L'Amour d’intelligence
Comme sur tous les petits almanachs de chez Boulanger, on lit au verso du titre : • Remarques pour la présente année (1790.) •
[De 80 à 120 fr., suivant l'état et la reliure.)
[Coll, de Savigny. [| Coll. Paul Eudel.]
992, — RECUEIL DE CONTES LYRI- QUES sur les Aventures du Jour. Extraits des Après-Soupés {sic) de la Société. j| 5. /. nid. (Paris, Jubert, 1790). In-18.
Titre gravé dans un encadrement, avec sujet. Almanach orné de 6 gravures, non signées, et sans légende. Voici les sujets auxquels elles se rapportent : — 1. Les Confidences à la mode. — 2. L'abbé qui veut parvenir. — 3. La Femme de bon appétit. — 4. Madame Collet monté ou le jeune homme bien corrigé. — 5. L’École des jaloux ou le mari de bonne compagnie. — 6. Le. jeune seigneur bien poli.
Cet almanach, qui ne porte aucune indication de lieu, est suivi d'un s Souvenir des dames et des messieurs, édité à Paris, chez Jubert, Doreur, rue
Saint-Jacques, la porte cochère vis-à-vis let Mathurint. »
Texte en vert, suivi d'airs détachés notés en musique.
Calendrier pour 1790.
[De 40 à 70 fr. suivant l'état et la reliure.] [Coll, de Savigny.]
993. - LE RÉGIMENT DE LA CA- LOTTE, Étrennes patriotiques Dédiées à tous les ordres Religieux réformés. Voyez page 3i (sic). [Épigraphe:]
Se prévenir d'abord et juger sur le mot,
Lecteur, vous le savez, c'est le propre d'un sot.
Or, n'écoutez donc point la cohorte ennemie,
Lisez et moquez-vous de l'aristocratie.
H A Paris, chez Laurens junior, Libraire-Imprimeur de la Nation, rue Saint- Jacques, vis-à-vis celle des Mathurins, n* 37. Et chez les Marchands de Nouveautés. 1790, In-8.
Frontispice, gravé et colorié, représentant un gros abbé se prélassant dans un fauteuil et un abbé maigre près d'une table sur laquelle se trouvent une bouteille et un morceau de pain. En voici la légende :
996. - TABLETTES DE RENOMMÉE OU DU VRAI MÉRITE, et d'indications Générales des Artistes célèbres et autres personnesd’un mérite distingué en chaque genre : Avec une notice des ouvrages, I inventions, nouvelles découvertes et autre motifs qui les rendent recommandables; Les remèdes et secrets approuvés; Le départ et arrivée des couriers (sic) et voitures publiques, la taxe des lettres, le prix des places, celui des effets, la distance des lieux de chaque Ville à la capitale et autres objets de goût, de modes, d'économie, d'agrémens et d’utilité ; Pour servir à l’Almanach Dauphin.
Prix 6 livres. || A Paris, chez La V™ Duchesne, rue St-Jacques, au temple du goût. Bailly, rue St. Honoré, vis-à-vis la barrière des Sergens. Au Palais-Royal, chez tous les Marchands de Nouveautés, les Libr. et Directeurs des postes du royaume. Et au bureau d’Adresses et d'indications Générales, rue et Hôtel de Bussy, où l’on reçoit tous les abonnemens, avis, observations et changemens de domiciles relatifs à cet ouvrage. M.DCC. XCI. In-8.
L'Abbé d' Autrefois. L’Abbé d’Aujourd'hui.
J'ai perdu mes six bénéfices,
Chères Cousines, quel malheur !
Dire moi-même mes offices,
Mais l c'est se moquer, en honneur.
Même texte que Bon Jour Bon An. [Voir, plus haut, n* 971.]
994. — LE RÉPERTOIRE DES VOYA- GEURS. || A Paris, chez Jubert, Doreur, rue St-Jacques, vis-à-vis des Mathurins.
1790. In-64.
Recueil de chansons, avec 8 figures et un calendrier.
[ColL Gaston Tissandier.}
995. — LA SOIRÉE DU BOIS DE BOU- LOGNE. Almanach pour rire et chantant.
|| A Mégare ; et se trouve à Paris, chez Tiger, Rédacteur et Éditeur, au Pilier Littéraire, place de Cambrai. Et chez les Marchands de Nouveautés. 1790. In-32,
Frontispice gravé, colorié (jeune femme au bois). ■Recueil populaire do pièces diverses, prose et vers.
Ces « Tablettes » annoncées en tête de V Almanach Dauphin de 1785 ont dû paraître cette même année ainsi qu’on peut le voir par les Tablettes de Musique (voir, plus haut, n* 804). Elles formaient le complément de la partie commerciale, < une partie libérale », pour ainsi dire, et devaient se composer de six parties :
x. — Tablettes de l’ Université. (Orateurs célèbres, professeurs d’éloquence, de Mathém. d'Astron. de Phys. d'Hist. nat. de Géogr. Maitres de langues, de pensions, etc.)
2. — Médecine . (Médecins célèbres, chimistes, Chirurg. avec notices des ouvrages, cures et Opérations qui leur ont mérité la confiance publique.)
3. — Agriculture. (Ouvrages les plus estimés, procédés les plus utiles, et tout ce qui peut tendre à l'économie rurale et i la culture des terres, pépinières, jardins fruitiers et potagers.)
4- — Architecture. (Architectes, ingénieurs, constructeurs, entrepreneurs, arpenteurs, toiseurs. Vérificateur et les plus habiles peintres, Sculpteurs Dessinât, et Graveurs. Avec une notice des Ouvrages qui leur ont acquis de la célébrité.)
5. — Musique . (Auteurs, compositeurs, Virtuoses et Amateurs, facteurs d'Instrumens, Copistes et Marchands de Musique, avec un tableau sommaire des Spectacles et des plus habiles commédiens (jie) en chaque genre.
