‹ Les almanachs franaisChapitre 283 sur 546 · MÉNESTRELS · texte numérisé non relu

MÉNESTRELS

A MÏÏS,

i faï fgdï/mr. .jo .Çjyjn* Jr d* Bi-UM.it .

L'année 1828 annonçait 1a publication d'un dictionnaire du titre et du aujet des romances et gravures (avec noms et notices sur les collaborateurs) contenues dans les i5 volumes de la collection. J'ignore si ce « Dictionnaire » a paru : ai oui, ce devait être un monument, car le nombre des romances atteignait alors 848 et celui des gravures itl.

Comme la plupart des almanachs de l'époque, Le Souvenir des Ménestrels existait en plusieurs états. En voici le détail d’après les annonces de l'éditeur lui*mtme : — Broché, beau papier ord., 6 fr. — Cartonné, doré, avec étui, 8 fr. — Relié en maroquin, doré sur tranche, 10 fr. — Broché, papier vélin, 9 fr. — Relié en maroquin, doré sur tranche, 12 fr. — Coavert en moire avec étui et doré sur tranche, 16 fr.

Dans les exemplaires sur papier vélin les gravures sont sans légendes : celles-ci ne se trouvent que sur les papiers ordinaires et se composent invariablement d'un ou deux vers de la romance à laquelle elles sont destinées. 11 existe également quelques exemplaires, très rares, avec les figures coloriées.

(De 4 à 5 fr. l'année, suivant l'état. Vente Hulot, i5 vol. mar. r., 45 fr.]

(Coll, de l’auteur, 'suite complète.]

!7i3. — LE TEMS DES TROUBA- DOURS. Almanach Chantant. || A Paria, Chez Janet, Libraire, Rue S* Jacques, n* 5g. (1814.) In-3a.

Titre ea lettres grevées avec sujet (joueur de guitare).

Almanach orné de 8 gravures, dont voici les légendes : — l . Le Bouclier d* Amour (guerrier écrivant sur un bouclier). — a. Le petit Billet (jeune femme jetant par la fenêtre un billet & son galant). — 3. La jeune Fille (marchande de plaisirs). — 4. Écrivez-moi (jeune femme donnant sa main i baiser à un galant, à travers une grille). — 5. La Croix et la Rose. — 6. L'Amour ingénu (jeune fille à une fontaine, venant de casser sa cruche). — 7. Mainfroi et Sophie. — 8. La Bienfaisance (jeune homme et jeune femme faisant l'aumône à un aveugle).

Texte gravé, composé de chansons.

Calendrier se dépliant.

1714.— TOUT AUX DAMES. Almanach Chantant. |j A Paris, chez Janet, Libraire, rue St Jacques, n* 5g. (1814.) In-32.

Titre gravé avec jeune garçon en costume Troubadour. Le texte des chansons, gravé, est accompagné de huit estampes, médaillons ovales

sur un fond a tailles dej burin représentant soit des sujets moyen-âge, soit des sujets du jour ; I. Le Colin-maillard. — 2. Fidélité, vaillance. —

3. L’Amour échappé de Cythère. — 4. La Bachelette. — 5. Le Défenseur de la beauté. — 6. La Bohémienne, (une diseuse de bonne aventura qui parcourait alors les Tuileries en profilant avec une lanterne magique les figures propices aux amoureux : amant aux pieds de sa belle, belle enlevée ou couverte de diamants. Naturellement le boniment marchait avec l’image.) —7. Le Troubadour croisé. — 8. Les Petite jeux innocents.

[Ex. cert., cat. 8 fr.)

1715. — LE VÉLOCIFÈRE DE LA GAÎTÉ, ou Chansonnier anti-mélancoltque, Pour l'Année 1814, dédié aux bons vivans. Par L.-A. Boutroux. [Épigraphe :] Joyeuseté c'est ma devise. |] A Montargis, Chez Pensier, Imprimeur-Libraire; Boivin, Libraire. Et à Paris, chez les marchands de Nouveautés. 1814. In- 18.

