‹ Les almanachs français (volume 2)Chapitre 29 sur 263 · HORAT · texte numérisé non relu

HORAT

I| Paris, Bnrbn, Libraire, Palaii-Royal, der-

rière le Théâtre Français, n» 5i, D. Colas, rue du Vieux-Colombier, n" 26. Janvier 181 1. Ïn-i8.

Frontispice : Hvgie aux doubles mamelles couronnant le buste d'Hippocrate pose sur un socle, au bas duquel on lit : Xjturj. Sur le devant des volumes aux titres significatifs : Emile, Tissot, Buchau, Gabelle de Santé. L'Ignorance, aux oreilles d'âne, est renversée à terre. Au verso du titre on lit : c Gel ouvrage qui paraîtra dorénavant le premier de novembre de chaque année est mis sous la sauvc'garde des lois ; les huit exemplaires exigés par le décret sur l'organisation de l'Imprimerie ont été fournis, et te manuscrit soumis à la censure. — Prix : trois fr. à Paris. > — Calendrier.

Avec une dédicace à une Excellence anonvme signée < l'Auteur anonyme de l'Almanach de S^nté >. D'autre part, la préface, Avanhfropos, Avis, Tout ce que l'on voudra — ce sont ses propres titres — a pour signature ^f<2thJ^asius Sin* cerus Vbiquista, Doctor in utroque, titre, on le sait, qui se donnait, autrefoi:}, aux docteurs en théologie n'étant attachés à aucun* maison particulière. <. Chaque année >, y lit-on, < voit colporter tant d'erreurs sous le titre innocent d'almanach que le nom de Bibliothèque bleue est resté atfecté de droit aux recueils de contes populaires, et il m'a paru pi- I quant de réhabiliter cette couleur en ne présentant I au public que des vérités utiles sous la mcme forme ; que celle consacrée à lui débiter des futilités. Je sais ! bien que je me constitue le rival obligé de Mathieu ■ Lacnsberg et compagnie : qu'importe, pourvu que ; je le devienne jusqu'à obtenir avec lui la concur* ; rence? Si la Folie peut emprunter les traits de la Sagesse pour usurper son Empire, pourquoi la Sagesse ne pourrait-elle pas emprunter à son tour I le masque de la Folie pour repousser ses enva* ! hisBcments? >

j L'auteur ne se dissimule point les inimitiés qu'il I va encourir de la part de tous les docteurt de nouvelle fabrique : chirurgiens, apothicaires, herboristes, droguistes, épiciers, officiers de santé, majors, infirmiers, mèges, fratcrs, maréchaux, charlatans doctorisés à peu de frais de science et d'argent. L'Almanach des Gourmands^ dit-il, prouve par la multiplicité de ton débit que cette secie ekt bien plus étendue qu'on ne le croit ordinairement. V Almanack de Santé sera dune < et l'aniidote des poisons charmant que recommande le corrphée des gastronomes, et le guide discret des malheureux pottestcurs de ce» estomacs délabré» qui veulent ou jouir du bonheur de manger, ou faire san» danger parade d'appciit >. Ct guide ctt égilemcnt k l'uvage de la famille ct doit permettre au père de donner à ton fil» d'utile» le^on» d hygiène. < J'entends quelquefois crier contrait» danger» de populariser la Médecine >, dit l'auteur, < mai» qutiqucfoii ausfti on a oui dca friponi •• plaindre dt l'iotlitulion des réverbère». > Notr* auteur n'est, du reste, pa» tendre pour c« qu'il

appelle « l'intervenlion funeste de la Médeci Ecoutez-le : « Les maladies sont un n

oye:

employé par la nature pour opérer des crises utiles. Les médicamens qu'on prend s'opposent à ce travail de notre bonne mère, et tel n'est mort que d'une maladie tronquée par la Médecine, qui serait plein de vie, si elle eût eu son libre cours. Sf

La diète et l'eau, telle est la médication recommandée par nôtres Doclor in utroque3>; lorsqu'on se sent incommodé : saignées, purgatifs si c'est le prélude d'une affection grave, ne peuvent, au contraire, d'après lui, qu'aggraver la crise.

Cet almanach paraissait en novembre et non en janvier, — malgré la date portée sur le titre — pour rester fidèle au système d'Hippocrate qui commençait par l'automne son année médicale, et parce que, voulant indiquer des préservatifs plutôt que des moyens curalifs, il fallait être là avant l'hiver, la saison la plus féconde en maladies.

Le calendrier, à côté des noms des Saints, donne des indications sur les plantes, les fruits, les légu-

Principales matières : L'hygiène en général et en particulier. De la médecine populaire. Charlatanisme et empirisme. Bibliographie médicale. Thèses soutenues aux écoles de médecine de la France. Nécrologie des savants depuis 1808.

(Voir plus haut, n* 1221.)

[Coll. de l'auteur.]

1614. — ANNUAIRE DE L'INDUSTRIE FRANÇAISE, ou Recueil par ordre alphabétique des Inventions, Découvertes et Perfectionnemens dans les arts utiles et agréables, qui se font à Paris et dans les Départemens; contenant l'état actuel des Manufactures, Fabriques, Ateliers, et autres Etablissemens d'industrie française, avec les noms et adresses des Inventeurs, les prix des différens objets, leur emploi ou leur application à divers usages. Par C. S. Sonnini et Tliiébaut de Berneaud. Année 1811. Première Année. || A Paris, chez D. Colas, Imprimeur-Libraire, rue du Vieux-Colombier, 26. In-12.

