. La Course originale (Course au chapeau par trois belles en jupon court, devant un public nombreux de consommateur*, dans une guinguette.) — 12. Les Petits Canadiens (Scène de danse dans une guinguette, avec une «vielleuse * pour orchestre).
Almanach entièrement gravé, avec chanson» et musique, consacre aux plaisirs et aux petites scènes joyeuses de l'époque. Avec calendrier et le • Nécessaire des Dames et des Messieurs ou Dépositaire fidèle et discret. »
[Coll. Eugène Paillet. Il Coll. Paul Eudel, avec calendrier se dépliant pour 1788.]
'De i5o à 200 fr. suivant l'état et la reliure.]
XVIIIe SIECLF.
869. — CALENDRIER MUSICAL UNI- j VERSEL contenant L’indication des Cérémonies d'Êglise en Musique, les Découvertes et les Anecdotes de l’année; un choix de Poésies adressées à des Musiciens; la notice des Pièces en musique représentées à Paris, à Versailles, à Saint-Cloud, sur les différons Théâtres de l’Europe, tels que ceux de Londres, de Vienne, de Saint-Pétersbourg et des principales villes d’Italie, le relevé des Ouvrages sur la Musique et des productions | musicales publiées à Londres et à Paris; : la liste des Professeurs, des Marchands de ! Musique ; Luthiers, Facteurs d’instru- j mens, Graveurs-Imprimeurs, Copistes, etc. j Pour l’année 1788. || A Paris, chez Prault, imprimeur du Roi, quai des Augustins,
A l’Immortalité, et chez Leduc, au Magasin de Musique et d'Instrumens, rue du Roule. [La seconde année porte : chez l’Auteur, maison de M. Le Duc. J 1788- 1789 : 2 années. In-12.
L'auteur, Framcry, compositeur, était connu pour set traductions d'opéras italiens, et pour son opéra, La Sorcière far Hasard. Almanach fort bien fait qui devait donner un catalogue général de toute : la musique existant à Paris, mais ce travail consi- ] dérable resta à l'état de projet.
Le calendrier, proprement dit, est destiné parti- ; culièrement aux personnes qui suivent les organistes.
Tris complet sur les théâtres étrangers, cet almanach donne, également, quelques détails, clairsemés malheureusement, sur les théâtres de province, • les Directeurs n'ayant pas pris la peine de fournir à l'auteur les renseignements demandés. »
Pour les demeures des musiciens il faut surtout consulter la seconde année.
[B. N. (| Coll. Arthur Pougin.]
870. — LE CHOIX DU SENTIMENT ou le Secrétaire aussi utile qu’agréable, conienantdes bouquets, des compliments de nouvelle année, des remerciements tant en vers qu’en chansons, avec des airs notés. Almanach pour la présente année 1788. U A Paris, chez Mérigot.
In- 18.
Frontispice gravé par Ransonette, a graveur ordinaire de Monsieur •, et représentant des Amours qui cueillent des fleurs dans un jardin. Almanach publié par un nommé Boutillier et dédié par lui à la marquise d'Usson.
[D’après F. Poujr.J
871. — ÉTAT DE LA MAGISTRA- TURE EN FRANCE.Tome premier.Année 1788. || A Paris, chez l’auteur, quai des Miramionnes, n°44, chez Roycz, Libraire, Quai des Augustins, près le Pont-Neuf.
M.DCC.LXXXVIII. 1788-1789. In-8
L'auteur est M. Duhamel. L’ouvrage se vendait 5 liv. en feuilles, et 6 liv. broché.
Il contient, outre les noms des magistrats et des officiers composant les cours souveraines et autres tribunaux, • l* l'époque de la création de tous les tribunaux supérieurs ; 2* l'étendue du ressort de leur justice ; 3* la description de tous les sièges subalternes qui en dépendent; 4* Une notice claire, précise, instructive, des Coutumes observées dans chaque ressort, ou des Règlements particuliers qui y dérogent. • — Chaque tribunal et chaque charge sont précédés d'une notice historique.
Carte du Parlement de Paris et de toutes ses juridictions.
Devint l’année suivante :
— État de la Magistrature en France. Pour l'Année 1789. Publié pour la première fois en 178S. On y joindra successivement une Carte du Ressort de chaque Parlement. Il A Paris, chez l'Auteur, etc. M.DCC.LXXXIX. In-8.
Avec la carie du Parlement de Toulouse.
[Cat. de 6 i 8 fr., broché.]
871. - ÉTRENNES COMME IL Y EN A PEU, pour 1788. || A Paris, chez Laurens junior, rue Saint-Jacques, en face de celle des Mathurins. 1788-1790.
