PROPHÉTIES GALANTES
A Paris, chez Dufour, Libraire, fonds Cuissart, au milieu du quai de Gesvres, à .
Titre gravé. Frontispice représentant une scène bachique.
Au titre gravé est joint un titre imprimé dont voici la reproduction :
— Le Triomphe de Bacchus, Almanach ramponeau, Dédié au Riboieurs. Pour 1a présente Année. Sur des Airs connus. Par M. D"\ |J Au Parnasse Moderne, Et se trouve à Paris, cher Cuissart, Libraire, au milieu du quai de Gesvres, à l'Ange- Gardien.
Recueil de chansons bachiques dû, très certainement, à M. Desroches, qui s'ouvre par des vers aux lecteurs dont nous extrayons les sixains suivants :
Composant cet Almanach,
Apollon n'est point mon guide,
Je suis plus fin que cela,
Bacchus à mes Ecrits préside,
Lorsque je veux travailler,
Je prends grand soin de m'eny vrer.
Travaillant dans mon caveau,
Je suis toujours à mon aise;
Mon pupitre est un Tonneau,
Un Broc renversé fait ma chaise,
Mon encrier est à plomb,
U est caché dans le Boudoir.
Un habit couleur de Vin Fait mon unique parure,
Je prends soin chaque matin De le remettre à la teinture;
De plus j‘ai le vrai secret D'avoir mes cheveux en faucet.
Bien loin d’etre pointilleux Et de craindre la critique;
Je me ris des envieux Comme de l'Almanach qui picque *
Mon soin est quand je suis soûl De ne me point casser le cou.
* Allusion {'Almanach pointu , paru en 1761. (Voir a* 3o8.)
[Coll, de Bonnechose.j
350. - UN PEU DE TOUT, ou le Véritable et bon Parisien. || A Paris, chez Dufour, Libraire, fonds Cuissart, au milieu du quai de Gesvres, à l'Ange Gardien, en face de Guyon, bijoutier. (1762) In-32.
Recueil de chansons de 64 pages (c’est le chiffre indiqué par le Censeur Hebdomadaire) ayant déjà paru en 1759.
(D’après un catalogue de l’époque.]
351. — ALMANACH DE LA SANTÉ ou Coup-d’œil salutaire sur les moyens de se la conserver, en connaissant les maladies les plus fréquentes et en évitant les pièges du charlatanisme. || Paris, chez Panckoucke. 1763. In-i8.
Publication populaire sur la médecine, comme il en paraîtra. alors, un assez grand nombre, et dont le texte se trouve être plus ou moins la reproduction des ouvrages de l'époque.
Voir plus loin n» 373.
[Quérard.]