ALMANACH DU XIX' SIÈCLE
1801. || Paris. In-18.
Autre almanach sous le même litre composé de 6 parties en 3 vol.
[Quérard.]
!347. almanach du théâtre
DES JEUNES ELÈVES, De la rue de Thionville. Dédié aux Jeunes Élèves; Pour l'An IX. Contenant des vers, des Couplets, des Bons-Mots et des Anecdotes; Précédés d’une Notice sur les principaux Élèves, et sur les Ouvrages nouveaux qui ont paru sur ce Théâtre dans le cours de l’an VIII. Par un obser-
vateur impartial, qui ne connoitni Pierre ni Jacques. H A Paris, chez Hugelet, Imprimeur, rue des Fossés Saint-Jacques, n* 4. Et au Théâtre, rue de Thionville. An IX. In-18. 60 centimes.
Frontispice allégorique (Arlequin et Pierrot jouant la comédie. Sur un rideau, on lit : Crescit Eundo.) avec les mots : • Almanach des Jeunes Élèves. An IX, • sur une tablette grise.
Notices sur les acteurs et actrices de ce théâtre, sur les pièces jouées dans le cours de l’an VIII; différents fragments littéraires et un précis des journaux qui font mention des spectacles.
Le Théâtre des Jeunes Élèves, situé dans l'exrue Dauphine, avait pour directeur le citoyen Belfort et comme instituteur le cit. Volméranges (il remplaçait Dorfeuille) auteur d’ouvrages qualifiés, alors, « estimables. »
ÎB.
fyf 23 J
1 348. - ALMANACH ÉDIFIANT, OU NOUVELLES VIES DES SAINTS, à l'usage des pensions et écoles. || A Paris, chez Duchesne, 1801. Pet. in-12. Prix :
1 fr. 20 cent.
D’après un catalogue.
1349. - ALMANACH LITTÉRAIRE OU ÉTRENNES D’APOLLON. Choix de productions en vers et en prose, faisant suite aux ■ Étrennes d’Apollon » qu’a rédigées pendant vingt ans d Aquin de Château-Lyon, par C.-J.-B. Lucas de Rochemont, Membre de la Société libre des Belles-Lettres de Paris. Année 1801. || A Paris, chez Moller, puis au Dépôt Gén. des Livres nouveaux, chez Laurent jeune, Imp.-Libraire, rue Saint-Jacques, n* 3z, et à la Librairie Économique (Guillaume). 1801-1806,6 volumes petit in-12.
Chaque année a un frontispice gravé à la manière noire. Les deux dernière, ne contiennent pas le nom du directeur et n'ont pas été rédigées par Lucas de Rochemont.
Recueil assez varié dans lequel se trouvent des teuvr. Je Arnault, Aubert, Baour-Lormian, Bouffies, Deguerle. Parny, Ducis, Florian, de Neufchàteau, Armand Goultè, Lebrun, Legouvé, Millevoye, Lcmazuder, Ségur, etc...
L'almanach ne s'est pas continué au delà, mais à partir de 1808 les années parues ont été successivement écoulées avec des calendriers nouveaux. Les six années se vendaient lo fr. 80.
(Coll, de l'auteur.)
XIXf SIÈCLE
1350. — ANNÉE THÉÂTRALE. Almanach pour l'an IX. Contenant une Notice sur chacun des Théâtres de Paris, les Acteurs, les Pièces nouvelles et les débuts. [Épigraphe :] La critique est aisée et l’art est difficile. || A Paris, à l’ancienne Librairie de Du Pont, rue de la Loi, na ia3i. (Les autres années portent : Chez Courrier, quai des Augustins.) (An IX à an XII : 1801-1804,) 4 années. In-18.
Almanach fort intéressant, rédigé par Fabien Pillet, contenant, chaque année, un calendrier (celui de l'an IX est dans le style républicain). L’auteur fut accusé d’avoir voulu renverser, par scs critiques, < notre premier théâtre lyrique >. La préface de l'an X porte sur la véritable liberté à désirer pour les théâtres : ni indépendance absolue, ni privilèges exclusifs (il était alors question, on le sait, de rendre au théâtre ses anciennes entraves).