Mélange de traits, de bons mots, et do récits en tous genres. Publié par une dame Bouquet, Auteur- Libraire, à Falaise, en Normandie. Voici ce qu’on lit à son sujet dans le Petit Almanach de nos Grandes Femmes : • Cette muse originale nous a déjà régalés d'une foule de chansons frappées au bon coin ; mais le meilleur plat de son métier est un Almanach pour l'année bissextile 1788, intitulé : « Ktrennes comme il y en a peu »,on pourrait dire : comme il n'y en a point. C'e»t une encyclopédie en miniature. Prose, vers, astronomie, géographie, physique, bons mots, anecdotes curieuses, tout s'y trouve : en un mot, c'est le vade-mecum des plus grands connoisseurs de Falaise. »
873. — ÉTRENNES DE MNÉMOSYNE, ou Recueil d'Épigrammes et de Contes en vers. H A Paris, chez Knapen et fils, rue Saint-André-des-Arcs, en face du Pont- St-Michel. 1788-1790: 3 années. In-12.
Tous les journaux de l'époque parlèrent avantageusement de ce recueil, de ses contes et de ses
épigrammes. La déesse de Mémoire ne craignait pas les petites pièces agréablement tournées. En voici une d'un M. Knapen, de l'Académie d’Arras, qui renseignera sur le ton général du recueil :
Monsieur Tartuffe un jour entra chez Lise
A pas de loup, et sans être attendu.
La voyant dans les bras d'un amant... qui 1 eutcru ?
O Ciel 1 s'écria-t-il, que veut-on que je dise?
La Dame répartit, s’étant un peu remise,
Hé, mai» ! dites, Monsieur, que vous n'avez rien vu.
874. - ÉTRENNES DES ENFANTS D’ESCULAPE, dédiées au beau sexe. [Épigraphes:]
Suât boni, tunt qu*dam mediocrîa.aunt mal* tnulti Qu* legii, hic aliter non fil, emice, liber.
L'Ouvrage que tu vois paroitre A du bon, du passable et du méchant aussi ;
Le méchant excède peut-être;
C'est le sort de ces Livres-ci.
Il A Londres, et se trouve à Paris, chez Maradan, libraire, et chez Debray.
(1788). In-18.
Satire a»»ei piquante contre le» médecin» et lea coquette». Le» docteur» tel» qu'il nou» le» faut, les vapeur», le» charlatans, etc... Cet almanach est orné d'un frontispice : Le» Docteur» à Longehampi, (grande gravure se repliant), avec une légende en vers burlesques dont voici la reproduction :
D'abord Esculape en brouette,
Six opérateurs à cheval,
Chacun sonnant de la trompette Sous un habit de carnaval....
Douze excellents fumigateurs,
Deux fiacres remplis d'accoucheurs ! . . . .
Enfin, tout récemment frotté,
Un vieux carrosse de remise,
Où, sur un siège épousseté.
On voit la médecine assise,
Au milieu de quatre docteurs.
Après viendront les fossoyeurs.
Le frontispice a été reproduit dans les Almanachs de Champier.
875. — LES FARIBOLES DU PAR- NASSE. || A Pari», chez Jubcrt, Doreur, rue St-Jacques, vis-à-vis les Mathurins.
(1788). In-32.
Recueil de chanson», avec titre gravé et 1 J ravissantes composition» signée» de Dorge», dont voici le» légendes :
1. Le tête à télé Bacchique. — 2- La Déclararation efficace. — 3. Le Sabot casse. — 4- Le Retour désiré. — 3. L'Hommage agréé. — 6. Le
• Départ favorable. — 7. Les écarts permis. — 8. L'Anglais à Paris. — 9. La Belle Jambe : Lorsque Fillette gentille
[Fait voir la jambe qu'elle a,
Feu d'amour alors pétille Dans les yeux de qui voit ça.
Le cavalier qui la guette Admire ces charmes-là I Il lui dit qu'elle est bien faite...
Quel mal trouver à cela ?
— 10. La Belle nourice (rie). — II. Les Tablettes de l'Amour. — 1 2. Le Mouton chérie (sic).
[Communiqué par M. Bihn.]
876. - LES INTRIGUES DE LA CAPI- TAL [sic) Accompagnées de plusieurs autres. || A Paris, chez Jubert, Doreur, rue Saint-Jacques, la Porte cochère visà-vis les Mathurins (1788). In-32.
Almanach orné de 12 compositions dessinées par Binet, gravées par Dorgez : I. L'Anti-mesmériana ou le Docteur pour lui-même. — 2. Le Danger de l'exemple. — 3. La Constance rêvée. — 4. Le Doute légitime. — 5. La Morale de Cythère :
Composition de Binet. — D'après une épreuve grossièrement coloriée (Coll, de Savigny.)
Quand on s’aime d'amour sincère Pourquoi ne pas se rendre heureux Plus on attend, plus on diffère,
Plus les regrets sont douloureux
La Double infidélité.
XVIIIe SIECLE
Si la vertu, si la Sagesse Doit avoir du prix à nos yeux,
C'est dans l'âge de la Vieillesse Où l'on ne sauroit faire mieux.
6. Le Dédain bien Placé. — 7. Les Bois (une femme qui montre sa jambe pour relever son bas : de toutes parts surgissent des... amateurs qui contemplent, meme à l'aide de lorgnettes, les charmes cachés) :
Tandis qu'avec son chien Damon Folâtre sur l'Herbette,
Sa gentille épouse Alison
Fait voir jambe bien faite.
Désir de voir ces charmes-là Fait braquer la lorgnette On lorgne jambe et Caetera,
On voit et l'on regrette.