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I-c triomphe est pour les bassesse

Condamnés à toujours souffrir.

Nous terminons notre carrière.

Vaut-il mieux naître que mourir.

Pour être à la galère ?

— 8. La tourterelle. — 9. Le Tableau de Famille. 10. La véritable Beauté. — II. La petite actrice de société. — la. La douceur du Printezna. — Texte composé de chansons.

[Coll. Georges Salomon.]

[Ex. mar. r., cat. 120 fr .]

138g. — LES ÉCHOS DES BOCAGES.

Étrcnnes Pastorales et Chantantes. |] A Paris, chez Janet, rue St-Jacqucs, n*3i. ln-64.

Avec un calendrier pour l'An XI. Titre gravé,

1 2 planches. Recueil de chansons.

[Coll. Georges Salomon.)

i3qo. — ÉTRENNES HISTORIQUES, MORALES ET LITTÉRAIRES, contenant Des faits curieux et intéressans, les noms et adresses des Membres du Gouvernement, du Conseil d’État, du Sénat con- j servatcur, les jours d’audiences des Ministres, les Traités de Paix, la Notice des Lois rendues par le corps Législatif. . . les Archevêchés et Évêchés de France, Cures et succursales de Paris... des morceaux de Religion et de Morale, Anecdotes, Poésies, etc. Pour l'An XI (1802 et I i8o3). || A Paris, chez Pitel, veuve Bouquet, Libraire, rue du Marché-Pnlu, n* 10, près le Petit-Pont. Et Amiot propriétaire de VÉtrenne Universelle , ci-devant à Falaise. In-32.

Calendrier républicain et grégorien. Cartes se dépliant et enveloppant l'almanach.

Pour l'An XIII, par Pitel veuve Bouquet (Quillau) éditeur et propriétaire. A Paris, chez I)ubois, Libraire, rue du Marché- Palu.

Pour l’An XIV, chez Mm* V'* Bouquet-Quillau, Libraire, rue Galande, n* 37.

1812, chez Montandon, rue Galande, 37. En 1816, M"* Bouquet-Quillau étant morte sans doute, son nom disparait, et on lit, au bas ; Chez Montandon successeur de Pitel, veuve Bouquet, quai des Grands-Augustins. t5.

Le sommaire varie un peu suivant les années. Quelques-unes ont, en plus, des poésies.

[B. N. — Années diverses.]

i3gi. — LES JEUX DE CYTHERE, ou les Confessions du jour; Chansonnier pour l'an X. || Paris, 1802. In-18.

Avec frontispice.

[D'après un catalogue de librairie.]

[Cat. 3 fr.]

1392. NOUVEL ALMANACH DES MUSES, pour l’An Grégorien 1802. || A Paris, chez Barba, Libraire, palais du Tribunat, puis chez Brasseur, puis chez Capclle et Renaud, et la dernière année chez Moronval. An X, 1802-181 3 : 12 volumes pet. in-12. jPrix : 1 fr. 80.]

Dans une assez longue notice l'cditeur, qui n’était autre que Barba, explique que ces étrênnes viendront souhaiter la vraie bonne année, celle du premier jour du vieux mois de Janvier. Elles n’ont, dit-il, rien de commun avec le recueil publié il 7 a trois mois sous le titre de : « Almanach des Muses pour l’An X, 38* volume de la collection » : il juge inutile, du reste, de se justifier du crime de lèze-typographie dont on chercherait à l'accuser. • Tout le monde peut faire des histoires de France après celle de Mczerai de Daniel et de Veljr. A plus forte raison on ne peut interdire à personne la faculté de compiler l’esprit des autres, de faire le métier de l’abbé Trublct, des Almanachs et des Ana. •

Chaque volume devait être orné du portrait d'une Muse française vivante. Mais trois Muses seulement virent le jour : Fanny Beaubarnais, dont tous les recueils publiaient le* traits à l'envi ; Fortunée Briquet, auteur d'un Dictionnaire des Françaises et des étrangères naturalisées, paru en 1804, et M"*Duchesnois, ■ Muse d'un genre spécial •. Les autres années ont des frontispices allégoriques dessinés par Mars, gravés par Macrct.