A la fin de chaque année est une nécrologie.
[Vente Sapin, 26 fr.)
1 35 1. — ANNUAIRE DE L’INSTRUC- TION PUBLIQUE pour l’an IX de Père française et l’année 1801 de Père chrétienne. U A Paris, chez Duprat. 1801i8o5. In-i8.
En 1804, le titre fut ainsi complété :
— Annuaire de /’ Instruction publique pour fan XII , ou Recueil complet des lois, arrêtes, décisions et instructions concernant l’établissement et le régime des lycées, des écoles primaires, secondaires et des écoles spéciales; avec l’état général et nominatif de tous les établissemens et de tous les fonctionnaires dépendons de la direction de l'instruction publique; publié avec l'autorisation spéciale de M. le Conseiller d'État chargé de celte direction. || Paris, Courcier, 1804.
L’année suivante, l'Annuaire se transforma en < Manuel de l'Instruction publique ».
1352. - ANNUAIRE DE LA MARINE DE FRANCE pour l’An IX (1801 v. st.)% par l'Historiographe de la Marine et des Colonies. Prix : deux francs 5o cent, broché. U A Paris, de l’Imprimerie de la République. i8oi-i8o3. In-18.
Publication faisant suite â l'État Je la Marine de 1763. (Voir, plus haut, n* 355.) Un avertissement fait observer que, depuis 1790, l’on n'avait plus j aucun annuaire sur la marine et les colonies, d'où la nécessité de reprendre une tradition interrompue. La première année donne, après les renseignements officiels, la notice des ouvrages publiés sur la
matière depuis 1 790, et les années suivantes contiennent un relevé des publications annuelles.
A l'annuaire se trouve jointe comme précédemment cette autre publication :
— Annuaire des Colonies françaises pour l’An IX (1801 y. st.), par l'Historiographe de la Marine et des Colonies. (De l'Imprimerie de la République.)
La première année donne la liste nominative des colons-propriétaires qui, conformément au vceu de la loi, restés fidèles à la patrie, pouvaient par euxmêmes ou leurs fondés de procuration, rentrer de droit dans leurs possessions.
Reprit en t8o3 l’ancien titre d'« État, s [Voir plus loin n* X 414.]
1 353. -[ANNUAIRE DE] L’INSTITUT NATIONAL DES SCIENCES ET DES ARTS. |l Paris, Beaudouin, Imprimeur de l’Institut national des Sciences et arts (Puis Firmin Didot.)Vendémiaire an IX à ce jour. In-18.
Annuaire avec l’organisation, les règlements officiels, et les noms des membres de l’Institut, devenu successivement impérial, royal, national et, à partirde iS53. tout simplement Institut de France. La vignette du titre a également varié suivant les régimes, mais depuis i83a c'est uniformément la tête de Mercure actuelle entourée d'une couronne de lauriers.
1354. — ANNUAIRE. OU TABLEAU DU PALAIS DU TRIBUNAT; Contenant l’historique des divers changements qu’il a éprouvés depuis deux siècles; la description détaillée de ses Bàtimcns, Jardin, et dépendances; les noms et adresses des Marchands, Artistes et Artisans, avec la nomenclature des objets de leur commerce, etc.; terminé par la table alphabétique des personnes qui l'exercent, avec renvoi à leurs numéros et pages. Par J.-F. Normant, Archiviste de la Société libre du point central des Arts et Métiers. [Épigraphe :]
Dc-mcme-que Paria est la capitale de l'Univera; De-même le Palais c. d. R. est la capitale de Paris.
Prix : un franc 20 cent. JJ A Paris, chez Favre, Libraire, Palais du Tribunat.
Galerie de bois, n* 220, aux Neuf-Muscs, et à son magasin, rue Travcrsière-Honoré, n* 845, vis-à-vis celle Langlade. An X. In-18.
Frontispice gravé : Vue du Jardin du Palais du Tribunat (grande planche se dépliant.)
