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et on ne peut que le féliciter de l'intérêt dont il faisait preuve pour • l’humanité souffrante ». Mail il est, en meme temps, réclareier empirique et certains de ses boniments seraient dignes de figurer aux côtés des prospectus de la douce Revalescière.
L'avertissement et quelques autres passages du ■ Livre Commode » ont été reproduits dans la Nouvelle Revue de Poche de 1868 (Tome I).
Le mieux, du reste, pour cette intéressante publi* cation, est de renvoyer à l'article si curieusement documenté, publié par Edouard Fournier dans son Paris Démoli (l855) : « L'Almanach des Adresses de Paris sous Louis XIV'. *
[Vente Pixérécourt.ôo fr. — Vente Le Roux de Lincy(i870) n» 1944, 220 fr. — Vente du baron J. P(ichon), 1869, 35o fr.)
87.— LE TRÉSOR DES ALMANACHS pour l’année bissextile 1692. Avec une exacte description de l’œconomie universelle et des parties principales du monde. Un abrégé de la science des temps, le lever et le coucher du Soleil, le Tarif des nouvelles Monnoyes, l’ordre du département (sic) des cou riers et diverses autres pièces également utiles et curieuses. Par Abraham Du Pradel, Philosophe et Mathématicien. || A Paris, chez la veuve de Denis- Nion, Marchand-libraire sur le quay de Nesle, devant l'Abreuvoir (i)deGuenegaud,
(l) Les noms sont orthographiés tout différemment dans l'almanach qui précède.
à l'Image Sainte-Monique. M.DC.XCII.
In-8.
Dans un avertissement, l’auteur rappelle qu'il a déjà publié à Troyes, en 1690, un Trésor des Almanachs qui ne se distinguait pas des Adresses de la ville de Paris . Il a pris le parti de publier séparément le Trésor et les Adresses afin de donner satisfaction aux gens qui, dans le courant de l'année, désirent des Almanachs séparés u pour le commerce et pour des présens ». En outre des matières figurant sur le titre, cet almanach donne. avec un calendrier, des détails sur les foires, la liste des membres de l'Académie française depuis 1676, et la liste des avis du Bureau d'adresse.
Le Livre Commode et le Trésor des Almanachs ont été soigneusement réimprimés en 1878 par Edouard Fournier, dans la Bibliothèque Elzévirienne Paul Daffi* (deux volumes}. En tête se trouve une très substantielle notice dan» laquelle, entre autres choses curieuses, Edouard Fournier nous apprend que Icdition de 1692 fut saisie comme ayant empiétésur les choses que, par privilège, Yhtai de la France pouvait seul publier.
88. - ÉTAT DES OFFICIERS DES GARDES DU CORPS DU ROI, par brigades et par ancienneté, en janvier 1694. || De l’Imprimerie de la veuve Le Mercier. Paris. M.DC.XCIV. In-24.
Noms des officiers formant les compagnies, sans autres renseignements. Première forme des publications qui doivent paraître dans cct esprit durant le xvi il* siècle.
8g. — ALMANACH DE POCHE OU i ABRÉGÉ CURIEUX DE TOUT CE QUI CONCERNE LE COMMERCE DU MONDE pour l’année Mil sept cens. || A Paris, chez Antoine Warin, libraire, rue St-Jacques, proche la Fontaine St-Severin, au Scapulaire. In-3a elzévir puis carré. 1700-1744 (?).
Réimprimé plusieurs fois avec la mention « nouvellement corrigé et augmenté. • Le privilège étant ; accordé pour plusieurs années, le texte restait le ; même durant les années du privilège. Seul le ca- 1 lendricr se renouvelait. 11 est à remarquer que le privilège porte sur une • Instruction à la vie inté— 1 rieure et le bonheur d'une Âme qui a trouvé Dieu, j avec un Almanach de poche. » Curieux petit vo- 1 lume qui donne l'état de l'Eglise, les 13 anciens pairs de France, les Universités, les gouverne- ■ ments des provinces, les parlements, les juridic- i lions du ressort du Parlement de Paris, la Maison j de Ville, les juridictions consulaires, la Chancelle* i rie, les vacations du Palais, les sommes à payer : pour les contrats comme droit du sceau, les poids I et mesures, les choses curieuses qui se passent tous ; les ans à Paris à certains jours de l'année. Il sc termine par des instructions concernant les écoles de Théologie et de Droit (cours et frais), â la fin desquelles on peut lire : • Les jeunes gens font i quelquefois monter les dépenses à des sommes : excessives, aussi bien que les menus frais, consistans en papier, image et impression des thèses, tentures, et quelques autres semblables frais, sur ; lesquels il seroit bon que les parens consultassent j ceux qui enseignent le Droit en particulier â leurs 1 enfans. »
L'art de carotter les parents n'est donc pas un : art moderne; sur ce chapitre comme sur bien d'autres points, l'humanité est éternelle.
On y trouve encore un tarif pour le papier et parchemin timbré suivant les formats, et un alphabet de plusieurs graines avec leurs vertus et propriétés.
A partir de l'année 1707 on lit sur le titre, après la mention de l'année : a Dédié à leurs Altesses Royales Monseigneur le Duc et Madame la Duchesse de Bourgogne. ■ Et, d'autre part, un frontispice représente le duc de Bourgogne tenant
sur une table le portrait de sa femme qu'il montre au public.