ô- — Arts Méchaniques. (Horlogers, Opticiens,
Serruriers-Méchaniciens et autres Artistes d un mérite distingué, avec une notice des Objets de goût, de modes, d'agrément, d'utilité et le prix de
ceux qui en sont susceptibles, tels que les Tables
d'hôtes, les Hôtels garnis, les Pension (sic) Bourgeoises, les Voilures publiques, et autres objets
qq7. — LE TRIOMPHE DU SENTI- MENT OU LES MŒURS CORRIGÉES, Almanach orné de jolies gravures. || A Paris, chez Janet, successeur du sieur Jubert, rue St-Jacques, vis-à-vis les Mathurins. 1790. In-32.
Almanach entièrement gravé, avec quelques planches de musique. Titre, relevé d'aqua-tmte, avec Amour, colombes et autres attributs et douze compositions dont voici le sujet: I. Le Triomphe du sentiment. - J. La Tourterelle et le Rossignol.
— 3. L'Heureux retour. — 4. La Jouissance des vieillards. - 5. La Véritable philosophie. - 6. L'Homme sensible. - 7- Le Prix de 1. bienfaisance.
— 8. L'Homme content de tout. — 9. L Heureuse réconciliation. — 10. Le Conseil difficile à suivre.
— U. L'Amant reipectueux. — ». Le Bâtard au coin du feu.
Victor Champier, dans set brèves notes sur les almanachs, ne mentionne que 8 planches : 1 exemplaire vu par lui était sans doute incomplet. A la planche 1 il donno comme légende : La 1 urlurctlc cl U Rossignol. Je pense que c'est une erreur de composition et non une légende modifiée.
J'ai rencontré cet almanach avec un calendrier pour 1792.
[De 60 â 130 fr., suivant l'état et la reliure.)
[Coll. Paul Eudel, ex. cartonnage populaire.)
nq8. - ALMANACH D’ÉDUCATION ou Abrégé de toutes les Sciences à l’usage des Enfans de Six ans jusqu’à Douze et au dessus. || A Paris, chez le Vachez, au Palais-Poyal, n” 258. 179‘- In‘24-
Titre gravé en bistre, les lettres étant dans un médaillon avec attributs, et deux gravures egalement en bistre: I. Le prix de. Vertus. - 3. Le
prix de» Talcns. .
Causeries (par demandes et réponses) sur ta Geographie, l'Histoire, les Sciences, la Constitution française. Gentil almanach comme toutes les publications de Levachex.
Calendrier pour 1793. .
jB. n. — p R 63 Reserre. J
non. - ALMANACH DE LA FÉDÉ- RATION DE LA FRANCE. Dédié à la
Nation. || A Paris, chez Blanmayeur Successeur du S' Boulanger, rue du Petit- Pont, à l’Image N.-Dame. (1791.) In-32.
Titre gravé avec attributs patriotiques, bonnet de la Liberté, coq gaulois, etc. Recueil de chansons
XVIIIe SIÈCLE
2ÔI
arec 12 planches très soigneusement gravées intéressantes pour les modes, ornements, et détails d'intérieur du jour : I. Le Bouquet volé. — 2. Le Maire citoyen. — 5. Les Travaux^ du Champ de Mars. — 4. La Fête des Champs-Elysées. — 5. L'Amour patriote. — 6. La Françoise patriote. — 7. Les jeunes soldats Parisiens. — 8. Le Récit attendrissant. — 9. Le Pacte fédératif. — 10. Ici l'on danse. — 11. La Lecture des Droits de l’Homme. — 13. Le Double serment.
[De 80 à 120 fr., suivant l'état et la reliure.] [Coll. Victorien Sardou.]
1000. — ALMANACH DE TOUS LES SAINTS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE qui doivent sc réunir dans la Vallée de Josaphat après la Constitution. Année 1791. || A Paris, Et en Province, chez les principaux Libraires. L'an 2* de la Liberté. In-18.
On lit, dans l'avertissement placé en tête du volume : > Pour le calendrier, au lieu des noms de Saints auxquels on ne croit guères, nous avons pris des noms de Constitution auxquels il faut qu’on croye. Au lieu de Saint Mathieu le Publicain, nous (car nous sommes plusieurs) avons mis M. Dupont de Nemours , M. Guillotin a pris la place de la décollation de Saint Jean Baptiste.
• Pour remplir les 365 jours, noua aurions désiré ne mettre que ceux qui ont été distingués par l'Assemblée, pour être mis dans scs Comités, Présidences et Secrétariats; mais ce nombre n’étant pas suffisant, nous en avons choisi quelques autres que nousa dénoncé la voix publique, comme Saint Maury, Saint Mirabeau-Bacchus, Saint Lambert, ci-devant Normand, Saint Roi et Saint Guilhermy. Nous avons ajouté certaines petites notes et anecdotes critiques sur quelques-uns de nos augustes Législateurs. •
[Cat. 5 à 6 fr.]
1001. — ALMANACH DES ADRESSES DES DEMOISELLES DF, PARIS, DE TOUT GENRE ET DE TOUTES CLAS- SES, ou Calendrier du Plaisir, contenant leurs noms, demeures, âges, portraits, caractères, talens et le prix de leurs charmes, enrichi de Notes curieuses et Anecdotes intéressantes. || A Paphos, de l’Imprimerie de l’Amour. 1791-1792. In-12.
(96 pages.)
* Peu d’Almanachs », dit la préface de ce petit opuscule rarissime, « offrent autant d'utilités que celui-ci, principalement pour les étrangers toujours appelés dans la capitale par l'attrait du plaisir, etc. Ce petit livre pare à tout, répond à tout et prévient tout. Un étranger, un provincial, ou un parisien,
ont-ils un désir à satisfaire, un cœur à soulager* notre petit livre est IA qui leur tend les bras, ils n'ont qu’à le parcourir, consulter leur bourse et jeter le mouchoir. C'est un sérail portatif ; pour 24 sols un simple citoyen devient un véritable sultan. > Dans ce Bottin des artistes et « non des amateurs •, ainsi qu'on a soin de nous le faire savoir, figurent, en effet, nombre de femmes, quelques-unes fort connues. C'est un véritable guide de l'amour.