Contient, lit-on dent la préface, « dea détails historiques et une description soignée de tout ce qui a rapport à l'ancien Palais-Royal. »
Il renferme, en outre, l'indication générale de tous les marchands et artisans établis dans le Palais- Royal (aussi bien ceux des galeries de pierre que ceux des galeries dites de bois et de la galerie ▼itrée), l'historique et la description du théâtre de MIU Montansier, l'indication des artistes et la nomenclature de leurs ouvrages contenus daas les tableaux qui font l'ornement desdites galeries, le tout terminé par la description du jardin avec l'historique des changements qu'il a éprouvés.
Comme ses prédécesseurs du xvm* siècle, ce curieux almanach demande à être lu, car il contient des choses fort amusantes en fait de réclames. Ea voici quelques-unes cueillies au hasard : Tout d'abord sur le magasin de confiance du C. Corcelet : « Il continue de garantir toutes les marchandises que l'on achète dans son magasin, • lit-on, ■ et l'on ne peut lui faire un plus grand plaisir que de lui rapporter celles dont, par hasard, on ne serait pas content. •
Voilà, certes, un marchand accommodant. Ce n’était pas encore : ■ On rend l'argent », mais bien déjà • on reprend les marchandises •. Il est vrai que Corcelet n'était pas au coin du quai!
Puis Ma* Lisfrand, marchande de modes, (A la Renommée) tenant dépôt de pommade, de rouge et de blanc, annonçant des remises ■ sux personnes qui en prennent par pacotilles a. • Le plafond d'enseigne de cet intéressant magasin », lit-on, « est peint avec beaucoup de vérité. Les belles femmes et les belles marchandises qu’il représente ne sont que de faibles échantillons de celles que l’on voit au naturel, dans l'intérieur. Nous invitons les amateurs à le visiter et, surtout, à faire emplette. > Diable! Diable l
Ici c’est Kiggen, bottier (A la Botte Anglaise) qui compose une eau pour mettre les revers de bottes à neuf (sic), ou le citoyen Roblot qui lève (sic) les cors aux pieds, ou encore la veuve Craen, marchande de perruques tenant, derrière, une autre boutique, dite « atelier (sic) de propreté pour les bottes et souliers, maison ornée de glaces, qui ne désemplit pas. Cette boutique a un agrément de plus, vous en sortez brillant et propre par l’effet de la cire luisante que l’on y emploie. On y trouve habituellement cinq à six ouvriers très intelligents, mis très décemment. »
O naïveté des anciens âges ! Aujourd'hui on « vous passe à tabac * ; alors, on vous passait à la cire.
Tous les commerçants font ressortir la grande beauté de leur boutique; tous déclarent qu'il faut en visiter l'intérieur.
Chez nombre d'entre eux se trouvaient en dépôt, sous verre, dans la montre, des portraits en minia. turc, — la grande industrie du moment, — exécutés par des artistes plus ou moins célèbres logés dans
les maisons environnantes. L'un d'entre eux, une Dame, déclare • faire des portraits ressemblants et s’engage à retoucher ceux qui ne le sont pas. » Ou frémit en pensant au nombre des miniatures qui durent lui cire laissées pour compte.
Mais le comble, le voici : c'est à propos des industries logées dans les deux pavillons qui fermaient le passage communiquant à la grande cour du Tribunat :
c L'un de ces pavillons est occupé par le corps de-garde; dans l'autre sont des latrines publiques Cet établissement se trouve on ne peut plus àpropos dans un palais où il y a tant de restaurateurs; mais la construction à jour de ces latrines, et sur-tout dans un endroit très-resserré, leur fait exhaler une vapeur fétide et très-désagréable pour le voisinage et pour les passants. Une chose étrange, et qu'il est à propos de remarquer, c'est qu'on a adossé à ces cabinets un magasin de tabac, qui s’annonce être sans mélange. Voilà, sans doute, pour dédommager les uez offensés par l'établissement dont nous venons de parler. •
Fleur de la Havane et C»* Richer; parfums pénétrants du Palais-Royal, où êtes-vous?
Alors, il est vrai, les commerçants ne se plaignaient point et ne demandaient pas qu'on fit passer une rue à travers les allées du jardin !
[ Ex. cart. cat. t5 fr. ]
i353. — L’ART DE PLAIRE AUX BELLES, ou le Vrai Bijou des Amans; Étrcnncs charmantes et chantantes, mêlées de pièces agréables et amusantes.