Les quatre premiers volumes ont été rédigés par M. Armand Charlemagne, l'annce i8o5 par Millevoye et Capclle, les années 1806 à 1812 par Beuchot. C’est à cet érudit bibliographe que sont dues également les « Notices nécrologiques > publiées à la fin de chaque volume, notices remplies de renseignements intéressants.

Le Nouvel Almanach des Muses, qui publia pour la première fois l'ode d'André Chénier La Jeune Captive, avait pour collaborateurs, soit pour fournisseurs attitrés, MM. Andricux, Armand Gouffé, Houftlers, Boinvilliers, Capetle, Joseph Chénier, Désaugiers, Casimir Delavignc, Delille. Ducis, Dusaulchoy, Fontancs, François de Neufchâteau, Ginguené, Jouy, La Madelaine, Laujon, Millevoye, Parny, Piis, M™* de Salin, Eusèbc Salverte et même feu Cabanis et feu Rivarol.

L'année 1812 contient Les deux Missionnaires, ou Laharpe et Naigeon, 1a piquante satire de Joseph

XIXe SIÈCLE

Chénier, anéantie par l'auteur lui-même tout aussi- ; tût après la mise en vente.

[Cat. de a à 3 fr. suivant les années et l'état.]

t393. — LE PAPILLON, OU RE- CUEIL de Chansons, Romances et Pièces fugitives. [Épigraphe : ]

Je suis chose légère, et vole à tous sujets :

Je vais de fleur en fleur et d'objets en objets.

Lafontaine.

Première Année. || A Paris, chez Gueffier jeune, Libraire, boulevard Cérutti, n* 21, vis-à-vis la rue de Choiseul. De l’Imprimerie de Langlois fils, rue de Thionville, n* 1840. An X (1802) et suite. In-18.

Chansons et poésies de différents auteurs; Armand Gouffé, Boufflers, Colin d'Harleville, Coupé de Guerle, Delilie, de Nieulant, Desaugiers, Dupaty. Étienne, Hoffman, Lebrun, Luce de Lancival, Philippon La Madelaine, Piis, Ségur, Vigée. En tête de la 2* année est un frontispice gravé par Briou. A la fin se trouve le compte rendu des pièces données sur les différents théâtres de Paris. (Théâtre des Arts, Théâtre-Français, Opéra Comique, Opéra Buffa, Vaudeville, Théâtre Louvois, Montansier, Théâtre Mozart, i la Cité).

[Coll. Olagnon. A. i8o3. || Coll, de l'auteur. | A. 1802.]

1394. — LE PETIT CONTEUR AMU- SANT ET CHANTANT. Étrennes d’un nouveau genre. U A Paris, chez Janet^ Libraire, rue St-Jacques, n* 3i. 1802.

In-24.

Titre gravé : allégorie composée d'une série de personnages en costumes xvit* et xviu* siècles censés représenter les maîtres du conte. 12 compositions dont Ica légendes suivent : I. Les Contes qui ne finissent point. — a. La Peureuse. —3. La Maison de Paris. — 4. Le Bouquet de Jasmin. —

5 La Paix du Ménage :

Cassandre épousa l'autre jour La jeune et fraîche Guillemette :

Ne pouvant lui faire l'amour,

11 lui fit mainte et mainte emplette.

Voudrais-tu point un Caraco De cette belle étoffe rose ?

Oui, lui dit-elle, mais tout beau !

Je veux encor bien autre chose.

« A ton doigt l'anneau que voici Va briller avec tant de grâce I —

— Oui, mais je voudrais voir aussi Chaque chose mise â sa place. —

— Si ma montre peut t'arranger,

Parle, aussitôt je te la donne. —

— Qu’à l'instant l'heure du berger Sous mes doigts, 7 résonne l •

Le vieux Cassandre â cette fois N'eut pas la force d'aller contre.

Mais, dès le soir même, il fit choix D’un bon ami de rencontre.

Si jeunes que soient les maris Lorsqu’une femme est par trop tendre,

Ils doivent, surtout à Paris,

Agir comme Monsieur Cassandre.

6. Au feu ! (le feu prenant i l’île de Cjthère.) — 7. La Musette du berger Lubin. — 8. L'Espérance. — 9. Les Couches de Vénus. — 10. Le Rouge de la pudeur. — il. La Balançoire. — 12. La corde cassée.