Cet almanach rencontra, parait-il, d'assez nombreux acheteurs, car il en fut fait une nouvelle édition pour 1793 et une réimpression en 1793.
Voici le titre complet de la seconde année :
— Almanach Jet Demoiselles de Parit, de tout genre et de toutes les classes , ou Calendrier du Plaisir contenant leurs noms, demeures, âges, jaillcs, figures et leurs autres appas, leurs caractères, talens, origines, aventures, et le prix de leurs charmes. Corrigé, augmenté et suivi de recherches profondes sur les filles Angloises, Espagnoles, Italiennes et Allemandes. || Chez tous les marchands de nouveautés. A Paphos, de l'Imprimerie de l'Amour. M.DCC.LXXXX11. In- 13 (120 pages au lieu de 96.)
Celte année contient, en plus, les adresses des Demoiselles du Palais-Royal avec leurs qualités et leurs défauts et les principales adresses de Cithcre (pensionnaires des maisons de joie.)
On peut juger par les extraits suivants de son esprit : < Contât, rue des Saints- Pères; son histoire est coulée à fond, il est inutile d'en parler ; nous dirons seulement qu'elle quitte le théâtre pour se vouer entièrement au culte de Vénus: l5 louis. Desbrosses, place du Théâtre italien, aimable bredouilleuse extrêmement large (de taille s’entend), embonpoint succulent, c'est un vrai matelas de plumes : 10 louis. Julie, rue de Beaujolais, 74, 36 ans, mince et blonde, marchande en gros et en détail, dont le magasin est bien fourni , on ne garantit lien; une salade et 3 livres, etc., etc. >
L'échelle des prix est assez curieuse A suivre : on y voit des filles pour5o sols et pour 3 livres, tandis que d'autres sont cotées 13, 34 et 3o livres, sans compter les autres petites douceurs.
L'année 1793 est, peut-être, plus intéressante, parce qu’elle donne des renseignements complets. Du reste, nombre de publications, faites depuis, se trouvent calquées sur ces singuliers recueils.
Peu nombreux sont les exemplaires connus de Y Almanach des Demoiselles et cette littérature, il y a quelques années peu recherchée, est aujourd'hui fort prisée. En i858, l'année 1791 était cataloguée par Techener 6 fr. Depuis lors, le prix des ■ Demoiselles » a quelque peu augmenté, même sous la forme Almanach, et ces plaquettes se paient de 5o à 130 fr. suivant l’état et la reliure.
[A. 1792. mar. r. 100 fr., cat. Morgand. || Vente de La Bassetière, 1 Déc. 1893: Année 1793, ex. mar. bleu, non rogné, 36 fr.]
[Coll. A Bégis.]
1002. — ALMANACH DES DEMEURES DES CI-DEVANT NOBLES résidant» à Paris, et celles des avocats, notaires, procurcurs, etc. || A Paris, chez M** Lesclapart, Libraire de Monsieur. 1791-1792.
2 années. In-12.
Suite de V Almanach des Adresses de Paris (voir, plus haut, o* 956.)
[Cat. de 10 à 20 fr.]
1003. - ALMANACH DES 83 DÊPAR- TEMENTS ou Almanach National géographique, utile aux Citoyens de toutes les Classes et de tous les Départements, Dédié aux Défenseurs de la Liberté, aux Amis de la Révolution et, particulièrement, aux Dames, par M. Champin, pour l'année 1791, première Législature de la Constitution françoise. || A Paris, chez la veuve Duchesne Fils. 1791-1792. In*t2.
L’année 1793 est sans nom d’auteur.
Cet almanach consacré aux renseignements administratifs officiels, est orné d’une carte coloriée du département de Paris divisé par districts et cantons, donnant la division de la capitale, en 48 sections et d'une carte de la France en départements.
11 se vendait sous deux formes : i* broché avec cartes en noir, l 1. 10 sols; 2* relié avec cartes lavées, 3 1. 8 sols.
A la fin est un calendrier ayant pour chaque mois des tablettes ou souvenirs dont l’utilité est expliquée comme suit par l’auteur :
« Chacun prenant part aux affaires publiques, il s’ensuit une somme d’idées plus considérable a saisir et à retenir.
« Dans la crainte de les laisser échapper de sa mémoire, il est nécessaire de pouvoir s’en assurer au moment même le souvenir. Un papier isolé s'égare trop souvent ; c'est pour obvier à cet inconvénient, et faciliter un genre d’utilité qui devient générale, qu’on a conserve une page blanche à côté de chaque mois du calendrier, pour tenir lieu de tablettes, bien autrement nécessaires que celles qui servoient jadis à rimer un bouquet i Sylvie. »
[Cat. de 10 à 12 fr.] [B. N.J
1004. — ALMANACH DES TRIBUNAUX et Corps administratifs du Département de Paris pour 179t. || Paris, chez Pain. 1791- 1792. 2 années. In-12.
Cet almanach purement administratif, mais dont le classement laissait, paraît-il, fort à désirer, ne
rencontra pas auprès du public spécial un très chaud accueil.
Dès l’année suivante, il lui vint, sous le titre de e Almanach Royal des Tribunaux, • une concurrence qui fut plus heureuse. (Voir, plus loin, n* 1045.]
1005. — ALMANACH DU THÉÂTRE DU PALAIS- ROY AL. Prix broché : 24 sols, par Levacher de Chamois. Année >79t* Il Paris, de l’Imprimerie de Cussac, Libraire, au Palais-Royal, n** 7 et 8. In-18.
Almanach spécial au Théitre du Palais-Royal, comme l'indique le titre, et qui a dû paraître dès 1786, chez Royer. Historique du théitre depuis son origine, description de la salle nouvelle, acteurs et personnel, catalogue des pièces jouées depuis l'origine, aux Boulevards, pièces montées en 1790, noms des auteurs qui ont travaillé pour le théitre.