Recueil de chansons, avec calendrier.

Les vélociféres, nouvelles voitures, étaient alors fort à la mode, et nombre de publications *e plaçaient sous leur égide.

De toutes ces plaquettes plus ou moins légères la plus célèbre sera L'Amour au grand trot ou la Gaudriole en Diligence par M. Vélocifère, grand amateur de messageries (| An du Plaisir au Galop,

[B. N. — Ye 16170.]

1716. — ALMANACH DE LTSLE D'ELBE, Pour l’An de Grâce 181 5. Et le i« de la Seigneurie de Buonaparte. || A Porto-Ferraio, Et se trouve à Paris chez Chassaignon, Libraire, rue du Marché-Neuf, n° 3. m.d.ccc.xv. In-32.

Frontispice sur bois : portrait de Napoléon 1** dans un médaillon ovale.

Anecdotes satiriques sur le séjour à Pile d'Elbe de Napoléon l*r, que l’auteur, suivant le qualificatif alors à la mode, appelle Nicolas.

Calendrier.

[ Voir sur Napoléon, le n* 1754.)

1717. - ALMANACH DES ADRESSES DE PARIS pour l’année i8i5, contenant les noms et demeures de tout ce que Paris renferme de personnes distinguées par leur rang ou par leurs fonctions [et de celles connues par leurs professions, états ou métiers qu’elles exercent] (1)

(l) Ce membre de phrase disparut à partir de 1818, c’est-à-dire lors de 1a création par le même éditeur de l’Almanach des Commerçants . et le titre se compléta de toute 1a partie qui suit sur te titre.

ainsi que des renseignemens sur les objets d’utilité, d’instruction, de curiosité ou de plaisirs qu’il présente, suivi d’une liste alphabétique de MM. les membres de la Chambre des Pairs et de deux listes de MM. les membres de la Chambre des Députés, dont l’une indique les nominations par Départemens, et l’autre les noms des députés classés par ordre alphabétique. Ouvrage utile aux habitans et aux étrangers, par M. H. D*** (Henri Dulac, dont le nom figure en entier sur le titre dès la 3e année] 1815-1848 : 34 années (i).|| Paris, chez C.-L.-F. Panckoucke, Éditeur, rue et hôtel Serpente. In-12.

Dés l'année 18 16 déviât « Almanach dea 35,000 Adreaaea. »

En 1818 • dea 35,ooo adresses des Habitans de Paris ». En outre, le titre sommaire reçut les adjonctions suivantes :

« A cette édition on a joint les signes des décorations et les grades de la garde nationale, les désignations des titres d'électeur et d'éligible et celles des ouvrages des hommes de lettres, « savant, peintres et compositeurs qui habitent la capitale ».

En 1839, adjonction de nouvelles matières, ainsi spécifiées sur le titre :

< On 7 a joint aussi l'indication des voitures publiques qui font le service des environs de Paris, à vingt lieues à la ronde, et des renseignements sur les nouvelles voitures qui circulent, les lieux où elles stationnent et les lignes qu'elles parcourent dans Paris. »

Enfin, se complétant encore, V Almanach des 25,000 adresses donnait à partir de X 835 un « Tableau des rues de Paris arec leurs tenans et aboutissans revu, chaque année, sur les documents officiels de la Préfecture. •

Dans ces almanachs, très précieux pour le développement de Paris, il est à remarquer que les artistes, gens de lettres, musiciens, médecins, avocats, figurent avec la mention complète de leurs œuvres et de leurs titres. A ce point de vue, ils constituent une source de renseignements absolument unique; mais 1a présentation par ordre strictement alphabétique des habitants de Paris, commerçants ou non, avait quelque peu froissé les idées encore singulièrement aristocratiques de l'époque. Le Nain Jaune, dans son n* du 30 février l8l5,se faisait un malin plaisir de constater ce mélange, cette confusion : ■ Tel élé-

(1) D'après Quérard les initiales H. D. devraient être attribuées 4 M. Henri Wissemans, compositeur dans l’Imprimerie Panckoucke. Le nom de Dulac ne serait donc qu'un pseudonyme.