A la suite d'un nouveau privilège en date du 3 décembre 1742, le titre sc modifia quelque peu. En voici la teneur exacte :
— Almanach de Poche ou Abrégé très-utile au Commerce du monde. Pour l'anncc M.DCC.LX11I. Du Fonds d'Antoine Warin, rue saint Jacques. || A Paris, chez Thomelin, rue des Noyers, près la rue saint Jean de Beauvais, au Scapulaire. M.DCC.XLI1I. In-24.
On lit dans l'avis placé en tête :
• L'ancienneté dans ces petits ouvrages mérite assez la préférence, c'est la meilleure preuve de leur utilité, ou de leur agrément, sur-tout lorsque le débit n'en diminue point, par la curiosité qu'excite ordinairement les Almanachs.
« Celui-ci, malgré le prix que la nouveauté leur donne, a toujours satisfait le public, et c'est plus pour l'utilité du monde, que par nouveauté qu'on en a changé l'ordre ayant paru depuis 1700, et les années suivantes. ■
Cet almanach est rarissime.
[A. 1701 à l'auteur; A. 1707 à M. Cotlrcau; A. 1709 et 1 7 1 1 au baron Pichon; A. 1710 à M. de Bonncchose; A. 1716a la B. Maz.; A. 1743 à la B. N.]
90.— ALMANACH DOMESTIQUE ET CURIEUX POUR L'AN SANS B1SSEXTE M.DCC. Accompagné d’un Extrait d'Astrologie naturelle, et d’un Prognostic perpétuel des jours et des heures Planétaires, par lequel chacun pourra connaître son penchant et ses inclinations, et même les divers changcmens de Pair qui arriveront dans l’Année. [Traduit de l’Italien de Livio Agrippa , fameux Naturaliste de Pavie.](i) || A Paris, chez Laurent d’Houry, à l’entrée de la rue Saint-Jacques, devant
(i) Les mots entre crochets disparaissent du titre des autres années sur lequel on lit en lieu et place : « Avec une table propre à régler les pendules. »
la Fontaine S. Severin, au Saint-Esprit. 1700 et suite. Pet. in-12.
Le privilège est du 3o octobre 1693 : je ne crois donc pas qu’il s'agisse d’une suite à l’Almanach de 1691 {voir plus haut n* 83.) Le texte, du reste, n’est pat le meme, car cet almanach est presque entièrement occupé par une sorte d’extrait d'astrologie naturelle. On y traite, en effet, de la nature cl complexion de l’homme, des diverses significations qu’on peut tirer des parties de sa tête par rapport aux planètes; de l’influence des signes du Zodiaque sur les mois; du globe, des étoiles, de la distance entre la terre et les sphères célestes, de la nature et de la vertu des planètes, etc.
Contrairement aux habitudes de l'époque, cet almanach ne donne aucun renseignement sur les choses de la Cour el du Palais. Je ne sais s'il a paru pendant de longues années, mais il ne figure pas sur le catalogue des livres imprimés en France en 1713.
[A. 1700 au baron Pichon.|| 1701 à la B. N.]
91. — ALMANACH ROYAL pour Tannée mil sept cens sans bissexte, exactement supputé sur le méridien de Paris. Où Ton marque les Éclipses, le lever et le coucher du soleil, le mouvement de la Lune, les jours de foire, le Journal du Palais, la demeure des messagers, le départ des Courriers, le tarif des monnaies, et la liste des Bureaux de j Messieurs des finances et leurs départemens ; avec ceux des Fermiers généraux, et autres particularisez. ]| A Paris, chez Laurent d’Houry, rue St-Jacques [dont l’adresse en 1702 se trouve ainsi modifiée < cy-devant rue St-Jacques et présentement rue St-Séverin, au St-Esprit,dcvant la rue Zacharie »]. 1700-1792 : soit 93 | années. Pet. in-4.
L’Imprimeur Laurent d’Houry étant mort en 1725, l’Almanach de 1726 parut avec la rubrique:
• Chez la veuve d’Houry et Charles Maurice d’Houry seul imprimeur de Mgr le duc d’Orléans * (1). En meme temps, au verso du titre, se trouvait imprimé l’avis suivant qui resta en place plus de cinquante ans, avec nombreuses variantes et modifications de rédaction :
■ Feu Laurent d’Houry, imprimeur-libraire à Paris, imagina cet ouvrage, qu’il donna dans son commencement sous le titre d'Almanach ou de Cdltndrier.
(1) Il est bon de remarquer que sur les avis des années postérieures à 1746, Le Breton s'attribue la paternité de la publication dès 1726*
« Louis XIV, de glorieuse mémoire, ayant souhaité cet almanach, le fit demander à l'auteur, qui eut l’honneur de le présenter à Sa Majesté dès 1699 ; c’est ce qui le détermina à le donner sous le litre d 'Almanach Royal, et à faite sa principale occupation de ce travail. »
M. Ch. d’Houry n'ayant survécu qu'une année à son père, son nom disparut dès l’année suivante. De 1727 à 1745 l’Almanach ne porta qu’un seul nom d’imprimeur, celui de la veuve d'Houry. A partir de 1746 il lut publié conjointement par la veuve, et par Le Breton, petit-fils d’Houry. Mai» la