Dans une assez longue préface, l'éditeur constate que la France a enfin rompu i le joug honteux » qui la rendait tributaire au point de vue industriel de ses voisines, et surtout de l'Angleterre. La Société d'<:ncouragancnt établie à Paris est devenue le centre du mouvement imprimé à toutes les branches du commerce. De toutes parts les arts, les sciences et l'industrie ont répondu à l'appel du souverain. L'auteur, Thiébaut de Berneaud, connu par de nombreux ouvrages, a visité pour cet Annuaire (M. Sonnini, quoique en nom, ne put s'en oc-

cuper}, les ateliers, a interrogé les chefs et examiné les objets. Cet Annuaire a été classé par ordre alphabétique sous la forme d'un Dictionnaire et se termine par une table des différentes branches de l'industrie auxquelles se rapportent les articles du Dictionnaire. Il aspirait à être le Tableau annuel de nos richesses commerciales et des nouvelles conquêtes de notre industrie. > J'ignore s'il a eu une suite, mais l'année 1811 est très intéressante à parcourir. Je note, entre tous les articles : Duri— vôtres (voitures montées sur trois rouesj. Fauteuils promeneurs, Fayences, Garde-robes hydrauliques, Glaces peintes, Gravure sur pierre, Habit sans couture, Lampes astrales et autres, Musique imprimée. Petit Nécessaire, Papiers peints. Photophore, Pipes en acier, Quinquels, Schals. C'est, on le voit, un véritable état des découvertes de l'industrie en 1811.

[Coll. de l'auteur.]

16,5.— ANNUAIRE MAÇONNIQUE à l'usage des L. L.-. du Rit Écossois, à l'O.-. de Paris, pour 181 1 et 1812. || Paris, In-i8.

[Cat. Claudin sur la Franc-Maçonnerie, i fr. 5o.]

:6i6. — LE BOUQUET DE PENSÉES,

Étrennes Morales. || A Paris, chez Le

Fuel, rue Saint-Jacques, n' 54. {1811.)

In-24.

Titre grave avec sujet et figures se rapportant

Cette publication qui parait avoir duré plusieurs années, toutes portant aux nues la grandeur de Napoléon, le courage et les vertus des armées françaises. Passa, très probablement, par la suite, entre les mains du libraire Marcilly.car je possède à la date de 1824 le même almanach ayant comme titre courant : « Le Bouquet de Pensées, Recueil lyrique », avec musique gravée et feuilles de souvenirs.

[Ex. cart., tr. dorée, cat. de 2 à 4 fr.]

16 17. — CENDRILLON, OU LES ÉTRENNES DE LA MODESTIE A LA BEAUTÉ, il Paris, chez Marcilly, rue Saint-JuIien-le-Pauvre, n" 7. (1811.) In-24.

Titre gravé avec sujet (CendriUon dansant). Douze jolies figures se rapportant toutes à CendriUon, l'opéra alors à la mode, et poésies chantantes.

[Cat. Morgand, ex. mar. vert, 20 fr.]

[Voir, sur CendriUon, plus haut, n» 1584, et, plus loin, n" l63o, 1663,1792.)

i8ii]

1618. — CHANSONNIER DE L'AMOUR ET DES GRACES pour l'Année 181 1. Il A Paris chez J. Chaumerot, puis chez Rosa, Libraire, G"'" Cour du Palais-Royal. 181 1 et suite. In-i2.

Recueil de chaasoos dans le goût du jour, avec des frontispices dessinés par Chasselat et autres.

Certaines années paraissent avoir été les mêmes que Lt Chansonnier des Belles.

Ces deux almanachs ne seraient donc qu'une seule et même publication mise en vente sous deux titres différents.

[Voir, plus loin, n* 1673.)

[Coll. Olagnon A. i8i3.]

1619. — LE CHANSONNIER DE MARS ET DE L'AMOUR, Ou choir de Chansons joyeuses et militaires. H A Paris, chez Pigoreau, Libraire, place Saint-Germain-l'Auxerrois. 181 1. In-i8.

Frontispice représentant un Amour coiffé d'un chapeau de général, sabre au côté, soutenu par une guirlande de roses, venant chanter devant Mars la gloire de Napoléon ;

Ainsi donc toute la terre Retentit de ses hauts faits.

Recueil de chansons militaires par Barré, Brazier, Couparl, Dclorme, Désaugicrs, Desfontaines, Francis, Moreau, Panard, Picard, Ptis, Radet, Rougemont, Henri Simon.

Pour atteindre tous les poltrons.

Pour livrer gaiement des batailles Pour enfouir des cadavres.

Pour renverser tant de murailles.

Pour braver bombes et boulets, N'y a que les Français.

Pour être jaloux de son nom Pour bien faire honneur aux guinguettes, Pour danser au bruit du canon, Pour bien empaumer des fillettes Et les quitter pour leurs mousquets.

S'y a que les Trançals.

Nombre de chantons de ce curieux chansonnier aontcxiraiies des vaudevilles guerrieri de l'époque ; L'Ilôltl Je U Pjix, U Colonne Je Rothjch. les Bililiert du .Siemen. VHôftUl Mililiirt, Mailrt AnJr*, Enfin nous / nili.

(Coll. di l'auteur.)

[Cal. de4*S fr.)

ir.io. - L'ÉLOGE DES BELLES A LA nEAUTIÎ II A Pari», chez Janct. Libraire, Rue Sainl-Jac>]tici, n* Vj. (1811.) In-l*!.

Titra tn letlies gravées avtc suin (Amour dans vna ro««t Almsnach orné de 6 gravures au poin-

tillé, sans légende, signées Séb. Leroj Jel., Jane dirext, et se rapportant au texte.

Recueil de chansons.

A la fin: Petit souvenir des dames, et calendrier [B. N. - Yeiiiog.]

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