gant a, 7 lisait-on, ■ se trouve placé immédiatement après le tailleur auquel il doit tout son mérite, et tel poète musqué 4 côté de son parfumeur. Les rapprochements sont même, quelquefois, si plaisants, qu'on serait tenté de croire que l’auteur 7 a mis de la malice. M. Auger a pour accolyte un épicier ; M. Durdent est 4 côté d'un maître d'école, et M. l'abbé de Feletz s'offre 4 nos yeux entre une actrice de Feydeau et une danseuse de l'Opéra. • C'est évidemment pour remédier aux inconvénients de ces mélanges que l'auteur entreprit en 1818 Y Almanach des Adresses de tous les Commerçants.

En tête de l'année 1834 se trouvent les prospectus de la Lithochromie, l'invention du lithographe Malapeau, qui devait, pendant des années, couvrir Paris de tableaux fixés sur toile, avec les couleurs mêmes dont se servent les peintres. Portraits, sujets religieux, clairs de lune, marines, fleurs, fruits, traits de courage ou de bienfaisance, que ne vit-on pas dans ce domaine I Un catalogue descriptif indique plus de 37 sujets qui se vendaient, alors, couramment.

Les 3o premières années (i8i5-l83o) furent publiées sans interruption par Henry Dulac. De 1 83 1 4 1845 l'éditeur fut M. Corby aîné. Le nom de Panckouke resta également sur la couverture jusqu'en i83o. A partir de ce moment l'indication est : « Au Bureau de l’Almanach, 11, rue des Maçons-Sorbonne. »

[L'Almanach coûtait 5 fr.5o pour les souscripteurs et 7 fr. pour les non souscripteurs. Aujourd’hui, il est assez rare; les dix premières années surtout sont fort recherchées et valent, la première, l5 fr., les autres, de 10 4 5 fr.]

[B. N. || B. Carn. Collection intéressante.] [Voir plut loin, n* 1830 et 4 l'année 1849.]

1718. — ALMANACH DES FABU- LISTES avec des notes, et orné de Gravures ; Dédié à Mademoiselle D'Ordre, par Louis-Alexandre Duwicquet, Ancien Cap°« au Rdg1 de Picardie, actuellement de la Garde Nationale Parisienne. 1™ Année. [Épigraphe :]

Jamais la vérité n'entre mieux chez les Rois,

Que lorsque de la fable elle emprunte la voix.

(Boursault.)

|| Paris, se vend chez Barba, Libraire, Palais-Royal ; au Cabinet Littéraire, rue des Francs Bourgeois Saint Michel, et chez les Marchands de Nouveautés [pour la deuxième année, chez Martinet et chez Barba, pour la troisième année, chez J. J. Paschoud, rue Mazarine.et à Genève.] i8i5-i8i6 et 1820. Trois années, ln-18.

Almanach rédigé tout spécialement en faveur

des dames, pour lesquelles l'auteur affichait un culte romanesque. Dans son entrée en matière, après avoir disserté sur les almanachs, il demande que le gouvernement s'occupe un peu plus des représentants du beau sexe; qu'il leur confie certaines fonctions administratives, qu'il leur accorde quelques-uns des honneurs exclusivement réservés aux hommes. C'est, du reste, à une femme-auteur que chacun des volumes de la collection se trouve dédié.

En plus des pièces A lui adressées, l'auteur ou- j vrait, chaque année, un concours de fables sur des : sujets donnés, et il insérait tout, bon ou mauvais, ne relevant que les fautes de langue.

En tcte se trouve un calendrier donnant, outre les renseignements habituels, l'indication des fêtes religieuses et civiles conservées ou supprimées, les fêtes célébrées par les artistes et les artisans et certains anniversaires remarquables.

Chaque année est illustrée d'un frontispice et de trois autres planches dessinées par M. Roger (l'illustrateur des Conte s d'Hoffmann). Le frontispice de la première année représente La Fontaine, Florian, le duc de Nivernois, la Mothe coiffé de son bonnet de nuit, Esope et Phèdre.