Texte gravé, avec cahier imprimé d'ariettes nouvelles. Calendrier pour l'An X et pour 1802. Les pages du secrétaire sont aux jours et aux mois du calendrier révolutionnaire. Les vignettes, très gentiment exécutées, doivent être d’un artiste de la fin du xviti* siècle : elles ont, en tout cas, le charme et le cachet de l'époque.

Cat. Morgand : ex. mar. vert, 60 fr.]

[Coll. Victorien Sardou.]

i3cj5. — LE PETIT GESNER OU LE CHANTRE DES PASTEURS ET DES CAMPAGNES. Étrennes aux âmes sensibles et honnêtes. || A Paris, chez Janet, rue St-Jacqucs, n* 3t. i8o2-i8o3-An XI.

In -64.

Titre gravé (pâtres au milieu des montagnes, avec un Amour jouant du chalumeau). Calendrier républicain et grégorien.

Almanach dans la note des bucoliques et des bergeries, avec chansons imitées de Gesner et autres chantres de l'Egloguc. ta figures non signées : X. Le fils que les dieux béniront. — 2. La Voix de la Nature ou l'orage. — 3. I-a Matinée d’automne (Vendanges). — 4. Le bonheur d’être époux et père. — 5. Les Alpes. — 6. Le Ruban. — 7. Le Charme de la bienfaisance. — 8. Laurette et Mirtil. — 9. Le chanteur plus docile. — 10. Le saule (d'après la tragédie d'Otello). — II. La promesse mal tenue. — 12. Chacun à son tour ou l'Amour qui passe et qui reste. — Jolies figures finement gravées.

Avec un cahier imprimé d'ariettes nouvelles.

[Ex. mar. rouge, 5o fr.]

1396. - LE PRÉSENT DE NOCES ou Almanach historique et moral des

Époux. || Hyménopolis et Paris, Fuchs.

1802. In-18.

D'après Uarbier, aurait eu pour auteur l'abbé J. A. Guyot.

1397. - LES SECRETS DE L’AMOUR DÉVOILÉS. Étrennes nouvelles et Chantantes. U A Paris, chez Marcilly, rue Julien le Pauvre, noa 14 et i5. 1802. In-32.

Titre gravé : petits amours s'embrassant, et dévoilant ainsi i deux primitifs, Adam et Ève selon toute probabilité, les mystères de la nature.

A Partir c/u-z. A! arc il lv. A’ur ,/u/trtr /.■ Paurrr A*// et /S .

12 compositions qui semblent être d'époques différentes, provenant, en tout cas, de burins différents. I. La Fête de village. — 3. La plus belle des femmes ou le portrait anacrcontique. — 3. Almcne et Seymour ou la nouvelle épreuve du sentiment. — 4. Le sage qui devient fou. — 3. La Séduction sans malice ou le Séducteur innocent. — 6. La nouvelle Psyché ou l'indiscrétion pardonnable. — 7. L'adresse bien choisie. — - 8. La Vengeance inutile. — g. Les Aveux singuliers. — 10. La Bergère qui ne peut pas se fâcher. — u. L'Opticien savant. — 12. Le Mariage heureux (cette dernière composition, de tous points ravissante, parait être de Qucverdo). La figure 3 (Almène et Seymour) est signée : J. B. Gatine, celui-là meme qui se rendra célèbre par scs gravures de modes.

Calendrier pour l’An X et pour 1802.

[Coll. Victorien Sardou. f| Coll, baron Pichon.] [Cat. de 60 à 80 fr.]

If* J'ayr ÿtu t/etnenf /ou*

/ .{t/rtvoY i/ti'txj/d

Figures de l'almanach « Les Sccrcta'dc l'Amour. s

1398. — LES SOIRÉES CHANTANTES ou Le Chansonnier Bourgeois, Formé du Choix de tous les Vaudevilles, Couplets, Romances, Rondes, Scènes chantantes Du Cousin-Jacques. [Recueil revu, épuré par l’Auteur, avec les Airs nouveaux, notés]. Tome premier. || A Paris, Chez Moutardier, Libraire, Quai des Augustins,N* 28. An X-1802. In-12.

Frontispice colorié.

Recueil de chansons avec musique.