[Coll. A. Pougin.]
1006. — ALMANACH DU TROU-MA- DAME, Jeu très-ancien et très-connu, Et la cause de presque toutes les Révolutions. || A Paris, chez Cuchct, Libraire, rue et Hôtel Serpente. 1791. Pet. in-12.
Almanach libre et satirique n'ayant, du reste, d’almanach que le nom. Très amusante introduction dans laquelle l’auteur développe sa théorie des Trous > qui maintiennent et qui donnent le ressort à ce vaste univers. ■ Rien ne s'opère que par les trous; ce sont eux qui maintiennent l’ordre, la société, la liberté, les monarchies, les républiques. « Une chambre, une voiture, une armoire, ne me serviraient de rien sans les trous ; la fenêtre, la cheminée reçoivent l’air et le feu par des trous. Je joue au biribi, au loto, au trictrac, et me voilà tout à coup arrêté s’il n'y a des trous. Une bouteille, un verre, une tasse, autant de trous nécessaires pour humecter le gosier, et le gosier luimême est un trou, qui conduit à l'estomac qui est un autre trou, et qui, de trou en trou, conduit on sait bien où, et c'est encore un trou. »
L’almanach se compose de douze histoires, une pour chaque mois, et toutes relatives au Jeu du Trou-Madame, « ce jeu dont le despotisme voulut souvent disposer à son gré. »
Quelques rares exemplaires possèdent un frontispice, figure légère, mais nullement érotique.
Une réimpression a été entreprise en 1870, par Gay, à Turin, avec une notice bibliographique. [5 Ex. sur Chine.]
Vente Leber, n* 2566. (] Vente Lefebvre d’AUeranges, mar. 5o fr. || Vente Veinant, d. rel. 32 fr.
(Edition originale, 20 à 40 fr.] [B. N. - p. R. 64-]
1007. — L’ALMANACH EUROPÉEN, ou l’Europe donnant pour Étrennes des j Décrets de l'Assemblée Nationale relatifs ! aux besoins de ses enfants, connus sous i les noms d’Italie, d’Angleterre, d’Allemagne, de Prusse, d'Espagne, de Portugal, de Suède, de Danemarck, de Pologne, de Russie, de Turquie, etc. || A Paris, chez Cuchet, Libraire, rue et hôtel Serpente. M.DCC.XCI. In-18.
Ouvrage politique, contenant un article pour chacun des mois de l'année et te terminant par quelques prédictions humoristiques. Le titre de départ, légèrement différent, est rédigé comme suit :
* Almanach des Nations pour l’An 1791 , ou l'Europe donnant des Étrennes Françoiscs à ses Enfants. » Dans une suite de longues tartines filandreuses, l'Europe est censée s'adresser à tous les piys donnant à chacun, à tour de r61e, un gage de son amour, de sa tendresse maternelle, sous forme de conseils, en énumérant tout au long les choses à faire et les choses à éviter.
Cet almanach (appelons-le ainsi pour rester conformes à son titre) est écrit dans un esprit très accentué de modération et de conciliation.
[Cat. 4 et 6 fr.]
1008. — ALMANACH GÉNÉRAL DE TOUS LES SPECTACLES DE PARIS ET DES PROVINCES, pour l’année 1791. Contenant une notice exacte de tous les Spectacles de la Capitale (1) [depuis l'Opéra jusqu’aux cafés les plus célèbres], Les noms des Directeurs, Musiciens, Employés ; la critique impartiale de toutes les Pièces jouées à Paris en 1790 ; le nom des Auteurs et Compositeurs ; l’emplacement et la description des Salles ; le prix des places ; des anecdotes et des réflexions relatives à tous les Spectacles en général, et à chacun en particulier ; un tableau philosophique de l’utilité générale et particulière de chaque Théâtre, de leurs succès relatifs, des obstaclesqui peuvent s’opposer à leurs progrès, etc. et généralement de tout ce qui contribue aux progrès de l’art dramatique en France. ]| Ouvrage
(l) Le sommaire de la seconde année contient, en plus, ici, les mots : « Et des Provinces » et les mots entre crochets n’y figurent point. D’autre part, au lieu : a Des Provinces *, le titre général porte : a De la Province. »
absolument nouveau dans ce genre, nécessaire à tous ceux qui ont des relations avec les Théâtres; curieux pour tous les Amateurs et utiles (sic) à tous les Étrangers.
Par une Société de Gens de Lettres et d 'Artistes. Prix : 36 s. broché et 48 s. relié. || A Paris, chez Froullé, Libraire, quai des Augustins. M.DCC.LXXXXI.
1791-1792. 2 années. In-18.