La première année a un vocabulaire des j hommes, femmes et enfants célèbres de la France ; indiquant leurs état, profession, caractère ; d'au. ; très devaient donner des notices sur tous les écri- r vains ayant laissé des recueils de fables.

La seconde année, dédiée A M** de la Féraudière, se trouve divisée en trois parties comprenant :

I* des fables d'auteurs décédés ; 2* des fables extraites des volumes d'auteurs contemporains ; ! 3* des fables inédites.

Dans l'avertissement l'auteur s'élève assez vio- ! lemment contre la censure, et il s'étonne qu'on j n'ait pas plus tourné en ridicule < les approbations ! encore nécessaires pour les ouvrages imprimés >.

La troisième année parue sous le titre de « 5ouvenir des Fabulistes , avec des notes, et orné de : gravures. Dédié à Madame A. Joliveau » donne les ; anniversaires remarquables des cantons de la Confédération helvétique.

Parmi les fabulistes contemporains dont les apologues ornent ce recueil, citons M11* D’Ordre, Ma** de Genlis, Joliveau, de la Feraudière, qui avaient publié dans ce domaine des recueils spé- I ciaux, MM. Gauldrée Boilleau, Aubert, Chapon- ; nière et Gaudi de Genève, A. Deville, De j Pioger, Didot laine, Le Bailly, Ginguéné, ■ Arnault, Vitalis, Boisard le peintre, et autres j dont le nom ne brilla jamais d'un très grand éclat.

V Almanach des Fabulistes, frère de Y Almanach des Muses et de Y Almanach des Prosateurs se tirait sur papier ordinaire au prix de 3 fr. l'exemplaire, et sur vélin A 5 fr.

[Cat. de 2 A 3 fr. l'année.]

[Coll, de l'Auteur.]

1719. — ALMANACH DES GIROUET- TES ou Nomenclature d’une grande quantité de personnages marquans dont la versatilité d’opinions donne droit à l’ordre de la Girouette. Avec leurs écrits en parallèle. || Paris, chez L’Écrivain, libraire, i8i5. In-18 etin-8.

Il existe de cet almanach connu deux éditions: t*in-i8, avec frontispice colorié (les coloris sont très différents), représentant M. Caméléon moitié tricolore, moitié blanc, présentant d'une main une adresse A l'Empereur et, de l'autre, un placet au Roi ; 2* in-8, sans frontispice.

[Cat. de 3 A 5 fr.]

1720. — ALMANACH DES PLAISIRS DE PARIS ET DES COMMUNES ENVI- RONNANTES Contenant les époques des fêtes citadines et champêtres, et de tous les amusemens qui appellent et réunissent les habitans de la ville et de la campagne dans le courant de l’année; l’indication des jeux, danses et spectacles qui en font l’ornement, avec la désignation des lieux, des routes, des meilleurs traiteurs et des moyens de transport ; divisé en deux parties; savoir : Plaisirs d’Hiver et Plaisirs d’Été. [Épigraphe:]

Léger d'argent, riche d’honneur,

Fidèle au Roi plus qu'A sa belle.

Du sein des maux ou du bonheur.

Le Français court où le plaisir l'appelle.

Il A Paris, chez Goujon, Libraire, rue du Bac, n* 33. i8i5. In-18.

Très précieux almanach divisé, conformément au titre, en deux parties, qui peut être considéré comme la nomenclature la plus complète, la plus précise, des plaisirs de la capitale. Bals, musées, jardins, cafés, restaurants, tous les établissements jouissant alors d'une vogue plus ou moins méritée, y sont soigneusement notés. Les bals surtout tiennent une place considérable : bal du Cirque des Muses, rue Saint-Honoré; bal de l'Hermitage, rue de Provence ; bal de Therpsychore, au carré St-Martin ; bal du Jardin des Princes, boulevard du Temple; bal du Salon de Flore, bal du Musée, rue Dauphine; Wauxhall français, quai Voltaire; bal du Grand-Salon, rue Coquenard ; Salon des Redoutes, Tivoli d'Hiver, Wauxhall du boulevard de Bondi, etc., etc.