A paru, pour la irt fois en 1802, et pour la seconde en i3o5 (an XIII).

[Communiqué par M. Greppe.]

1399. - UN MOT SUR TOUT LE MONDE ou la Revue de Paris pour l’An dix; Almanach chantant par les auteurs des « Dîners du Vaudeville ». Il A Paris, chez Favre, Libraire, Palais- Egalité, Galeries de Bois (1802). In-18.

Chansonnier accompagné d un almanach.

[Ex. broché, cat. 4 fr.]

1400. — ALMANACH DES ARTS, PEINTURE, SCULPTURE, ARCHITEC- TURE ET GRAVURE pour l’An XI. || A Paris, chez C. P. Landon, éditeur des Annales du Musée. Prix : 2 fr. 40. i8o3i8o5. In- 18.

Almanach publié par C. P. Landon, qui prit l'annce suivante, le titre de « Almanach des Beaux-Arts », et qui donne la liste complète des écoles ou établissements concernant les arts, les noms des peintres, sculpteurs, mouleurs, graveurs, avec le catalogue des ouvrages relatifs aux arts.

Chaque année a un frontispice gravé au trait : celui de l'An XII signé Boutrois sculp., représente la fontaine de Desaix, élevée alors place Dauphine, d'aprcs les dessins de Percier.

[Cat. 4 à 5 fr. l’année.]

1401. — ALMANACH DES GOUR- MANDS OU CALENDRIER NUTRITIF, servant de guide dans les moyens de faire excellente chère; Suivi de l'Itinéraire d’un Gourmand dans divers quartiers de Paris, et de quelques Variétés morales, apéritives et alimentaires, Anecdotes gourmandes, etc., Par un vieux amateur.

[Épigraphe :] Tanquam leo rusiens, circuit quærens quem devoret. S. Petr.

epist., cap. VI, vers 8. || A Paris, chez

Maradan, libraire, rue Pavée Saint-Andrédes-Arts, n* 16. An XI (i8o3), i8o3- 1812, 8 années. In-i8.

Chaque volume a sur le titre une devise latine différente et un frontispice dont le sujet était invariablement fourni par l'auteur lui-même, Grimod de la Rcynière. Dessinés par Dereant, ces frontispices sont gravés par Maradan. Seul le dernier est dessiné par Charles et gravé par Mariage (1). Voici, d'autre part, le sujet de ces vignettes, d'une exécution assez lourde, et toutes chargées de détails culinaires pour faire venir l'eau h la bouche des illustres gourmands auxquels l’almanach se trouvait chaque année dédié. Il est amusant de voir avec quel enfantillage Grimod de la Reynièrc s'est appliqué à décrire minutieusement les détails des estampes. Cochons de lait, pilés, cervelas, têtes de veau, chapons, dindes truffées, jambons de Bayonne, friandises de toutes espèces, bouteilles de vin et de liqueurs, rien n'est oublié. Voici, du reste, les titres des frontispices qui correspondent aux différents volumes :

— Année l8o3. — Bibliothèque d’un gourmand du XIX • siècle (au lieu de livres ce sont des provisions alimentaires).

— Année i8o5. — Dédiée à Camérani, semainier perpétuel de I'Opéra-Comique. Les Audiences d’un gourmand (il est assis à son bureau et reçoit i diverses personnes chargées de victuailles).

— Année i8o5. — Dédiée à Corbin-Bartinazzi, dernier arlequin delà Comédie italienne à Paris. Séance d’un jury de gourmands dégustateurs (un scribe assis à une table séparée dresse le procèsverbal des jugements).

— Année 1806. — Les Méditations d’un gourmand (il est en train d'écrire, mais vient d'interrompre son travail pour réfléchir sur les maté- : riaux qui en font l'objet.)

— Année 1807. — Le premier devoir d’un Amphitrion (il est dans sa cuisine, et reçoit des mains de son chef le menu du jour).

— Année 1808 — Les Rêves d’un gourmand ; (voluptueusement étendu dans un lit, il rêve aux ; bonnes choses dont le crayon du dessinateur a généreusement garni la pièce, tout cela sous la j garde d'une chatte aimable et vigilante qui est, i nous apprend-on, celle de l'auteur, « et dont la moindre qualité est d'être angora blanche et superbe ■.