Calendrier grégorien. Préface dans laquelle les auteurs — Lebrun et autres — constatent que la Révolution qui a tout changé n’a presque fait encore aucune sensation dans la République des Beaux-Arts. « Il est surprenant qu’au milieu des réformes les lettres subissent encore lo meme sort qu’autrefois, que le joug avilissant du despotisme pèse toujours sur le talent et sur le génie. Les théâtres continuent à être le foyer des cabales, des injustices, des vexations, des caprices et de l'orgueil de certains despotes. D’une part, des écrivains intrigants accaparent un théâtre ; d'autre part, des comédiens prévenus accaparent une société d'auteurs ; ici, tel théâtre accapare tel journaliste ; là tel flatteur intéressé accapare le directeur. ■
Les auteurs protestent contre l'exclusivisme de l'/i/manjc/i des Spectacles et déclarent qu'ils parleront avec la même précision, avec la même impartialité de tous les théâtres. Ce qui est certain, c’est que depuis i’Opéra jusqu'aux Ombres Chinoises du Palais-Royal, rien n'y manque. Les Ménageries ; elles-mêmes y ont leur place ainsi que les théâtres de société, le Cirque National où siégeaient alors les « Amis de la Vérité » avec l'abbé Fauchet, Astley, le célèbre écuyer Anglais, avec ses pantomimes et ses courses de chevaux, le Waux-Hall d'Eté où l’on représentait, alors, en artifice, la prise de la Bastille, Ruggiéri, qui n’avait plus, à ce moment, son succès d’autrefois, les deux théâtres en bois do la place Louis XV. • refuge des auteurs sur le pavé, • où les places allaient de 3 sous jusqu'à 18 ; les concerts où les jeunes talents peuvent s'essayer en public ; les bals publics qui se sont considérablement multipliés depuis la Révolution (un au Temple, chez M. Desbordes, un rue de Lancry, chez un marchand de vin, ■ c’est une fille qui en a l’inspection », un très beau et très suivi, rue de la Tixeranderie, et plus de 400 autres) ; jusqu’au cabinet d’optique du sieur Prévost (boul. du Temple), jusqu’au Fantocchini Chinoit , ou Salon Je Curtiut • naturalisé Français par son domicile depuis nombre d’années et encore plus par son patriotisme », mais qui, l'année suivante, sera accusé de s’être déshonoré en insultant des hommes estimables et en couronnant des êtres que la postérité ne nommera qu'avec mépris, et sans oublier le Café des Ans, boulevard du Meanil-Montant , près du Café Turc, formant l'équerre en deux belles salies d'égale grandeur, le
Café National où l’on fume, où l’on boit, où l'on danse, le Café ion, boulevard du Temple ( première P** cca : dans l'intérieur — une bouteille de hicre ou un petit verre j — secondes places, au grand air, sur le boulevard, gratis), et le Café Godet • formant une triple galerie exposée sur le boulevard, où il y a chanteurs, chanteuses, orchestre. > Voici encore le Théâtre de Neuf Millions, ainsi nommé parce qu'il était encore sans nom (il s'agit du projet de la Montansier de réunir tous les théâtres en un seul sous le titre de La Réunion des Arts), le théâtre de la Concorde, rue du Renard-Saint- Merri, spectacle de société qu’on essaya vainement d'ériger en spectacle payant, d'où querelles sans nombre qui le transformèrent en • théâtre de la Discorde » ; le théâtre de Molière, rue Saint-Martin, dirigé par le sieur Boursault-Malherbe • qui déshonore à la fois le bon goût et le bon sens par ses pièces patriotico- révolutionico-lanternières, produits des cerveaux turbulents de la démagogie » ; le théâtre d' Émulation, rue Notre-Dame de Nazareth, destiné à donner aux jeunes gens des leçons de goût et de morale ; le théâtre d'Henri IV, alors en construction, dans la cite, en face du Palais, non loin de la statue du Roi, et enfin tous les théâtres du boulevard (Ambigu-Comique du sieur Audinot, Théâtre du Lycée Dramatique, Théâtre Patriotique du sieur Sallé, Théâtre des grands danseurs du Roi, Théâtre des petits Comédiens Français, spectacle d'enfants où le plus âgé des acteurs a douze ans, Théâtre des Elèves de Thalie, également pour les petits enfants, Théâtre du Délassement-Comique dont on dépeint les directeurs comme des « chefsd’œuvre ambulants de ridicule et d'absurdité, avec leur air de suffisance et leur folle présomption. >
Cet almanach qui avait été attribué au Cousin Jacques était rédigé par une société d'écrivains, choisis parmi ceux n'ayant jamais rien produit dans 1 art dramatique, afin de ne pas être accusés d'être juges et parties. Voici, du reste, d'aprcs l'avantpropos de la seconde année, les noms des collaborateurs: Etienne Le Brun, directeur de la Société, Louis Roux, François Toustain, Joseph Dubois. Jacques-Nicolas Paignot, Barthélemy Nis, Auguste Piat Dumorticr , Claude Favier d'Abancourt , Martin Joseph Lefebvre d’Aussy, Philippe-Louis- André Roblot , et Michel Plottier Des Bordes, secrétaire.
D'autre part , les couvertures imprimées de la année (le seut exemplaire connu en cet état a passé à la vente Vizentini) portaient le titre suivant : Almanach Général de tous les Spectacles de l’Empire Français pour l’année Ijgs, ce qui a donné lieu â nombre d'erreurs. Les uns ont cru qu’il s’agissait d'un autre almanach ; et les mots : Empire Français ont fait croire à d’autres que ces couvertures avaient été ajoutées après coup, sous l'Empire, pour écouler les invendus. Or, il n'en est rien, ce sont les couvertures originales, le terme * Empire Français # s'employant alors, souvent, dans un sens républicain.
Enfin, il n'est pas sans intérêt de constater que I éditeur Froullé elle porter >i tête .ur l'édu. faud.
[Année. 1791 et 179,. Cit. S«pin, 80 fr. || Vente de Le Bawettire, ■ déc. 1892, 7 fr.]
[B. An: Année 179t. || Coll. A. Pougiu.]
1009. ALMANACH GÉNÉRAL DU DÉ- PARTEMENT DE PARIS, pour l’année 1791. Dédié à M. Bailli, Maire. || A Paris, chez le Rédacteur, rue Dauphine et chez Beuvin, Libraire, au Palais-Royal. Premier Janvier 1791. In-18.
Frontispice : cerle coloriée, en rond, du Dépsrlement de Péris, divisé en 3 districts, 48 sections, 16 cantons, et 6 tribunaux. — Noms et demeures de tous les fonctionnaires de la municipalité : ]imilea et intérieur des sections.
toto. — ALMANACH MYTHOLOGI- QUE représenté en ta figures des principaux Dieux de la Fable et accompagné d’un texte explicatif de chacune des figures. In-8. Prix 3 liv. broché. || A Paris, chez Üclin, Libraire, rue Saint-Jacques M.DCC.LXXXXI.