La partie consacrée aux plaisirs d'été contient d'intéressantes notices sur le Bois de Boulogne, les Champs-Elysées, le Palais-Royal, le Jardin du Roi, le Jardin de Tivoli, rue St-Laxare; le Jardin des Princes, boulevard du Temple; le Jardin des

XIXe SIÈCLE

Marronniers, faubourg du Temple, et sur toute» les fêtes des environs de Paris.

V Almanach ici Plaisirs a été rédigé par Cuchet et Lagarcncièrc.

[Cat. de 8 à 10 fr.] [Coll, baron Pichon.]

1721. - LES AMUSEMENS DU PAR- NASSE. || A Paris, chez Michaud frères et Brunot-Labbé. (Vers 1 81 5.) In-18.

Recueil de poésies qui fut repris par Le Fuel et publié sons le vocable suivant, avec un titre gravé :

— Les Fleurs du Parnasse. Almanach Lyrique des Dames. || A Paria, chez Le Fuel, rue St-Jacques, n» 54*

[Coll. Olagnon.]

1722. — ANNUAIRE GÉNÉALOGIQUE ET HISTORIQUE par Viton de Saint- AUais. || Paris, Maza, 181S1822 4 vol.

Nouvelle publication de l'intrépide historiographe.

Donne de nombreux détails sur les maisons souveraines et sur les maisons nobles.

1723. — LE BON VIVANT. Recueil de chansons bachiques et gastronomiques ; Almanach chantant Pour la présente année. De l’Imprimerie de Doublet. || A Paris, chez Caillot, libraire, rue Pavée St-André, n* 19. (t8i5.) In-32.

Avec un calendrier pour l8t5. Frontiepiea populaire colorié.

[Cat. 4 fr. ex. avec cartonnage.]

1724. — CALENDRIER DE LA COUR, pour l’Année i8i5, Contenant le Lieu du Soleil, son Lever, son Coucher, sa Déclinaison; le Lever et le Coucher de la Lune, etc. Avec la Naissance des Rois, Reines, Princes et Princesses de l’Europe : Imprimé pour la Famille Royale et Maison de Sa Majesté. || A Paris, chez Madame Hérissant, Libraire, rucSt-Marc, n° 24. Avec autorisation du Roi, [puis chez Le Doux Hérissant, seul éditeur breveté, et chez Pélissier.] i8i5-x83o.

In-24.

Sur te titre écusson de France surmonté de la couronne, soutenu par deux Amours, avec drapeaux;

puis l'écusson avec le sceptre et la main de justice en sautoir.

Reprise, par privilège royal, du Calendrier de la Cour de 1700. (Voir, plus haut, n» 92.) En regard du titre, on lit « Titre de propriété. — Le Roi ayant rendu, le 25 Mai 1814, à Madame Hérissant le droit de faire imprimer le « Calendrier de la Cour a, ainsi que les prérogatives dont elle jouissait sous Louis XVI, ce calendrier est le seul authentique et reconnu par Sa Majesté. » Il y eut donc pour 18 1 5 deux « Calendrier de la Cour a, Janet ayant prétendu continuer sous le nouveau régime la publication du Calendrier de la Cour repris en 1804-05 pour le Gouvernement impérial.

Les exemplaires en maroquin rouge avec dentelles valent de 5 à to fr. [Années 1818, 1820, 1825, aux armes de la duchesse de Berry, vendues en l885, 20 fr. chaque.]

ï725. — LE CHANSONNIER FRANC- MAÇON par J. A. Jacquelinll Paris. (181 5- 1816.) In-8.

Suite de la Lyre Maçonnique (voir plus haut n° 1 5/2] publiée également par le même chansonnier. Avec frontispice.

[Cat. Claudin sur la franc-maçonnerie, 2 fr. 5o.]