On attire par la figure,
Mais on conserve par l'esprit.
|| A Paris, chez Janet, Libraire et Doreur, rue Jacques, n° 3i. (An IX.) In-3a.
Recueil de chansons.
1 356. - ASINIANA OU L’ASNE PAR- LANT, Etrcnncs mignonnes pour l’année 1801. || A Paris, 1801. In-18.
Publication populaire composée d'anecdotes plus ou moins spirituelles, avec frontispice colorié ayant pour légende : L'Ane parlant. (Un âne, dans une chaire, tenant, entre ses pieds, un livre).
Sur la couverture rouge (cartonnage de l'époque) un âne portant un sac.
A été publié à nouveau sous le litre suivant ;
— Atinijnj, ou Recueil Je Naïvetés et d' An tries y Dédié à l'Athénée de Montmartre. || A Avignon, chez J. -A. Joly, Imprimeur- Libraire. 1 8 1 3.
[B. N. réimpression de l8l5.}
1357. - LES AVENTURES DE DON QUICHOTTE, orndes de jolies Gravures.
xrx° SIÈCLE
|| A Paris, chez Marcilly, rue St-Julien le Pauvre, nM 14 et i5. In-3a.
Arec un calendrier pour l’An IX. Titre gravé, et 12 planches pour accompagner une suite de chansons, également gravées, sur les Aventures de Don Quichotte. En plus, un cahier imprimé.
i358. — LE BOUQUET DE ROSES, ou le Chansonnier des Grâces. || A Paris, chez Favre, Libraire, Palais-Égalité, Galeries de Bois, aux Neuf Muses. An IX.
In- 18.
Recueil de chansons, fables, contes, madrigaux, rédigé par Chazet et, d'après l'avis de l'auteur, paraissant pour la première fois. Titre gravé par Deshayes.
(Ex. br. cart. 4 fr. }
1 35g. — LE CHANSONNIER DES DAMES, ou les Étrennes de l’Amour
Tout ressent ton pouvoir suprême,
Amour 1 tout reconnaît ta loi :
Tu ne dépends que de toi-même.
Tous les cœurs dépendent de toi. (1)
Il A Paris, chez Pillot, Libraire, sur le
Frontispice de lannce 1802
(l) L'épigraphe variait chaque année.
Pont Neuf, [n* 5 puis n* 12]. et chez tous les Marchands de Nouveautés. De l’Imprimerie de Moller, [en 1810, Au Magasin Général de NouveautésJ. An IX-1801 (1801-1810 ?). In-18.
En tête de chaque année se trouve un frontispice : les premières années ce sont des gravures assez amusantes, dans la note érotico-amoureuse de l'époque; puis, peu à peu, elles perdent de leur intérêt pour devenir à la fin, tout à fait banales. Je signale ainsi ;
— A. 1801. Étrennes de l'Amour (L'Amour offrant l'Almanach aux Trois Grâces}. Binet de/., Bovinet seulp.
— A. 1802. Le Baiser d'Amour. Binet de/., Bovinet sculp.
— A. i8o3. L'Amour pour vous, Iris, de flore
[le reçoit,
Recevez de ma main ce que l'amour (vous doit.
(Jeune homme offrant un bouquet à une femme. Dans le fond, temple de l'Amour.)
frontispice de l'année 1807
— A. 1804. Vers le bonheur en cette vie,
Chacun fait route à sa façon.
(Gravure symbolisant la philosophie, la guerre, l'amour.)
— A. i8o5. Il faut te perdre pour la vie!
Je me donne à Dieu sans retour.
(Femme contemplant, pour la dernière fois, le portrait de son amant.)
— A. 1806. Sapho. Nanine Valin </«/., Monsaldy sc.
Poésies de Coupart, Coupé, Cousin d’Avallon, Ducis, Etienne, Grétry neveu, Grille, Lemercier,
Lebrun, Collin d’Harleville, Armand Gouffé, Désaugiers, M"* de Montenclos, Philidor, Philippon U Madelaine, Rougemont, Constance de Salm, Ch. Nodier, Dusaulchoy, Legouvé, Millevoye, Béranger, Radet, Ségur.