— Année 18 lo — Dédiée aux mânes de Albouis

(S) Il existe un frontispice de l8o3 signé N. Delin. M. sculps. Je n'ai pu retrouver le nom du dessinateur commençant par un N. mais, en tou t cas, il ne faut point traduire ce JV. delineavit, Maradan sculpsit, comme l'a fait M. Pouy : < N . Delin maître sculpteur *, ce qui montre chez l’auteur des Recherches sur les Almanachs plus de fantaisie que de savoir artistique.

d’Axincourt, en son virant acteur-sociétaire de la Comédie-Française. Le Lever d'un gourmand, (on vient lui présenter le menu du diner qu'on lui prépare.)

— Année 1812 [devait paraître en 181 1, mais fut retardée, sans doute par suite de difficultés particulières à l'auteur]. — Dédiée à l'ombre du grand Vatcl. Frontispice représentant le plus mortel ennemi du dîner.

L' Almanach de$ Gourmands que certains regar- ! daient comme le livre le plus délectable sorti de la main des hommes, créa pour ainsi dire la littérature culinaire, car s’il a eu des prédécesseurs (voir, plus haut, 1 Almanach du Comestible n* I) aucun n'avait auparavant vulgarisé pareillement le goût deschoses de la cuisine. Aujourd'hui encore, il peut être en I quelque sorte considéré comme le véritable Évangile de l'art alimentaire par ses recettes, par ses considérations, par scs petits traités sur toutes les branches de la gourmandise.

Chaque volume de l'almanach se vendait I 80, et la collection complète des sept volumes I2fr. 60. Plusieurs années, les trois premières notamment, obtinrent un très grand et très prompt succès, et i ont été réimprimées avec des interversions dans i le titre.

Il existe une affiche imprimée annonçant la ; ▼ente de Y Almanach des Gourmands pour 1808.

Il a été publié, également, un tableau allégo- j rique du jury dégustateur en exercice auprès de i Y Almanach des Gourmands (grande planche in- { folio avec épreuves en noir et en couleur}. Ces pièces sont très rares.

A mentionner parmi les plaquettes publiées en réponse à 1’ « Almanach des Gourmands » : Merdiana ou Suite de l'Almanach des Gourmands ,

Enfin, dernier renseignement, l'almanach de Grimod de la Reynière, dont la personnalité est entrée dans le domaine de la grande curiosité depuis les études de Charles Monselet et de Desnoirestcrres, a été traduit en allemand et parut en cette langue, en 1804, à Hambourg, sous le titre de Almanac der Lxcker-Maüler avec nombre de pièces et de poésies ajoutées par le traducteur. [Collection, en bon état, cat. de 30 à 25 fr.]

1402. — ALMANACH DES ŒDIPES, ou Recueil des Énigmes les plus ingénieuses, Publiées par les meilleurs poètes. || A Paris, chez Marcilly, Papetier, rue Saint-Julien-le-Pauvrc, n° 14, et rue du Marché-Palu, n# 14. (An XII, 1803-1804). In-18.

Avec un calendrier n’ayant rien des Œdipes et une dédicace en forme d'énigme dédiée i M>>« Pauline Recueil de 86 énigmes ayant, à la fin, une table des mots.

[Cat. 3 fr.]

[Coll, de Bonnechose.]

1403. — ALMANACH DES OISIFS DE PARIS. || A Paris, chez les marchands de nouveautés. An XII (1804). Pet. in-12.

Renseignements sur les lieux de plaisir de la capitale et sur le public qui les fréquente.

[D’après un catalogue.]

1404. — ALMANACH DES VOLUP- TUEUX ou les Vingt-quatre heures d'un Sybarite par un Épicurien. || A Paris, chez Bertrandct, lmp. Libr., place S* Michel, n* 780, et à Avignon, chez le même, Place de l’horloge. An XII — 1804. Se vendait 1 fr. In-18.

