‹ Les almanachs franaisChapitre 96 sur 546 · IO · texte numérisé non relu

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transport de caisses et gros ballots > en ont une. La liste des limonadiers nous fait connaître tous les cafés portant un nom : Café Je Belle - Vue, sur les boulevards, Café Allemand , rue Croix des Petits- Champs, Café de Toulouse , place des Victoires, Café des Mousquetaires, rue du Bac, Café Procope , A la bonne foi rue Richelieu, et, surtout, le Café Militaire, rue St-Honoré, sur le compte duquel la notice s'exprime ainsi : ■ Ce café est sans contredit un des plus beaux de la capitale. Sur le plafond est cette jolie épigraphe : Hic rirtus bellica gaudet. » Même chose pour les marchands de vin : A la Providence, rue de Bourgogne, Au Petit St-Jeant rue St-Martin, Au Soleil d'Or, rue de la Cosaonnerie,

A l iste J" Amour , rue St-Honoré. Malheureusement, la colonne consacrée aux numéros est, d'un bout à l'autre du volume, entièrement vierge, ce qui rend les recherches, quant à la situation exacte des magasins, quelque peu difficiles.

Comme réclame amusante il faut mentionner celte du sieur Raux, rue du Petit-Lion-St-Sauveur, Emailleur du Roi, • qui fait et vend des yeux d'émail imitant admirablement la nature et qui pousse la générosité jusqu'à en faire et donner gratis aux pauvres, le lundi. » — Cette distribution gratuite, le lundi, d’yeux d'émail, devait être pittoresque.

Enfin, une liste bien curieuse à parcourir est celle des Traiteurs, Aubergistes et hôtels garnis, parce qu'on trouve pour chaque « tenancier* le prix des logements et des repas. Le minimum du manger parait avoir été de 3 sols et le minimum du j coucher 2 sols par nuit, à Y Image de la Vierge (rue • de la Magdeleine, faub. St-Honoré), s'il vous plaît. La Pucelle d’Orléans , rue St-Martin, prend par repas depuis 4 jusqu'à 10 sols. Quant à la spécialité comme restaurateur elle est au sieur Roze, à l'Hôtel d'Aligre, tout nouvellement rue St-Honoré,

« seul inventeur et possesseur de l'art de faire les véritables consommés de prince, nourrissants et rafraichissants. A telle enseigne que son établissement est connu sous le nom Je Maison Je Santé ». Une Revalescière xvm* siècle !

Cet almanach contient encore des notices faisant connaître l'organisation de chaque communauté d'arts et métiers, une liste alphabétique des rues de Paris, les voitures publiques pour la France et l'étranger, le départ et l'arrivée des courriers, les foires les plus considérables, et il a« termine par des remèdes et spécialités qui nous font pénétrer dans le secret des inventions du jour. Contre la fièvre, contre le scorbut, contre les migraines, contre la teigne, contre les vapeurs des femmes (il suffit d'un emplâtre quatre fois répété) ; il y a remède pour tout. La perle, comme trouvaille, appartient au sieur Bacquoy, maître de danse, qui, ■ sans rien emprunter à la Chirurgie, est sûr de mettre un jeune homme boiteux de naissance en état de marcher et de danser, sans qu'on s'aperçoive qu'il ail une jambe plus courte que l'autre, a

Quoique Quérard indique l'année 1768, je crois bien que la présente année est la première.

[Voir pour la suite Almanach Dauphin n* 460.] [Catalogué 60 fr . )

414. - ÉTRENNEA LA GRECQUE. || A Paris, chez Gucffier, Parvis Notre Dame, à la Libéralité. (1769). In-32.

Recueil de chansons. Gucffier voulut, comme Duchesnc, avoir son almanach * à la grecque. • [D’après un catalogue de l'époque.)

41 3. — ÉTRENNE ÉPIGRAMMATI- QUE. || A Paris, chez Guefficr, Parvis Notre Dame, à la Libéralité. (1769).

In-32.

Recueil de chansons et d'épigrammes.

[D'après uq catalogue de l'époque.]

416. — L’ËTRENNE RÉCIPROQUE DES AMANS, ou l’Almanach du Commerce Amoureux. Avec des Devises nouvelles sur des airs choisis et connus. Pour la présente année. Par M. Dumenil. || A Paphos, [chez les Amours, aux dépens des jeux et des ris] et Se Vend à Paris, chés (sic) Gueffier père, Parvis Notre Dame, à la Libéralité. (1769). In-32.

A ce titre gravé est joint un titre imprimé différant seulement par les mots ajoutés ici entre crochets et par le nom de l'auteur qui y est écrit, Dutneny. Recueil de chansons.

[Coll, de Savigny, ex. relié en soie brodée d'or, genre rocaille, miniatures sur les plats, y5 fr.]

417. — LES ÉTRENNES DE CE QUE { L’ON AIME. || A Paris, chez Gueffier père,

Parvis Notre Dame, à la Libéralité. (1769) In-32.

Recueil de chansons.

[D'après un catalogue de l'époque.]

418. — ÉTRENNES DE SANTÉ ou | l’Art de se la conserver, par les préceptes

qui donnent la vie la plus longue et exempte de maladies ; précédées de moyens sûrs pour remédier promptement aux differens accidens qui menacent la vie, et à une foule d'incommodités dont . on est journellement attaqué. || A Paris,

chez Cailleau, Libraire, rue StSéverin.

1769 et suite. In-24.

Cet almanach rédigé par un médecin, M. Hanse! de Ncngui, est divisé en 3 parties : 1* éducation physique des enfants, 3* éducation physique des : adultes, choix des aliments, 3* remèdes pour les ; cas qui demandent un prompt secours. Cette dernière partie, indiquant jusqu'au prix des drogues, présente un côté documentaire amusant.

Les Etrennes de Santé se publiaient encore en 1784.

Le prix était de 12 sols.

419. — ÉTRENNES HISTORIQUES ou Mélanges Curieux pour 1769. [| A Paris.

Recueil de chansons.

[D’aprcs un catalogue de l’époque.]

4îo. — LES PLAISIRS DE LA SOCIÉTÉ, ou le Gage de l'Amitié. || A Paris, chez Gueffier père, Parvis Notre Dame, à la Libéralité. (1769) In-32.

Recueil de chansons. Après les gages du cœur ou de l’amour, les gages de l'amitié! Tout, en ces petits almanachs, devenait matière à gage.

[D'après un catalogue de l'époque.]

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