Calendrier à chaque année.
[Coll, de l’auteur.]
i36o. - CHANSONNIER DES MUSES, Pour l’An IX (1800), Rédigé par C***.
[Épigraphe :]
Tout ce qui prête enfin Au refrain,
Chez nous on le chantonne.
Val-de-Vire.
|| A Paris, chez Capclle, Libraire-Commissionnaire, rue J. J. Rousseau, n* 346. An IX (1801). In-18. (1801-1807) (?)
Chaque année possède un frontispice gravé par Canu, représentant invariablement des Muses et des Amours. Recueil de chansons d’Armand Gouffé, Piis, Désaugiers, Radet, Etienne, Martainville, Philippon La Madeleine, Ségur, Coupé, Sartrouvillc, Ducray-Duménil, Braxicr, Capclle, etc...
Calendrier en tête de chaque année. Ce chansonnier se vendait i fr. et tirait à 6000 exemplaires, si l’on en croit la réclame des éditeurs.
[Coll, de l’auteur.]
,36,. LE CHARMANT PETIT CONFIDENT. Étrcnncs aux Cœurs honnêtes et sensibles. || A Paris, chez Janet, Libraire, rue St-Jacques, n« 3i. In-32.
Avec un Calendrier pour l'An IX. Titre gravé (Un petit Amour présentant le calendrier à une femme assise et appuyée contre un arbre) et ia planches assez finement gravées. Recueil de chansons.
,362. — ÉTRENNES DES ENFANS ET DES ADOLESCENS, ou Le Calendrier du Jeune âge; Contenant des anecdotes piquantes et morales, des notions familières sur l’histoire naturelle; des traits historiques, de petites fables, de petits jeux, etc., etc. U A Paris, chez Dcmoraine, Imprimeur-libraire, rue du Petit-Pont.
(Ans X-XI.) In-32.
Frontispice différent pour chaque année. {Celui de la 1 r* année représente un père avec ses enfants.)
Contes et historiettes.
,363. - ÉTRENNES DRAMATIQUES Pour l’année 1801. || A Paris, chez Mi-
chel, rue des Moulins, n* 53i, près celle Thérèse. In- 12.
Frontispice de Canu représentant en quatre petites vignettes les Français de 1788, 178g, 1793 et 1801 avec des costumes divers, scion ces dates; en fou, en garde française, en piquier bonnet rouge, en élégant. Les trois premières de ces vignettes sont la reproduction exacte du frontispice de l'Almanach des Gens de Bien de 1798.
Compte rendu des principales pièces jouées durant l'année, avec quelques notices nécrologiques par J. A. Ségur.
[Coll. Arthur Pougin.]
1364. - ÉTRENNES LYRIQUES ET THÉÂTRALES pour l’an IX. || A Paris, chez Billois, libraire, quai des Augustins, n* 32, Vente libraire, boulevard des Italiens, n"34o. An IX. In-18.
Recueil de chansons, romances et récits sur les spectacles. Frontispice gravé à la manière noire pour • Le Presbilère de l’Amour • du citoyen Gassicour, musique de Saint-Amans.
■ I.c petit Dieu se met en oraison a devant une femme nue assise sur un piédestal. A ses côtés, un livre ouvert sur les feuillets duquel on lit : Bertin, Parnjr, Dorât, Grécourt, Bréviaire de l’Amour.
[Coll. Arthur Pougin.]
[Cat. 5 fr.]
,365. — ÉTRENNES MIGNONNES, Pour l’an dixième de la République française; Dédiées aux Prêtres de toutes les couleurs. Par A. L. S. T. D. B. [Épigraphe :] Point d’action sans réaction. || A Berne, Et à Paris, chez les Marchands de Nouveautés. In-16.
Contient pour chaque jour des réflexions satiriques contre les prêtres et la religion.
« Tout prêtre vit de l’autel ; et voilà précisément pourquoi il y a un autel.
« Les prêtres ont fait de la religion un commerce, et du temple une boutique où ils vendent le paradis au plus offrant, etc. >
Et il y en a 365 dans le même style.