12 figures en pied de Barbier retraçant les principales figures de l’antiquité classique: Vénus, Ganvméde, Hébé, Iris, Mercure, Erigone, Baccus, Mars, Itellone, Neptune, Amphitrite. C’est une sorte d histoire de la mythologie écoulée sous forme d’almanach, avec un calendrier.
[Vente Gaillard, t5 fr. || Cat. Fontaine, a5 fr.]
ton. — ALMANACH POUR 179t. || Paris. In-18.
[D'après Welschinger : Alm. d, h Révolution.]
iota. — CALENDRIER DU PÈRE DU- CHESNE, OU LE PROPHÈTE SAC A DIABLE ; Almanach pour la présente année 179t. Contenant la Liste d’une grande partie des Citoyens jean-foutres actifs, éligibles et Volontaires bleus, et d’une certaine quantité de foutues coquines de la Capitale; Quelques Énigmes de ma façon ; Des Variétés et des Avis divers qui ne sont foutre pas à dédaigner; Enfin, des Prophéties pour les douze Mois de l’Année. || A Paris, de l'Imprimerie du Père Duchcsne; Et se trouve chez le Portier de certain Marquis au bleu, monté
CMHOITAOC K N OR DUN ALMANACH * BRELOQUE l.c Réveil Malin • (Je 1781). grandi au double (Collection du comte de Saint-Saud.(
«IranJ-Carterel — Alm. Kr — Tl.
RELIURE EN SOIE DE L'ALMANACH « LES CONTRASTES. OU SPECTACLE A LA MODE. • (179U Peintures des plats, avec rehauts de gouache, attribuées a Quererdo, sur un exemptait e offert à S. A. la comtesse d'Artois. (Collection du vicomte de Savignv de Moncorps.j
XVIIIe SIÈCLE
sur blanc, qui me fout bien malheur. (1791) Pet. in-ia.
Frontispice gravé représentant le Père Duchesne observant le Ciel. Au-dessous on lit :
• Pcre Duchesne Lisant aux astres.
Triste nom d’un Tuyau, dans mon observatoire Que de sots, de fripons, au temple de mémoire. • Calendrier dans lequel les noms des saints sont remplacés par ceux des • citoyens jean-foutres actifs », suivant la qualification qui leur est donnée sur le titre même de l'almanach. Les • Foutues coquines» y figurent, pour leur part, avec des épithètes salées : ■ p.... à laquais » ou ■ commis • calotte ■ sont les moindres. Et les libraires les plus connus de l'époque, y compris s cette sacrée tête à perruque de Cailleau • (un des féconds pondeurs de petits almanachs, ainsi qu’on l'a vu,) ne sont pas plus épargnés.
Fere> Duc/te-me L uranâ (Tuj"
En cet horrible almanach, saints d'autrefois et saints du jour sont également malmenés; car, si les fêtes religieuses sont traînées dans la boue, les choses et les gens du moment sont accommodés à toutes les sauces du Zodiaque. Qu'on en juge par les citations suivantes, donnant les noms et demeures des personnages :
« — La Fayette fin politique. Appartement de la Reine.
• — Louis XVI (tout aussi béte que Saint Louis son patron), être indéfinissable, où on le pose.
« — Mercier journaliste-démoniaque â son b... de Montrouge.
« — Talma riveur de chicot, chez la Desgarcins. « — Dugazon, farceur dégoûtant, chez les plus sales toupies (ou Hôtel de Bouillon).
• — Emilie Contât, p.... comme sa soeur, au Théâtre-Français.
• — La Lesclapart (femme du libraire du même nom), gourgandine i soutane, rue du Roule. >
L'Almanach se termine par les « Commandements du Père Duchesne aux fidèles croyans. > [Coll. Bégis, ex. avec frontispice érotique (figure de l’Arétin français.) || Coll, de l'auteur.]
[Cat. toàaofr. |) Vente de La Bassetière, 5 fr. 5o.].
[B. N. -Le » 6a5.]
1013. - LES CAPRICES DE VÉNUS. || A Paris, chez Jubcrt, Doreur, rue S. Jacques, vis à vislesMathurins. (1791). In-64-
Titre gravé dans un paysage. Almanach orné de 12 gravures, non signées, dont voici les légendes : — !• Le Triomphe de l'Amour. — 2. Les Fruitsde la Tendresse. — 3. L’Amour mutuel. — 4. Tendre Aveu. — 5. L'heureuse Famille. — 6. La première Faveur. — 7. Le Coquet surpris. — 8. Le Jaloux trompe. — 9. Les Tourterelles amoureuses. — 10. L'Agnès précoce (sic). — II. Les Charme (sic) de l'Amour. — 12. L'Heureux paysan. Texte imprimé, composé de chansons.
(De 80 à 120 fr. suivant l'état et la reliure.] [Coll, de Savigny.l
1014. — LES CONTRASTES ou Spectacles à la Mode. Almanach orné de jolies Gravures. || A Paris, chez Janet, Doreur. Beau-Frère et Successeur du Sr Jubert, rue S. Jacques, vis-à-vis les Mathurins, n° 36. (1791). ln-3a.
Titre gravé avec sujet champêtre. Almanach orné de 12 gravures dans la note galante, et dont voici les légendes: — 1. Le débat des deux Frères.
— 2. Les plaintes d'une jolie femme. — 3 . Le Quiproquo. — 4. L'Homme sensible. — 5. Qui répond paye. —6. La vengeance naturelle. — 7. L'Analyse (cinq petits médaillons ovales et qui reproduisent en réduction les cinq précédentes figures.)
— 8. Le Rendez-vous. — 9. Le Bal masqué. — 10. Le repas des Amans. — II. Les Etrennes. — 12. Les Proverbes ou le repas interrompu.
Texte gravé, composé de chansons. — Calendrier se repliant, pour 1 79 1 .
[Coll. deSavigny, exempt, avec figures coloriées.] [De 100 à i5o fr. suivant l'état et la reliure.]