Frontispice : femme nue à mi-corps, tenant une coupe de laquelle s’échappe un papillon. Tableau de moeurs, dans la note légère de l’époque. C’est bien, en quelque sorte, l'histoire, heure par heure, des vingt-quatre heures de la journée offrant, depuis le matin jusqu'au soir, aux voluptueux tout ce qu'il est possible de réunir en fait de plaisirs, commençant à une heure du matin par le bal et finissant à minuit par le délire, et cela sous la forme d'un récit. Vient ensuite, une description, mois par mois, des plaisirs des différentes époques de l'année ou plutôt des saisons qui semblent inspirer le plus la volupté, le tout se terminant par des principes généraux.

Voici, du reste, comment s'exprime la préface, curieuse i plus d'un titre :

« S’il faut attribuer le succès de YAlm. des Gourmands au nombre d'amateurs qui sont dans cette ville, on doit beaucoup espérer de YAlm. des Voluptueux car le nombre de ces derniers est plus considérable.

■ Qu'on ne s’imagine pas que ce petit ouvrage renferme des pensées obscènes, des images dégoûtantes. Le mot de Volupté si joli, si doux à prononcer, ne doit inspirer que des idées aimables. S'il nous peint une réunion de tous les plaisirs, ce ne sont pas de ces plaisirs que le vice et l'horrible débauche inventent pour profaner le culte le plus délicieux, mais ce sont les jouissances réunies du cœur, de l'esprit, de l'âme et du corps. > — Suivent des conseils pour chaque mois et des principes généraux :

■ On indique comme des excitatifs de nos sens, les truffes, les écrevisses, les vins d'Alicante, de Madère, le café, le chocolat, et surtout les liqueurs.

• Il ne faut jamais prendre une femme blonde quand on veut lui livrer de fréquents assauts. En général, ces femmes-li sont d'un faible tempérament. Elles ont les dehors de la volupté, mais elles sont aussitôt froides qu’animées.

• Les femmes brunes, dont l'œil est brillant, le sourire agaçant, sont de véritables prêtresses. Elles mourraient sur les autels.

XIXe SIÈCLE

« Le meilleur tems pour suivre les lois de la Nature, c'est le matin : on est frais et dispos.

• Jeunes Sybarites, suivez ces conseils ; un ami vous les donne. »

Cet almanach paraît avoir rencontré un certain succès, car il eut de nouvelles éditions en l'An Xiil et en l'An XIV.

1405. — ALMANACH DU PALAIS, Et Agenda pour les Gens d’Affaires et Jurisconsultes ; utiles pour les Affaires civiles près les Tribunaux et pour les Rendez-Vous. || A Paris, Chez Hacquart, Imprimeur des Tribunaux et de la Chambre des Défenseurs - Avoués, rue Gît-lc-Cœur, n* 16; La veuve Dufresne, Libraire, au Palais de Justice, galerie des Prisonniers. An XII et suite. In-12.

Simple liste d'adresses des magistrats, avoués, notaires, etc., arec un agenda pour prendre des notes. — Calendrier se dépliant.

1406. - ALMANACH DU VOYAGEUR j ET DU COMMERÇANT, tant à Tinté- | rieur qu’à l’extérieur de Paris et des départements. Pour Tan 1806. || A Paris, j chez Ad. Garnier, imp.-lib., cul-de-sac de la Monnaie, n* 3 (1803-1809). In-12.

Contient l'état général des Diligences, Messageries et autres voitures publiques ; les postes, la navigation, les foires de la France et des principales villes d'Europe, les conditions et taxes des voitures dites Fiacres et les places où elles stationnent, les notaires, banquiers, agents de change, ministres, ambassadeurs, écoles, etc.

Se vendait I franc, puis I fr. 20.

Quérard indique les années i8o3, i8o5, 1808,

[B. N. Années 1806-1809.]

1407. — ALMANACH PERPÉTUEL DES PAUVRES DIABLES, pour servir de correctif à « l’Almanach des Gourmands », dédié à M. d'Arnaud Baculard, par un amateur peintre, musicien et poète. [Épigraphe:] Panis sacra famés. ||

A Paris, chez Mme Caillot, galerie du Théâtre de la République. An XL i8o3.

In-18.

Frontispice gravé représentant un auteur debout dans sa bibliothèque, tenant un morceau de pain :

à la main et montrant un verre et une carafe d'eau posés sur son bureau, avec l'inscription : Voilà donc le prix des talents.