[B. N. — Le 5 * 44-1
1 366. — ÉTRENNES RELIGIEUSES POUR L’AN DE GRACE MIL HUIT CENT UN, An premier du dix-neuvième siècle. An second du Pontificat de Pie VIL [Épigraphe :] Au Roi immortel des sièi clés, seul vrai Dieu, honneur et gloire ; dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il !
i8oi] XIXe
/. Ep. à Tim. ch, 2. In-i2. 1801 et suite. || Paris.
Atcc le portrait du Souverain pontife Pie VII pour frontispice. Nombreux articles sur des questions religieuses : Puissance spirituelle et tempo* relie des Papes. Notice historique des Papes du xvitt* siècle. Notices sur le pontificat de Pie VI et sur les premiers actes de Pie VII. État actuel de la religion en Europe. Influence de la religion sur le bonheur des hommes. Exemples de charité chrétienne durant la peste de Marseille en 1720. Etablissements de charité crées par St-Vincent de Paule. Hospice du Grand Saint-Bernard. Notions générales sur la conjuration de la secte des prétendus Philosophes contre la Religion. Diverses prédictions sur la Révolution. Traits édifiants tirés de la persécution du avili* siècle. Anecdotes et maximes.
Almanach conçu dans un esprit essentiellement réactionnaire, ainsi que le prouve suffisamment cet extrait des principales matières, s'élevant non seulement contre les Philosophes, mais encore < contre les ministres impies et perfides de Louis XV et de Louis XVI ».
Les années suivantes ont pour frontispice des sujets religieux historiques ou des portraits.
Voir les autres « Étrennes Religieuses » au cours de ce volume.
(B. N. — Le * »37.J
(De a à 3 fr. l'année.]
1367. — L'INDISPENSABLE OU LE MANUEL DES JOLIES FEMMES. Almanach chantant avec l’ancien et le nouveau Calendrier, pour l’An IX (1801) et une jolie gravure. Prix 24 sols et 3o s. franco. || A Paris, chez M,,e Goullct, Libraire, Palais du Tribunat, Galerie des Offices, n* 4, et chez les Marchands de nouveautés. An IX. Pet. in-ia.
Frontispice signé Binet del. Bovinet seulp. représentant une femme et un homme dans une pièce. La femme assise, tenant en main un livre, YJnJispensable sans doute, dit: « C’cst chaînant, envéité. »
Recueil de chansons.
[Coll. Bégis.]
1 368. — LES OMBRES, OU LES VI- VANS QUI SONT MORTS. Fantasmagorie littéraire. Almanach pour l’an X.
[Épigraphe :]
Tenet, vous croyez vivre ; on s’y trompe souvent : Vous êtes morts, très-morts, et Voltaire est vivant.
|| A Paris de l’Imprimerie delà rue Cassette, n* 913. An X-1801. In-!2.
Grand frontispice gravé, se dépliant, signé Des-
siècle 3b7
rais del., Benoist tculp., représentant un magicien | évoquant des personnages.
Au-dessous cette légende :
— Mais tous ces Personnages-la sont Vivants.
— Vous vous trompez ils sont morts et très morts
(je vous jure.
Sorte de dictionnaire donnant des renseignements satiriques sur les écrivains, comédiens et artistes de l’époque : Fabien Pillet, ironiquement surnommé le Martial français, qui « rampe tellement A, plat que l'écraser est impossible»; Madame Pipelet (depuis princesse de Salm) < une femme pédante qui veut fuir les Grâces mais que les Grâces ne veulent pas encoro quitter > ; l.uce, qui depuis la chute de quelques tragédies a pris le surnom de Lancival afin de faire voir que s'il perdait d‘un côte il gagnait de l’autre »; David, « à qui l'on peut reprocher d'ignorer l'histoire en grande partie, mais on connaît son mérite comme bon calculateur par les pièces de 3o sols qu'il a su tirer du public en exposant son tableau des Sabines ; Lebrun- Pindard s'élevant quelquefois si haut qu'il perd tout à fait de vue la grammaire, » etc. Avec un supplément.
Calendrier républicain et grégorien.
[B. N. - Le*» 349 ]
1369. — LES PARFAITS MODÈLES Choisis dans les Saints Personnages.