1015. — DICTIONNAIRE DES HONNÊ- TES GENS, Rédigé par P. Sylvain Maréchal ; pour servir de correctif aux Dic-
tionnaires des Grands hommes. Précédé d’une nouvelle édition de l’Almanach des Honnêtes Gens [Épigraphe:] Dis-moi qui tu hantes, Je dirai qui tu es. || A Paris, chez Gueffier jeune, Libraire-Imprimeur, Quai des Augustins, n* 17. 1791. In-8.
Nouvelle édition de VAlmanach Jet Honnêtes Gens de 1788, sous le titre de Dictionnaire, augmentée de l'arrêt de la Cour du Parlement condamnant l'ceuvre de Sylvain Maréchal, d'une notice sur quelques almanachs ou dictionnaires ayant certains points de rapport avec l'Almanach de Maréchal. Le calendrier pour 1791 (feuille se repliant) est daté, comme précédemment : • L'an premier du règne de la Raison, a
[Cat. to à t5 fr.J [Coll, de 1‘autcur.j
1016. - L’ÉCOLE DE LA MODESTIE ou le Manteau Civique. Dédié aux Enfans de la Nation. ]| A Paris, chez Janet, doreur, successeur du Sr Jubcrt, Rue St. Jacques, vis-à-vis les Mathurins, n* 36.(i79i).In-32.
Titre gravé avec un calendrier pour 179t. 13 planches servant d'illustrations à des chansons patriotiques: — L'Ecole patriotique. (Le père apprenant à ses enfants à bénir Louis.) — Le cri du Villageois (Le villageois se réjouissant de ne plus être grevé du poids de la féodalité et engageant le seigneur à se réjouir comme lui.) — L'Union tant désirée (Chanson : les 3 ordres ne font qu’un.)
— Le voeu des dames françaises. ( L’Amour se réveille, et les femmes qui l'entourent, lui disent : Mais surtout ne reprends tes armes.
Que pour punir les cœurs mcchans.
La France a vu couler des larmes ;
Sévis contre tous ses tyrans.
— L'Égalité satisfaisante (sur la destruction du
droit d'ainesse.) — L’Encouragement héroïque (La maîtresse encourageant son amant qui part pour combattre les ennemis du diadème), etc.
Patrie et Amour, comme tous les almanachs de l’époque.
[De 5o à 80 fr. suivant l’état et 1a reliure.]
1017. — LES ESPIÈGLERIES DE L’AMOUR ou le Triomphe des Sens.
Almanach. || A Paris, chez Desnos, Ingénieur-Geographe et Libraire de Sa Majesté Danoise, rue St. Jacques, Au Globe.
(1790. in-24.
Almanach orné d’un frontispice et de 13 figures faisant partie dVl nacrèon en Belle-Humeur et ayant paru bien antérieurement (voir plus haut n* 636), mais que je laisse à la date du calendrier de l'exemplaire que j’ai rencontré.
101 8. - ÉTRENNES A LA NOBLESSE ou Précis Historique et Critique, Sur Porigine des ci-devant Ducs, Comtes, Barons, etc. Excellences, Monseigneurs, Grandeurs, dcmi-Seigneurs et Anoblis. || A Londres, Et se trouve à Paris, chez Jean Thomas, Imprimcur-Libr., rue des Cordicrs, hôtel de Rouen. L’An Troisième de la Liberté- (1791-1794). In-8.
Frontispice gravé, représentant une femme (la Constitution) l’épée d'une main, le (lambeau de l'autre, qui marche sur des couronnes et des blasons brisés, avec cette légende : Etrenne à la Nobles, i {sic). Quelquefois cette figure est coloriée. Du -i^reste, elle manque dans nombre d’excmpltires.
Cet ouvrage, rédigé par J. -A. Dulaure, est le même que celui intitulé : Liste des noms des cidevant Nobles. 11 donne des renseignements sur l’origine des principales familles nobles de France, et ces renseignements servent à démontrer, comme il est dit en la préface < qu'il en est qui ne doivent leur élévation qu'à un ancêtre qui,
Par scs sales emplois s'est poussé dans le monde. » [B. N. — Lb 3®, 4479.)
1019. — ÉTRENNESAUX AMATEURS DE LA PROPRETÉ ET DE LA CON- SERVATION DES DENTS. Année 1791.
Première Année. |) Par L. Laforgue, Chi-
j rurgien-Dentistc, rue des Fossés-St-Germain-des-Prés, à Paris. In-24.
Sorte de dialogue entre un paillasse et un arracheur de dents, qui débitent un boniment sur les dents.
Parut aussi en 1793.
XVIII' SIÈCLE
,020. — MES ÉTRENNES AUX DOUZE CENTS, ou Almanach des Députés à l’Assemblée Nationale. Avec des Notes critiques et aristocratiques. || S. /. (Paris), 1791. In«i2.
Simple recueil contenant des notes critiques et humoristiques sur chacun des membres de l'Assemblée Nationale. Calembours et jeux de mots 7 tiennent également une certaine place.
[B. N. - Le *» 3o.] [Cat. de 4 à 5.)
1021. - ÉTRENNES GÉOGRAPHI- QUES NATIONALES ou Tableau portatif de la France Divisée en 83 Départemens. Année M.DCC.LXXXXI. Dédiées aux Patriotes François, par M. Rémy, Maître de Géographie. || A Paris, chez l'Auteur, rue Comtesse d’Artois, n* 75, et chez tous les Marchands de Nouveautés. In-32
Arec uno carte de la France divisée en dix arrondissements métropolitains [et en 83 départements, et avec une table alphabétique des noms des villes citées.
[Cat. de 5 à 8 fr.]
1022. — ÉTRENNES PATRIOTIQUES AUX CITOYENS SUR LES DANGERS DU MOMENT. || Paris, chez Guillot, Imprimeur, Libraire de Monsieur, rue des Bernardins, vis-à-vis Saint-Nicolas-du- Chardonnct. 1791.10-12.