1726. — CHANSONNIER ROYAL. || A Paris, chez Rosa, Libraire, Cabinet Littéraire, Grande Cour du Palais-Royal. 18 1 5. In-12.

Avec 4 figures. Se vendait 3 fr.

[D’après le cstslogue de Rosa.]

1727. — LE DÉSIRÉ DES FRANÇAIS, Étrcnnes Historiques et Morales, contenant le Calendrier, les naissances et alliances de la famille royale, des souverains de l’Europe, etc. Pour l’année 181 5. De l’Imprimerie de Richomme. || A Paris, chez Janet, Libraire, rue St-Jacques, n° 5g. (1815-1848.) In-32.

A partir de 1841 on lit sur le titre : « Par P. C. L. Janet. » D’après un avis placé en tête, cet almanach parut pour la première foie en 1789; ce serait donc très probsblement la suite du Petit Désir i des Français de 1789 (voir plus haut n* 938.)

Nombre d’almanachs de 18 15 à 1824 trouveront, du reste, moyen de faire figurer sur leur titro les mots Désiré des Français, pour mieux afficher leur sympathies royalistes. Louis XVIII n était-il pas partout appelé ■ le Désiré »? Il fallait donc bien se mettre au diapason.

Renseignement* administratif* ordinaires, avec divers articles : relations de faits politiques, chroniques, anecdotes, etc.

(Années i8i5 à 1826 cart. c*t., 3 et 4 fr.] [B. N.]

17*8. — LE DIABLE COULEUR DE ROSE ou Le Jeu à la Mode. || A Paris, chez Janet, Libraire, rue Saint-Jacques, n° 5ç. (i8i5.) In-32.

Almanach accompagné d’on petit souvenir à l'usage des dames et d’un calendrier pour l8l5, entièrement consacré, dans sa partie illustrée tout au moins, au jeu du Diable. Sur le titre grave est un petit enfant tenant en mains le dit objet, et cinq planches, gravées au pointillé, représentent des messieurs et des dames faisant manoeuvrer le Diable dans tous les sens.

Sous mille formes à présent Se reproduit le diable :

En dessin Martinet le vend,

C'est un assez bon diable.

...Mis en Almanach On prétend qu'il a De l'esprit comme un diable.

Le diable si laid.

De noir qu'il était,

Devient couleur de rose.

exemplaires qui m’aient jamais passé entre les mains étaient verts.

(Coll, baron Pichon.]

1729. — LE DON DU CŒUR. Étrennes aux Demoiselles. || A Paris, chez Marcilly, Rue St-Jacques, n° 21. (i8x5.) In-32.

Titre gravé avec sujet (Amour sacrifiant sur l'autel du culte).

Recueil de vers, orné de 6 gravures au burin mélangées de pointillé anglais, sans légendes, et se rapportant au texte : — 1. Portrait de l'Amour. — 2. La Bohémienne, (même figure que celle de Tout aux Dames , voir n* 1714). — 3. Le loquet. — 4. L'offre avantageuse. — 5. Le Voyage à Guide. — 6. Le Bien vient en dormant.

Cet almanach est suivi d'un ■ Souvenir des dames >. Calendrier pour i8i5. Il se rencontre également avec calendrier à des dates postérieures. J’ai eu ainsi sous la main 1817.

lEx. mar. r. cat. 14 fr.]

1730. — DOUBLES ÉTRENNES FRAN- ÇAISES, DE LA COUR ET DE LA VILLE. Pour l'année 1 81 5. || A Paris, chez Aubry, Imprimeur-libraire, au Palais de Justice, n* 3. In-32.

Renseignements administratifs et commerciaux. Contient deux bois, signés Duronchall, représentant • Louis XVIII, surnommé le Désiré, et Marie- Thérèse-Charlotte de France, Duchesse d’Augouleme, fille de Louis XVI. >

En tète : feuilles se dépliant ; cartes et tableaux j géographiques.

J’ignore si ces • Etrennes » ont continué à paraître.

(B. NJ

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