Étrennes Édifiantes. || A Paris, chez Janet, Libraire, rue St-Jacques, n* 3x. (An X. 1801-1802). In-24.
Titre gravé, signé Bovinet z. (deux anges appuyés sur une croix tenant un linceul sur lequel se lit le titre; au pied de la croix, personnages avec divers objets en main, un calice, un cœur, etc.)
Almanach orné de 10 gravures (épisodes de la vie des saints) dont voici les légendes : — 1. Saint Jean-Baptiste. — 2. Sainte Hélène. — 3. Saint Denis. — 4. Sainte Catherine. — 3. Sainte Marguerite. — 6. Saint Ambroise. — 7. Sainte Adélaïde. — 8. Saint Charles Borroméc. — 9. Sainte Geneviève. -— lo. Saint Louis.
Le texte se compose des Prières de la Messe et des Ycpres, et de notices biographiques accompagnées de cantiques sur les saints et saintes repré- ; sentés en gravures.
Calendrier républicain et grégorien.
[Communiqué par M. Greppe.]
,3-0. — LE PETIT LAVATER OU TA- BLETTES MYSTÉRIEUSES. Almanach dans lequel on trouve : la Lunette de l'Astrologue, la Diseuse de bonne aven-
ture, l’Art de tirer les cartes» les vers cabalistiques» etc. U Paris, an IX. In-12.
Recueil de prédictions diverses publié sous un titre alors à la mode. Avec frontispice gravé. (Voir plus loin, n* i554 )
[Cat. 3 fr.J
1 371. — LE ROMANCIER OU DÉLAS- SEMENS DES CŒURS SENSIBLES, orné de cinq gravures enluminées. [Épigraphe :] La mère en prescrira la lecture & sa fille. Première année. || A Paris, chez Rochette, Imprimeur, rue et maison de Sorbonne, n* 382. An X. In-12.
Publication se proposant de réagir contre les nombreux recueils de chansons licencieuses et voulant offrir au public un choix de poésies « respirant le véritable amour, la franche amitié, la constance et 1a fidélité *. — L'cnluminage des gravures (lises : barbouillage et placage) est un véritable rêve.
Calendrier pour l’An X.
[Cat. 5 fr.J
(Coll. Olagnoo.]
1372. — LE SUPRÊME BON-TON OU ÉTRENNES DE LA MODE. Aux personnes curieuses de leur Parure. || A Paris, chez Janet, Libraire, rue St-Jacques, n* 3i. (1801-1802.) In-32.
Titre sur un rideau tenu par des Amours. Ca- ! lendricr rép. et grégorien, avec figures gravées se : rapportant aux chansons du recueil : 1. Le Suprême Bon-Ton ou les Travers de la mode. — 2. La Conversation intéressante. — 3. C’est en vain, ou
: 8. Les cerises ou la mode gênante. — 9. La Valse, ou la Danse à la mode. — 10. Tenez-vous droit, ou la Gimblette et le petit chien. — il. Le chiffre d’Amour, ou le Retard au rendez-vous. — 12. La Course à Long-Champ, ou les faux Cheveux.
Cet estampes, presque toutes à deux personnages, sont extrêmement précieuses au point de vue de la mode. A la suite de la partie gravée (texte et figures) se trouve une série de notîcea imprimées sur la mode.
[Ex. mar. r. cat. 180 fr.J
[Coll, de Savigny.J
1373. — ALMANAC AMÉRICAIN pour l’année 1802. || A Philadelphie (1). (1802 et suite.) In-18.
Almanach porte-feuille comme il s'en faisait alors beaucoup, en Allemagne principalement, avec poche pour les papiers et porte-crayon. En tête de l'avertissement on lit : « Le succès qu'ont eu depuis : plusieurs années, en France et en Allemagne, différons Almanacs littéraires, nous a persuadé qu'un ouvrage de ce genre pourroit obtenir la même faveur auprès du public de l'Amérique, a
Avec frontUpices et planches de costumes très gentiment coloriés.
Le frontispice de 1S02 représente la Liberté en Déesse tendant à l’aigle antique une coupe qui le ranime. Au fond, dans les nuages, le bonnet phrygien placé sur le drapeau américain. L’année 1802 contient également un portrait de Washington, une vue de la campagne du grand homme et une vue de U ville de Berne.