Ouvrage rédigé par Coate, qui dans une sorte de discours adressé aux Parisiens, les exhorte à conserver la liberté qu'ils viennent de conquérir, et à se prémunir contre l'envahissement du territoire par les autres nations européennes.
Avec calendrier.
[B. N. - Lb s *,4478.]
1023. - LE FANAL DES PATRIOTES OU LES LXXXIII DÉPARTEMENS. Almanach orné de jolies Gravures. || A Paris, chez Janet, Beau-Frère et successeur du Sr Jubert, Doreur, rue St. Jacques, vis-à-vis les Mathurins, n* 36. (1791).
ln-24.
Titre gravé par Dorgez, portant en tête la devise Virre Librt ou Mourir. Au milieu, un Amour plantant sur le globe fleurdelisé la pique au bonnet phrygien. Suivent six ravissantes compositions, egalement gravées par Dorgez, qui font de ce petit almanach un des plus oiis recueils de lepoque.
I. — Les Droits de l'Homme : Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.
•*.w Amr S Jkymv n is .UàjLms, lT M pr.PO.N5t Di* BOI A -M* DE LA F.MT.TTE
(Une République assise et appuyée sur un faisceau montre tes Droits de l’Homme : deux enfants s'approchent pour lire, tandis que, sur le devant, un grenadier et sa femme donnent des signes non équivoques de leur joie.) — 3. Anecdote Patriotique : — Ma Bonne, voilà un bien jeune Patriote ! — ; Nous le sommes tous en naissant. — (Gravure faisant allusion à l'anecdote si connue du Dauphin et de M»* de Tourzel.) — 3. L'Arrivée des Députés :
On se reçoit, on s’embrasse, on s’empresse, Tambours battans. — 4. Réponse du Roi à M. De La Fayette: Redites à vos Concitoyens,... Que je suis leur Père, leur Frère, leur Ami.... — 5. Pacte fédératif: Je jure d'être fidèle i la Notion, à la Loi et au Roi (La cérémonie du Champ de Mars.) — 6. Louis XVI couronné par la Nation (Son médaillon est tenu par des gardes françaises sur l'autel de la Patrie.)
Comme texte, l'almanach s’ouvre par une* Epitre dédicatoire aux contre-révolutionnaires >, épitre riche en dans, ce qui fait dire à un patriote : Tant mieux, elle en mordra davantage. Puis viennent le texte des Droits de l’Homme, des couplets patriotiques, le Pot-Pourri national iLcs 93 déparments}, des Stances à Louis XVI, sur l’air : « Je l'ai planté, je l’ai vu naître. •
(De 80 à too fr. suivant l’état et la reliure.)
(Coll. Victorien Sordou.)
1024. - LA FRANCE TELLE QU’ELLE SERA, ou Almanach des trois ordres, contenant les noms de M M. les Membres du Clergé, de la Noblesse et du Tiers-État qui, fidèles au Roi et à l’honneur, n'ont accepté aucune place dans le nouveau régime. |) Paris, rue Hautefeuillc, 12. 1791. 3 vol. Jn-8.
Annoncé dans la Feuille de Correspondance du Libraire pour 1793. Cet almanach parait ne jamais avoir paru.
[Communiqué par M. Maurice Tourneux.]
1025. — LE GUIDE NATIONAL, OU L’ALMANACH DES ADRESSES, A L’USAGE DES HONNÊTES GENS, pour faire suite a l'Almanach des Aristocrates. Suivi d’un recueil d’épigrammes, de chansons, de couplets et de vers en l’honneur de l’Assemblée Nationale.il Imprimerie de laLiberté,etsetrouveà Paris, chez les marchands de nouveautés, sur-tout chez les apothicaires de l’aristocratie, An dernier de la dcspotico-Jacobinocratie. In-i2.
Almanach royaliste conçu dans le même esprit que le petit Almanach des Aristocrates. Frontispice représentant Targinette en goguette (la \
nouvelle Constitution, sous les traits d’une femme en galante aventure.)
TAItClNETTE EN GOGUETTE
Frontispice de l’Almanach « Le Guide National. «■
Cet amusant guide humoristique des adresse? qui sera tant de fois imité de nos jours place le ci-devant roi de France en prison aux Tuileries, l’Assemblée Nationale rue de la Grenouillère, les agents du clergé rue de l'Hôpital, les maréchaux de France au Garde Meuble, les électeurs de Paris rue des Frondeurs, les payeurs de rente rued'Argen* court, le Peuple rue des Marionnette* hôtel du grand Cornus, les Bagages de l’Armée parisienne au Mont-de-Piété, le Tiers-Etat rue de la Force, hôtel des Victoires, les Vainqueurs de la Bastille rue des Portes ouvertes, etc.
Parmi les personnalités, on remarque : Camille Desmoulins rue des Asnes; Chabroud, blanchisseur national, rue des Dcgrtisseurs. au Nègre blanc ; Thouret, rue des deux Visages, au petit Arlequin national ; Robespierre, ruedes Chandeliers, à Arras ; Madame de Staël, rue des Vieilles-Garnisons, a l’Hospice National; Custine, rue du Verbiage, â la Vessie pleine de vent; Madame Bailly, place des Voitures publiques, etc.
Ce guide est suivi d’une série de variétés (3+1 pages) quatrains, bouts rimes, charades, madrigaux sur les hommes et les choses de l’époque, pièces légères et souvent fort spirituelles :
Pour consoler dans sa disgrâce Moqs d’Orléans, on va, dit-on.
Le proclamer chef de division ;
Il n’aura pas changé de place.
XVIIIe SIÈCLE
II existe de ce même almanach une édition avec titre quelque peu différent :
— Le Gui Je des Aristocrates ou f Almanach des Adresses , à l'usage des Honnêtes gens, par l'auteur de l'Almanach des Aristocrates. [Le reste comme plus haut.]
[Cat. de 5 a 10 fr.] [B. N.]