Cette sorte de protestation contre l'esprit de jouissance et de goinfrerie de l'époque était, alors, fort à la mode. Les estampes montraient à l'cnvi les artistes travaillant pour la gloire, la misère et la famine. Voir notamment la série : Vie d'un artiste.

[B. N. — Le 11 38 1.)

[Cat. Rondeau, 8 fr.]

1408. — L’AMI DE BACCHUS, ou Recueil de Chansons de Table. Pour l’an XI. [Épigraphe :]

Eh ! pourquoi ne boirais-je pas,

Tandis que tout boit dans le monde ?

Anacréon.

Il A Paris, chez Lemarchand, Libraire, place de l'École, n* 1 (An XI.-i8o3).

i8o3 et suite. In-i2.

Chansons d’Armand Gouffé, Luce de Lancival, Piis, Philipon-la-Madclaine, Coupé, Ségur, etc.

A dû paraître pendant plusieurs années.

M.Weckerlin possède 1806 avec un frontispice.

1409. — LE BOSQUET D’IDALIE ou L’Amant heureux et discret. Almanach nouveau et chantant. [ Épigraphe :] A la plus aimable. || A Paris, Chez Marcilly, Papetier, rue Saint -Julien -le- Pauvre, n* 14. (An XI-i8o3). In-32.

Recueil de chansons populaires sur l'amour et les amants.

1410. - LE BRÉVIAIRE DE MOMUS ou L’Arrivée de Fanchon en Olympe.

Almanach chantant pour l’An XII. Avec figure. || A Paris, chez Vv* Lepetit jeune, libraire, rue Pavée-Saint-André-des-Arcs, n* 28, Galland, libraire, Palais du Tribunat, galerie de bois, n* 223. An XIIi8o3. In-18.

Frontispice signé Brion f. : Momus, marotte et bréviaire en main, avec la légende : • Sans chanter j peut-on vivre un jour? » Chansons d'Antignac ! Piis, Legouvé, Armand GoufTé, Du saule boy, Sé- : gur, etc. Curieuse pièce intitulée: Les Amours \ de Bonaparte.

[Coll. Olagnon.j

1411. — LE CHANSONNIER DE L’AMOUR dédié aux Grâces. || Paris, an XI. In-18.

Avec frontispice.

[D'après un catalogue de libraire.]

[C«t. 4 fr.)

1412.— LES COSTUMES DES DAMES j PARISIENNES, ou l'Ami de la Mode. ||

A Paris, chez Janet, Rue S» Jacques, I n* 3i (i8o3). In-18.

Titre gravé sur un rideau avec amours et attributs se rapportant à la mode. 12 gravures, non signées, représentant des personnages costumés ; selon le goût de l'époque et dont voici les légendes : : — 1. Décence et Pudeur. — 3. L'Empire delà mode :

Autrefois voilant ses appas.

Le sexe était trop ridicule:

Il montre aujourd’hui sans scrupule,

La jambe, le sein et les bras.

Toutes nos Dames sont sans gêne,

Leurs costhumes (aie) sont très décens, { Et l'on regrette le vieux tems,

Comme si c'en était la peine !

A Paru' afarx SfJtefUêrJlSSi*

Molière en peignant à grands traits Nous rendait toujours la Nature.

Mais nous, nous faisons des portraits Tout exprès pour la mignature (sic).

En nous dispensant du bon sens Votre esprit si loin nous entraîne Qu'on baille à celui du vieux tems!

Comme s'il donnait la migraine.

— 3. La Mode mieux réglée :

En descendant trois doigs (sic) plus bas, Que la taille soit embellie :

Pour que la main soit plus jolie,

Que l'étoffe couvre le bras.

Que le sein, sous un léger voile.

Palpite toujours en secret:

Le désir est bien moins discret Quand 1‘ocil s'arrête sous U toile.

Un seul jupon est trop léger Quand la mousseline est trop claire.

A qui voit trop rien ne peut plaire.

Et l'œil de l'amour veut chercher.

Ah ! que sous tunique flottante 11 voie un pied mignon... Bientôt Le désir ne fera qu'un saut,

Dans son ardeur impatiente.

Pour que l'amour tombe en extase

Dans son lien toujours nouveau,

Il faut qu’il se mette un bandeau Quand le plaisir ôte la gaze (sic).

XIXe SIÈCLE

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