(Cat. de i5 a 25 fr.J
(Coll, de l'auteur.]
l'Inconstance de la mode. — 4. Le charme de la mélodie ou le mouchoir retourné. — 5. Le messager fidèle ou la mode favorable. — 6. Elle va fleurir (la rose), ou l’heureux emblème de la mode. — 7. Elle est prête à cueillir, ou la mode en défaut. —
1374. — ALMANACH DE PHILA- DELPHIE OU LA CONSTITUTION DE SANCHO PANÇA ET DU BON-HOMME RICHARD. || A Paris, chez les mar-
chands de nouveautés, 1802. In-18.
Réimpression de l'almanach déjà publié au xvtii* siècle tous le titre de Calendrier de Phi - Ijdelyhie (voir, plus haut,
Ce même almanach fut public à nouveau, sous la Rcs-
(l)«A Philadelphie* peut être considéré comme une indication fictive, l'almanach ayant dû, très certainement, être publié à Paris, quoiqu'il n'y ait aucun nom d'imprimeur ou de libraire.
La Course à Longchamps. — Ligure du ■ Suprême Bon— Ton. »
tauration, en i S 23, avec un portrait lithographié ; de Francklin comme frontispice et avec quelque* modifications dans le texte:
— Almanach de Philadelphie ou Constitution» de Sancho Pançaet du Bonhomme Richard. Dédié aux bons citoyens. {J Paris, chez tou» les marchands de nouveautés.
[Cat. de 3 A 5 fr.)
i375. — ALMANACH DE SANTÉ pour l’An 1802, à l’usage des gens du monde, I par une société de médecins de Vienne; traduit par D s, médecin, jj Paris, Poi-
gnée. An X. i8oi. In-ia. (Prix i fr. 5o.)
Avec le portrait de John Brown.
,376. — ALMANACH DES ACTION- NAIRES ; Pour l'An XL Contenant : Les 12 mois de l’année, avec indications des jours de clôtures, des tirages des cinq Loteries, et des N#* très heureux appliqués aux jours de clôtures, pour toute l’année. Plus : des cadres pour inscrire commodément les Tirages qui se feront à Paris, Bruxelles, Lyon, Strasbourg et Bordeaux, séparément, Et en outre : les tirages de ces Loteries, les uns sous les autres, comme n’en formant qu’une : Des Tables de progression; Des Tables de perte et gain. || A Paris, A l’Imprimerie du Journal l’Observateur, Rue S.-Antoine, N* 324. Iü-8.
Pur almanach de renseignements, publié par un sieur Cocatrix [d’après Quérard.]
i377. — ALMANACH DES DAMES Pour l’An XI 1802 et i8o3. Avec Figures [Épigraphe :] Diversité c’est ma devise (1).
|| A Tubingue, chez J. G. Cotta et à Paris chez Fuchs, Libraire, rue des Mathurins, Levrault frères et Henrichs [pour 1809, chez Lefucl et Delaunay au Palais-Royal; à partir de 181 1 : A Tubingue, chezCotta, à Paris, chczTrcuttel ctWûrtz, Libraires.
Sur quelques années : « A Paris 0 sc trouve avant « A Tubingue »}. 1802-1840,
38 années. In-18.
A l’exception de la 1" année le titre est toujours gravé et a un petit sujet. Ce petit sujet, la plupart du temps un amour, est, en general, très finement
(l) Les mots • Avec figures * ainsi que l’épigraphe disparaissent du litre des années suivante*.
exécuté, aurtout quand il est dû su burin de Lambert.
Comme texte, c’est un recueil de romance*, élégies épitres, fable*, stances, contenant les oeuvres les plus diverses, beaucoup dues à des femmes et sur les femmes. On y rencontre ainsi des poésies de Ducis, M«* Dufrénoy, Esmenard, Gingucné, do Jouy, Millevoye, M** de Montolieu, Mollevault, Parny, Parseval-Grandmaison, comtesse de Salm, Alexandre Soumet, Géraud, Ch. Malo, Ponger-
ALMuiNACII