‹ Les almanachs français (volume 2)Chapitre 43 sur 263 · LES SOUPERS DE MOMUS · texte numérisé non relu

LES SOUPERS DE MOMUS

Recueil de chansons et de poésies fugitives. [Avec musique et accompagiîemens de guitare, par MM. F. CaruUi et A.Lhoyer(i)] (Année i8i4).|| A Paris, chez Barba, Libraire, Palais-Royal, derrière le Théâtre-Français, n» 5i,puis chez Arthus Bertrand, rue Haute-Feuille, n° 23, puis chez Alexis Eymery, rue Mazarine, 1814.

(i8i4-i83o.) In-i8.

En tête de chaque volume se trouve un frontispice servant d'illustration pour une des chansons, dessiné et gravé par E. Jourdan, Couché fils, Bergeret, Choquet, etc. Celui de la première année représente un jeune Amour ayant en main la marotte de la Folie et montrant le temple, orné des bustes de Panard et de Piron. sur le fronton duquel on lit: 0 Soupers de Momus » :

Entrer, entrez, Enfans de la folie.

Plus on est de foux (sic) plus on rit.

A partir de la 2' année le titre est gravé et donne un petit sujet également emprunté à une des chansons du recueil.

{:) Dès la seconde année on lit sur le titre : • Recueil de chansons inédites », et la partie entre crochets disparait ainsi que les pages de musique, gravées, du reste. A partir de 1822, il n'y a plus aucun sous-titre.

La f" année s'ouvre par une dédicace, un avertissement, une préface, un avant-propos, une introduction, un discours préliminaire, le tout dans

un esprit satirique, pour tourner en ridicule l'habitude des notices préliminaires, alors fort à la mode. Le recueil est également précédé d'un « Essai sur la chanson ».

Ses éditeurs, les convives de Momus, furent une des sociétés chantantes les plus en vogue sous la Restauration, qui se réunissait d'abord chez Beauvilliers. à la Grand-Taverne delà rue Richelieu, puis à la mort de ce dernier (1819), chez le sieur Lemelle, passage Montesquieu. Toutefois, la joyeuse société lyrique ne fit pas un long séjour dans ce passage, car, en l833, on la retrouve à la rue Richelieu, chez le disciple et successeur de l'illustre Beauvilliers, M. Lenglet.

C'est dans ce recueil que prit place la chanson d'Armand Gouffé " Plus on est de fous plus on rit 0, qui devait obtenir partout un succès si considérable. Du reste, toutes les chansons sont dues à des convives, à des membres correspondants ou à des invités des Soupers de Momus, Déranger, Belle, Brazier, Coupart, Désaugiers. Dusaulchoy, Etienne Jourdan. T.clu, Martainville, Merle, Ourry, B. de Rougemont, etc..

Cenaines années portent sur la couverture les noms des auteurs des chansons du recueil.

(Coll. de l'auteur.]

XIX" SIECLE

1711. - LE SOUVENIR DES MÉNES- TRELS. Il A Paris, chez l'Éditeur, au Magasin de musique de M"»« Bénoist, rue de Richelieu, n* 20, puis Palais-Royal, Galeries de bois, n» 254. et plus tard, au Magasin de la Lyre Moderne, rue Vivienne, n' G (1814-1828):' In-i8.

Titre avec sujet gravé : un ménestrel composant assis sur un tertre, devant un château et une chapelle gothique. Un second titre imprimé porte en outre comme indications : ■ Contenant une Collection de Romances inédiles ou choisies parmi celles qui ont paru dans l'année. Le tout recueilli et publié par un Amateur. Ce Recueil paraît tous les ans au 1" janvier. »

Cette publication, entièrement gravée, à Teiception du calendrier et des introductions, donnait la musique de toutes les romances (i) et était ornée de compositions dessinées et gravées par les artistes les plus en renom de l'époque : Chasselas, Garnerey. Fatras. Horace Vernet, Delvaui, Lambert, P. IJcrton (tantôt 12, tantôt 10, tantôt 8 gravures). L'année i823 se fait remarquer par des lithographies de Dhardiviller d'une assez jolie eiécution, mais il faut croire que ce genre ne charma point les lecteurs, car, dès l'année sui- »ante. Ion voit revenir les classiques burins. Comme poésies, on y trouve les noms de Caigniez, Frédéric de Courcy , Dèsaugiers, Dupuys^ies- Islets, Armand GoufTé, Grétry neveu. Jadin, Millevoye, Martainville, de Montolicu, Ourry, Charles Lafillé, le direeteur de la publication, Etienne Arago, Béranger, Casimir Dclavigne, de Jouy, Siraart, etc. Quant à la musique, elle est •ignée des grandi musiciens du jour : de Beauplan, Berion père, surintendant de la musique du Roi, Boieldieu, Catel, Cherubini, Duvernoy, Garaudé, Grétry. Gossec, Jadin, les deux Kreutrer, Ladurner, Naderman, l'acini, Pleyel, Rigel, Grast, Chénic, Garai, Romagnesi.

Dans les dernières année» se trouvent des romances anglaises ou allemandes et des canzonoeitcs italiennes.

U Somcnir Jti Méntilrili, qui chanta tour à tour la victoire les amours et les belles, qui permit au musicien d'unir sa glaire i celle du poète, restera donc, très certainement, la publication la plus caractéristique de l'époque : poésie, musique, dessins, tout y «rt d'un (roubadourismo inouï, et l'ossianesqua y tient, i coup siir, une plus grande place que la contemporain. Chacune des q premières années se trouva dédiée i une célébrité

musicale dont le nom est inscrit sur le titre dans l'ordre suivant : Monsigny, Ducis. Gossec, Marsollier, de Vivetières, Champein, Raynouard, Berton, Hoffman, Garât aîné. A partir de la io« année le titre porte simplement : • Dédié aux Amateurs. »

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